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Monde arabe+Iran/Islam

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Moyen-Orient. Entre Poutine et Nétanyahou, un accord gagnant-gagnant. Proche-Orient. Des négociations secrètes entre Israël et le Hamas. Iran nucléaire: où sont passés les stratèges américains de la guerre froide? Confrontés à une menace mortelle pour le monde occidental qu’étaient l’URSS et la Chine de Mao, les Etats-Unis ont mené pendant 45 ans une stratégie opiniâtre et résolue qui consistait à combattre sans cesse sur le plan idéologique, à construire des alliances puissantes en Europe et en Asie, à tenter de contenir en Asie et en Afrique l’URSS et dans le même temps de l’amadouer par la détente et à essayer d’empêcher les deux géants du totalitarisme communiste d’être trop proches. Une stratégie qui a connu des hauts et des bas mais a fini par être victorieuse. «Confrontés à deux formes d’islamismes totalitaires, la forme chiite et la forme sunnite, nous avons choisi de soutenir la première pour se défaire de la seconde.

Nous nous aliénons nos alliés, les sunnites modérés et les Israéliens. Et en faisant cela, je le crains, nous renforçons les flammes des conflits sectaires à tous les niveaux du local au national en passant par le régional. Des voeux pieux et des bons sentiments. Il règne un bordel sans nom au Moyen-Orient et les Etats-Unis n'y sont pas pour rien. Aujourd'hui, tout le Moyen-Orient est en guerre. L'incohérence stratégique de l'administration Obama n'aura fait que précipiter la région dans le chaos.

Si le chaos généralisé que connaît aujourd'hui le Moyen-Orient n'est pas entièrement imputable à l'administration Obama, reste que sa politique étrangère dans la région est un échec complet. Irak, Syrie, Libye, Yémen... Aujourd'hui, le capharnaüm en est à un niveau littéralement inédit. En Irak et en Syrie, les Etats-Unis et leurs alliés combattent aux côtés de l'Iran pour défaire l'Etat islamique (EI), mais au Yémen, les Etats-Unis et bon nombre ces mêmes partenaires régionaux collaborent pour repousser les forces houthies soutenues par l'Iran. Face à l'Iran, Israël et l'Arabie saoudite sont plutôt sur la même longueur d'onde, mais le reste de leurs anciennes et profondes divisions sont toujours d'actualité.

En sus, avancent les partisans du désengagement, l'Amérique a du pétrole. Obama avait bien dit qu'il se désengageait, non? Bombardements au Yémen : l'Iran dénonce l'« agression militaire » saoudienne. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Hélène Sallon Le « péril iranien », agité par les soutiens du président Abd Rabo Mansour Hadi face à l’avancée éclair de la milice chiite houthiste au Yémen, a eu raison des tergiversations des puissances sunnites de la région.

Une coalition de dix pays, emmenée par l’Arabie saoudite, a lancé, dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 mars, une intervention militaire. Mercredi, le président Hadi avait dû fuir son refuge d’Aden, dans le sud du pays, pour une destination tenue secrète face à la progression vers le sud des combattants houthistes, déjà maîtres de la capitale Sanaa. Il a atterri jeudi 26 mars à Riyad, la capitale saoudienne, selon l’agence officielle SPA.

Depuis Washington, qui a annoncé un soutien logistique et en renseignement, l’ambassadeur saoudien, Adel Al-Joubeir, a donné le coup d’envoi à une opération aérienne, « limitée par nature », « contre le coup de force des houthistes ». Lire aussi : L’échec du « modèle yéménite » de Barack Obama. Le Parlement de Tobrouk reprend les négociations en Libye. La Chambre des représentants, Parlement libyen élu en juin 2014 et replié à Tobrouk, dans l'est de la Libye, a voté lundi 2 mars la reprise de sa participation aux négociations de paix entre factions rivales menées sous l'égide des Nations unies, une semaine après s'en être retirée. Le Parlement de Tobrouk avait suspendu lundi dernier sa participation aux pourparlers après le double attentat-suicide revendiqué par l'Etat islamique le 20 février à Koubbah, dans l'est du pays, qui a fait 45 morts.

La Chambre a reproché à l'autre camp, celui des miliciens de « l'Aube libyenne » et du Congrès général national (CGN), ancien Parlement réinstallé par les miliciens à Tripoli, de ne pas avoir condamné les attaques. Ces derniers jours, les djihadistes de l'Etat islamique ont mené plusieurs attaques et commis des attentats-suicides à travers le pays. Lire : La lente désintégration de la Libye post-Kadhafi M. Un parti d'extrême droite britannique détourne la photo d'une Afghane pour militer contre la burqa. Rue89. Bachar el-Assad est-il notre meilleur ennemi, ou notre détestable allié? La montée en puissance de l'État islamique oblige les puissances occidentales à composer en sourdine avec le président syrien.

François Hollande et Barack Obama sont officiellement d’accord pour rejeter le vieil adage: les ennemis de nos ennemis sont nos amis. Le président américain l’a signifié par l’intermédiaire de son conseiller pour la sécurité nationale; le président de la République l’a dit publiquement lors de la conférence des ambassadeurs français, le 28 août: «Bachar el-Assad ne peut être un partenaire de la lutte contre le terrorisme, c’est l’allié objectif des terroristes.» Pour la France comme pour les États-Unis, donc, il n’est pas question de redorer le blason du dictateur de Damas en acceptant ses offres de services pour lutter contre l’Etat islamique (EI) qui s’est installé sur une partie de la Syrie et de l’Irak. Voilà pour la position affichée. Assad joue encore double jeu Politiquement, l’affaire est plus délicate. Satisfaction russe Et de poursuivre: Daniel Vernet. Il n'y aura pas d'Irak démocratique sans Kurdistan prospère. C'est la raison pour laquelle les Etats-Unis ont raison d'aider les Kurdes.

