Blogosphère

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Fais pas ta maligne. SansFiltre. Une erreur répétée n'a jamais fait une vérité. Chez Louise. Le blog flegmatique d’Anne Archet. Planète sans visa. Blog de Paul Jorion. Chroniques du Yéti. Plume de presse. Petite histoire de la blogosphère. Ceci est un billet à caractère collaboratif, vous êtes donc invités à y participer. Il se construira au fur et à mesure de vos apports d’informations. Préambule : il manque une chronologie des événements qui ont marqué la blogosphère (naissance des logiciels, des plateformes, dates de création — et parfois de décès — des blogues qui ont marqué leur temps, débats et polémiques qui ont animé la blogosphère, etc.).

J’y vois de l’intérêt pour les nouveaux venus, pour les chercheurs qui s’intéressent au sujet, et même pour les journalistes. Pour les blogueurs plus confirmés, ce serait aussi l’occasion de retrouver la trace de débats déjà anciens qui épisodiquement refont surface. Enfin, cela pourrait constituer un embryon de "mémoire" de notre microcosme.

L’idée m’en est venue grâce à Houssein qui, en mars dernier, s’interrogeait sur le premier blogue francophone. Remerciements : Delphine Dispa, Tehu, Cyril Fievet, Karl Dubost, Jean-Julien Claudon, Mr Peer, Mario Asselin. Janvier 2002 Mars 2002. Le blog de guy birenbaum. Le Testament de Mossieur Resse. Cher Monsieur Muray, voilà des mois que je n'ai plus blogué.

Le Testament de Mossieur Resse

Et si je m'autorise à y retourner ce jour, 2 mars 2013, c'est en souvenir du 2 mars 2006. C'était un dimanche, je crois. Une lectrice m'annonçait votre disparition, et ma tristesse fut grande. Je me disais "KO debout". Car je vous dois au moins ceci, dans ma pauvre vie de lecteur anonyme. Ce n'est pas tous les jours qu'une rencontre littéraire bouleverse ainsi votre regard. Il y avait dans ces pages de quoi rire autant que de quoi craindre pour les temps à venir. De sorte que vous pouviez vous autoriser à poser en principe que nous étions bel et bien en train de passer d'Homo Sapiens à Homo Festivus. Autour de 2004, on vit monter cette mode des blogs. When you're strange. Célestissima, le regard de Céleste.

Au fond du galetas... Jathénaïs. Le Monolecte. Je suis une légende... du web. Un jour est arrivé un nouveau média.

Je suis une légende... du web

Et avec lui, un nouveau modèle économique… L’idée d’Internet était simple : chacun pouvait être à la fois consommateur et producteur de contenu au lieu d’être juste un récepteur passif comme avant. C’était cool, on a appelé ça l’interactivité. Idéalement, tout le monde participe à la construction du grand réseau, mais dans les faits, c’est un peu comme dans la vraie vie : tu as quelques bonnes volontés qui se lancent à fond dans le projet et tous les autres qui attendent de voir ce que ça va donner. Au final, pour un qui produit du contenu, y en a 1 000 qui lisent et 10 qui postent un commentaire.

C’est comme ça qu’un jour j’ai été contactée par Marianne2 pour de la reprise de contenu. Un jour, un pote m’appelle pour me dire qu’il avait été étonné et ravi de trouver un papier à moi dans Mariannne2 : C’est vrai que de ce point de vue là, le nouveau modèle économique merdait un peu à sortir de la virtualité des claviers. DE BLOGS !!! Les derniers jours du monde. C’est quand, chaque matin, tu te lèves en pensant que cela va forcément être encore pire que la veille.

Les derniers jours du monde

Virtualité augmentée. L’information, c’est vous qui la vivez, c’est nous qui en vivons Jules-Édouard Moustic, Groland Les catastrophes fascinent et ce n’est pas nouveau.

Virtualité augmentée

Il est tellement facile de s’abîmer dans la contemplation morbide d’un drame et d’en devenir le témoin captif et complaisant. Quand les deux tours sont tombées, nous étions à la maison, probablement en vacances, parce qu’avant d’avoir la gosse, nous prenions généralement nos vacances au moment où les joyeux parents réunis reprenaient le collier et leur progéniture, le chemin de l’école. Je ne sais plus pourquoi il avait allumé la télé, parce que nous ne regardons jamais la télé en journée, mais peut-être voulait-il occuper ma mère qui était exceptionnellement en visite ce jour-là. Lâche-moi la vulve! En ce jour de festivités princières, au moment où les plus gros parasites de la planète paradent sous les yeux envieux du bon peuple strangulé lentement mais sûrement par leur avidité sans fond et leur inutilité patentée, je vous offre quelques minutes de grâce, de fraîcheur et de bonne humeur !

Lâche-moi la vulve!

Régulièrement, je reviens sur la difficulté intrinsèque qu’il y a à vivre pleinement sa vie de femme dans un monde d’abrutissement consumériste généralisé et où le modèle absolu de l’appétence sexuelle débridée ressemble de plus en plus à la silhouette frêle et prépubère de ma fille de 8 ans. J’ai déjà raconté la difficulté à habiter pleinement un corps de femme tout à fait normal quand le miroir social te renvoie l’idéal anorexique de la poupée de papier glacé.