Hadopi

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Megaupload, c'est comme le Paic citron ! Defend our freedom to share (or why SOPA is a bad idea) Martine Aubry : "Nous sommes décidés à abroger Hadopi" La première secrétaire du PS donne sur Rue89 sa vision d’une « France connectée », « augmentée » par l’apport d’Internet.

Martine Aubry : "Nous sommes décidés à abroger Hadopi"

Ordinateur en laine (KateMonkey/Flickr/CC). L’Internet a changé nos vies, au travail comme dans la vie personnelle. Le courrier électronique s’impose tard le soir et chaque matin, de bonne heure dans mes journées. J’accède à des sites qui ouvrent sur d’innombrables horizons. Chez moi ou au bout du monde, en Afrique ou en Chine, je m’informe sur des écrans que les médias nourrissent en continu.

Mes usages – simples et désormais quotidiens – du numérique sont ceux de dizaines de millions de Français. Les technologies numériques s’installent dans notre proximité, se collent à notre oreille. Hadopi vs Robert. Hadopi vs Robert En provoquant la convocation de 10 internautes devant le juge pour téléchargement illégal, je ne suis pas sûr qu'Hadopi ait bien conscience du pétrin dans laquelle elle va se mettre.

Hadopi vs Robert

Premier fail avec Robert Tollot, un prof de 54 ans, habitant dans le Pays de la Loire, qui se dit incapable de télécharger car il ne sait tout simplement pas comment faire. D'ailleurs, il n'est absolument pas amateur de David Guetta et Rihanna qu'on l'accuse d'avoir téléchargé et se défend en expliquant qu'il était dans son lycée avec sa classe lorsque le film IronMan 2 a été lancé avec son adresse IP (bon, ça c'est faisable techniquement mais quand même). Et le pire c'est qu'il a sécurisé sa connexion en suivant les conseils d'Hadopi qu'il a appelé dès qu'il a reçu le second courrier. Bref, Robert semble clean ! En attendant, il va devoir se rendre à Paris pour être jugé (500 km à ses frais) et risque une suspension de sa connexion Internet ainsi qu'une amende.

Jacques Attali taille en pièces la campagne Hadopi. Jacques Attali vient de publier une nouvelle note sur son site et dans l'Express, pour dire tout le mal qu’il pense de la dernière campagne Hadopi.

Jacques Attali taille en pièces la campagne Hadopi

Des campagnes qui soutiennent que la création de demain serait perdue sans l’Hadopi d’aujourd’hui. L’auteur de « Bruits » voit là « un sujet de très grande importance, révélateur des maux les plus terribles qui fragilisent notre pays ». Pourquoi ? « Il est en effet assez piquant de voir Hadopi parler de menaces qui pèseraient sur la littérature, alors que cette autorité n’a aucune compétence sur le sujet ; et il est scandaleux de la voir, par un amalgame trompeur, inventer une menace imaginaire pour faire croire que le libre accès à internet interdira de publier des romans ». Précisions : la réponse graduée est aujourd’hui seulement calibrée pour se concentrer dans l’univers de la musique et de l’audiovisuel, les autres secteurs n'ayant pas réclamé d'autorisation de surveillance à la CNIL. Pour Attali, l’économie va changer. Les vrais menaces.

Vivre de son art. Paru dans L'Express | Publié dans Art et Culture - 19 juin 2011 Hadopi, la Haute Autorité chargée de lutter contre le téléchargement de musique sur Internet, rendu illégal par la loi qui l’a créé, vient de présenter une campagne publicitaire de très grande ampleur.

Vivre de son art

On y voit en particulier, dans un encart pour la presse écrite, une petite fille, l’air triste, parce que, selon la publicité, elle serait menacée, par le piratage, de ne pas pouvoir publier son premier roman, en 2032. Puis vient le slogan de la campagne, décliné de mille façons, sur tous les médias: « La création de demain se défend aujourd’hui » ! J’aurai pu ne pas en parler, en cette semaine où tant de sujets importants s’entrechoquent, et ne pas faire ainsi de la publicité à une publicité ; mais j’y vois un sujet de très grande importance, révélateur des maux les plus terribles qui fragilisent notre pays.

Des députés ont trouvé une solution pour sauver les ayants-droits de la faillite. Le net, c'est magique !

Des députés ont trouvé une solution pour sauver les ayants-droits de la faillite

Grâce à tous les gens qui vont se faire choper par l'Hadopi, les ayants droits (maisons de disques, Sacem, SCPP et autres machins dans le genre) vont pouvoir encore plus s'engraisser ! En effet, cette semaine, Hadopi est passée du statut de loi éducative à une machine à cash pour les industries qui dupliquent et vendent cette technologie du passée qu'on appelle le CD. Comment ? Et bien grâce à une poignée de députés qui dans la nuit du 4 au 5 juillet de cette semaine, ont adopté la loi dite de "Répartition des contentieux et allègement de certaines procédures juridictionnelles" Ce qui touche les internautes ici et plus particulièrement les gens qui se feront choper par l'Hadopi, c'est l'article 20 de la loi qui dit que : En langage clair, cela signifique qu'une fois que vous aurez reçu vos emails d'avertissement, vos lettres recommandées et que votre dossier est envoyé au juge, vous pourriez avoir à payer des dommages et intérêts aux ayants droits qui le réclament.