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Attentats de Paris - Des ressources pour expliquer

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Bilan des échanges depuis laliste de diffusion Histoire-Géographie du SNES-FSU. Les collègues d'HG vous conseillent.

Formations, masters et journées d'études. Daech, naissance d’un État terroriste. Expliquez-nous ... le salafisme. Le mot salafisme revient sans cesse après les attentats vendredi en France, en Tunisie et au Koweït.

Expliquez-nous ... le salafisme

C’est quoi le salafisme ? QU'EST-CE QUE LE SALAFISME. Contre le terrorisme, la législation d’exception. La Vie des idées : Pourquoi avoir recours à une législation d’exception ?

Contre le terrorisme, la législation d’exception

François Saint-Bonnet : On a longtemps eu recours au concept d’évidente nécessité pour échapper aux limitations des pouvoirs des gouvernants lorsqu’on devait faire face à un péril grave pour la communauté politique. Salus populi suprema lex est (le salut du peuple est la loi suprême) ou necessitas legem non habet (nécessité n’a point de loi) sont des formules qui ont permis de justifier la transformation d’un état normal de limitation du pouvoir en un état d’exception illimité. À partir de la Révolution, on a considéré que les lois limitatives du pouvoirs — c’est-à-dire souvent celles qui protégeaient des libertés — ne devaient être suspendues sous aucun prétexte. Mais cela a duré peu de temps car la mise entre parenthèses des lois et même de la constitution a été fréquente, notamment sous la Terreur mais aussi pendant le premier XIXe siècle.

L’ état de siège n’a pas été décrété pendant la guerre d’Algérie. Le triple embarras du mot «barbare» François Hollande a parlé de «barbarie absolue» pour qualifier les massacres du vendredi 13 novembre.

Le triple embarras du mot «barbare»

Il n’est pas le seul. Le mot barbarie revient à nouveau en boucle, de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve à Nicolas Sarkozy ou Monseigneur Vingt-Trois. Comme après le 11 Septembre, comme après les crimes de Mohamed Merah, comme après les attaques de janvier contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes. On repense aux mots que Spinoza voulait placarder sur les murs de La Haye après le lynchage des frères de Witt : Ultimi barbarorum - les «derniers des barbares». Car on peut comprendre un tel cri : barbares ceux qui, en transgressant autant les valeurs de la vie que celles de la justice, s’excluent d’eux-mêmes de l’humanité ; barbares ceux qui tuent de sang-froid nos enfants, nos voisins, nos compatriotes ; barbares ceux qui hurlent à nouveau avec un autre accent mais la même violence aveugle Viva la muerte. Auteur notamment de : la Traversée des catastrophes, paru au Seuil (2010).

Il y a des actes barbares, il n’y a pas de Barbares. Ce texte a déjà été publié sur Reporterre le 20 mars dernier.

Il y a des actes barbares, il n’y a pas de Barbares

Au lendemain des terribles attentats qui se sont déroulés à Paris le 13 novembre au soir, et qui ont provoqué la mort d’au moins 128 personnes, nous le republions, dans l’émotion, et dans la réflexion. Patrick Viveret A menace globale il faut une riposte globale, déclare un responsable tunisien après les attentats de Tunis venant après ceux de Paris, de Copenhague, de Tunis... Certes, mais encore faut-il ne pas se tromper de menace si l’on ne veut pas que la riposte soit inadaptée ou pire contre-productive. Car si à l’évidence, nous sommes en présence d’un conflit mondial qui peut toucher n’importe quel pays à n’importe quel moment, qui concerne tout autant l’échelle planétaire que l’échelle locale de nos cités, il y a deux approches radicalement différentes de l’analyse et de la stratégie à mettre en œuvre. Syrie, Irak, Libye: aux racines de l'Etat islamique. Olivier Roy : «La laïcité n’est pas une réponse au terrorisme»

Académie d'Amiens - Histoire et géographie au collège et lycée - Ressources pour présenter les évènements du 13 novembre 2015 dans nos classes. Lundi 16 novembre : émotion, échanges. La reprise des cours après ce week-end tragique, la violence qui percute brutalement notre quotidien, l’emballement médiatique n’a pas été facile.

Lundi 16 novembre : émotion, échanges

Le SNES-FSU a mis en avant la nécessité d’un moment collectif, décidé localement. Selon les lieux, les demandes des élèves, la préparation des collègues, les réactions ont été diverses. La journée de lundi a été particulière, emprunte de partage d’émotions et de réactions, de moments collectifs et de débats dans les classes.

Que les enseignants aient préparé une séquence particulière ou répondu aux initiatives de leurs élèves, c’est une atmosphère d’écoute et d’échanges constructifs qui prédominent. Minute de silence dans la cour, texte lu par le proviseur (valeurs de la république, laïcité, non stigmatisation d’une partie de la population, etc.) qui, porté par son enthousiasme, a conclu par une marseillaise. Ce qui revient, c’est le contre-coup de l’engagement dans la France dans le conflit syrien. Pour contribuer à la réflexion après les attentats du 13 novembre 2015.

Suite à la vague d'attentats du 13 novembre dans le Xe et XIe arrondissement de Paris et à Saint-Denis, comme après ceux des 7 et 8 janvier 2015 contre la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo et contre un magasin casher à Paris, nous proposons une sélection de ressources universitaires publiées par des spécialistes de géographie et de géopolitique pour contribuer à l'analyse. Nous avons privilégié les ressources en ligne, en accès libre ou via le portail cairn.info. Les ressources les plus récentes sont mises en avant. Si les auteurs sont majoritairement des géographes et des géopoliticiens, ils peuvent être aussi des politistes, anthropologues, sociologues, historiens. Nous commençons par une sélection de documents clefs.

Les liens sont valides au 14 novembre 2015.