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Harcèlement de rue

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Je connais un violeur. Je connais un violeur.

Je connais un violeur

C’est un ami, c’est un ami de ma meilleure amie. On avait déjà passé une nuit ensemble, je ne voulais pas coucher avec lui, il l’a bien pris et a été adorable. Mais pas ce soir-là. Rentrés chez lui après une soirée, on couche ensemble, je m’endors. Pas lui. Le reste est flou, mais je sens que lui, que tout son corps, que tout son sexe sont réveillés et me désirent. Toute honteuse je vais aux toilettes, je veux sortir tout ça de moi, j’ai mal, je saigne un peu, je me sens mieux seule dans ces toilettes qu’avec lui dans son lit chaud.

Quand je reviens il est de nouveau gentil, me câline, me demande si ça va. Je n'ai pas consenti. Je m'appelle Tom-Alex.

Je n'ai pas consenti

Mais ceci n'est pas mon prénom de naissance. J'avertis maintenant que dans mon témoignage il y aura des déclencheurs tels que la transphobie, les mutilations, les tentatives de suicides, l'anorexie et la psychiatrie. Je suis un garçon qui n'a pas eu de chance. Il y a 21 ans, j'ai été assigné fille à la naissance. Il y a deux mois, j'ai fait mon Coming-Out trans à mes parents.Ça se passe plutôt bien, dans la mesure où je reste leur enfant et qu'ils continuent de m'aider financièrement, mais la pilule est difficile à avaler. Le 20 février, je retrouve ma mère pour discuter sincèrement avec mon amie. je suis sous hormones depuis deux semaines déjà.

Le dimanche matin de ce même week-end, elle me téléphone.Elle me parle de sa difficulté à avancer. Et avec une dose de chantage affectif. « Je ne veux plus être un violeur » L’auteur J’ai été identifié comme un garçon à la naissance, et élevé comme tel.

« Je ne veux plus être un violeur »

J’ai donc grandi du bon côté du système d’oppression sexiste. Et de la plupart des autres systèmes d’oppression, d’ailleurs. Majoritairement hétérosexuel, j’ai été imprégné de la culture pro-viol de la société occidentale. Polyvalence-mp. Les mythes autour du viol. EDIT ; certains commentaire peuvent être très choquants surtout pour les victimes de viol et d'agressions sexuelles. je choisis de les laisser en connaissance de cause car ils illustrent souvent notre propos.

Les mythes autour du viol

Les mythes autour du viol désignent les croyances entourant le viol, les victimes et les coupables. On les définit par des attitudes et croyances fausses mais profondément et constamment entretenues qui servent à nier et à justifier le viol. Ces mythes servent à décrédibiliser la personne violée et à excuser le violeur. Ainsi le comportement passé d'une victime peut servir à justifier qu'elle a cherché ce qui lui est arrivé. Une photo de Tristane Banon a ainsi servi à la décrédibiliser (rappelons que DSK a reconnu l'agression sexuelle sur Banon mais qu'il n'a pas été condamné car il y a prescription). Avant de vous jeter tête baissée sur les commentaires, merci de prendre la peine de lire intégralement l'article et les liens associés. Projet Crocodiles. “Mi-Juillet, donc 5 mois après avoir porté plainte et 9 mois après l’agression, deux enquêteurs du Comité P m’ont contacté, ils voulaient me rencontrer pour éclaircir l’enquête.

Projet Crocodiles

Tout d’abord, ils ont insisté sur le fait que j’avais fait le pire parcours imaginable, qu’ils étaient surpris que ça soit possible, que la procédure ne s’était pas du tout déroulée comme prévue et qu’à chaque fois qu’un professionnel aurait pu me venir en aide ça n’a pas été le cas. Ma plainte a donc permis de cibler plusieurs fautes graves et pas seulement le comportement de madame S. Notamment, le policier qui s’est occupé de mon procès verbal le matin même, qui a oublié de me lire mes droits, de m’informer de la possibilité de me déclarer « personne lésée » et de bénéficier d’aide, d’être mise en contact avec un bureau d’assistance policière aux victimes.

ZONES. Lyber Zones Irene Zeilinger Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire.

ZONES

Pour Anne, car c’est elle que je voudrais avoir à mes côtés si je dois affronter un danger. Permettez-moi de me présenter : je suis formatrice d’autodéfense pour femmes depuis maintenant près de quinze ans. J’ai travaillé avec de très nombreux groupes de femmes et de filles un peu partout en Europe et en Amérique latine. Comme beaucoup de femmes, j’ai conscience du risque d’être un jour confrontée à la violence. Si je me suis mise à écrire, c’est parce que je ne trouvais pas en librairie de manuel d’autodéfense à recommander aux femmes qui suivent mes cours, à mes amies ou aux femmes de ma famille.