De toute évidence, le président Obama n’a aucune envie de se faire entraîner dans une nouvelle guerre en Irak. Les raisons en sont nombreuses –politiques, économiques, stratégiques, électorales, opportunistes, morales, et tout simplement raisonnables. Alors pourquoi bombarde-t-il les insurgés islamistes dans la région kurde de l’Irak? Et pourquoi affirme-t-il que ces attaques pourraient continuer pendant plusieurs mois? Tout simplement parce que sa stratégie n’a rien à voir avec le fait de replonger dans une nouvelle guerre d'Irak. Cette affirmation peut vous sembler paradoxale, à tout le moins –mais attendez de voir où je veux en venir.

Lorsque les troupes américaines sont rentrées au pays (en vertu d’un traité signé en 2008 par George W. Bien au contraire: il s’est remis à les persécuter de plus belle. Les frappes aériennes d’Obama –qui visent les positions djihadistes au Kurdistan– ne sont pas du même ordre. CARTOGRAPHIE • Bientôt une nouvelle carte du Moyen-Orient ? Avec les guerres en Syrie et en Irak, le conflit généralisé entre sunnites et chiites, la région est en voie d'implosion. The New York Times a imaginé une carte des futures fontières, avec 14 pays là où il y en a 5 aujourd'hui. 24 juin 2014 | Partager : Les accords Sykes-Picot qui avaient tracé les frontières des nouveaux Etats du Moyen-Orient semblent dépassés, voire enterrés. Ces accords secrets, signés le 16 mai 1916 entre la France représentée par François Georges-Picot et la Grande-Bretagne par sir Mark Sykes, prévoyaient le partage du Moyen-Orient à la fin de la Première Guerre mondiale. Le conflit syrien a montré que la notion de citoyenneté dans les nouveaux Etats n’a pas pris le pas sur les allégeances communautaires ethniques ou religieuses.

La Syrie comme l’Irak se trouvent morcelés en plusieurs territoires qui recoupent les appartenances ethniques ou religieuses kurdes, sunnites, chiites, alaouites, etc. Cliquer sur le visuel pour l'agrandir >>> L'archipel des sunnites. Frères musulmans, Hamas, al-Qaida, État islamique, Boko Haram... Derrière une matrice «salafiste» commune, une infinie variété de mouvements, des premiers islamistes modérés aux militants radicaux d’aujourd’hui et aux combattants du djihad mondial.

Tentative de cartographie. Après l’échec des deux totalitarisme meurtriers du XXe siècle, le nazisme et le communisme, le monde s'est cru, au moins pour quelque temps, à l'abri de nouvelles menaces grâce au retour à une certaine prospérité, très inégalement répartie, et à la paix. Mais depuis, les affrontements entre pays, races, ethnies n’ont guère cessé, alimentés par des haines religieuses instrumentalisées à des fins politiques. Le réveil du fondamentalisme sunnite est l’un des événements majeurs de la fin du dernier siècle. 1.La matrice salafiste Ces groupes islamistes s’enracinent tous plus ou moins dans la théologie salafiste, courant le plus rigoriste de l’islam sunnite. 3.Le tournant du djihad mondial 8.L'exception AKP Henri Tincq.

Moyen-Orient - Comment Riyad veut pousser le Qatar à rompre avec les Frères musulmans. Comment Obama a trahi les Saoudiens et relancé la prolifération nucléaire au Moyen-Orient. Les décideurs et les éditorialistes n’ont manifestement pas vu le problème posé par l’accord iranien obtenu par l’administration Obama: son principal effet ne sera pas que l’Iran ne se dotera pas de la bombe. C’est l’Arabie saoudite qui va s’en doter. Le risque de voir débuter une course aux armements au Proche-Orient –avec une dimension nucléaire– vient d’augmenter considérablement. Comme si, de plus en plus, la guerre annoncée entre sunnites et chiites devait être nucléaire. Deux aspects de l’accord, en particulier, augmentent les craintes saoudiennes de voir la bombe iranienne leur chatouiller les narines de près. publicité La première est une concession accordée dans l’accord temporaire: l’accord final, qui doit encore être négocié, donnera quoi qu’il arrive à l’Iran la capacité permanente d’enrichir de l’uranium – la composante clé de tout programme de développement d’armes nucléaires.

L'Iran n'est pas le Japon Les Saoudiens sont convaincus que Washington va se retirer de la région. Mahmoud Ahmadinejad, tu vas nous manquer. Quel est ce dicton déjà? On ne se rend compte de ce qu’on a qu’une fois qu’on l’a perdu? Eh bien après huit longues années de présidence de Mahmoud Ahmadinejad en Iran, je suis prêt à parier que même ceux d’entre nous qui le détestent vont finir par le regretter –pas seulement à cause du spectacle que nous offraient sa rhétorique belliqueuse et son populisme inepte, mais parce qu’il était peut-être le dernier réel espoir de dépouiller le régime clérical de son droit «divin» à gouverner l’Iran. En 2011 déjà, j'avançais que les opposants au régime clérical en Iran, ceux qui aspiraient à une nation plus laïque puisant son inspiration dans les gloires de son passé perse plutôt que dans son présent islamiste, avaient peut-être dans leur camp un champion inattendu: Mahmoud Ahmadinejad. publicité Sous Ahmadinejad, la présidence était devenue comme jamais auparavant une base de pouvoir légitime.

Traditionnellement, la prépondérance du religieux D'abord, la morale Ensuite, le pouvoir politique.

Printemps arabe et conséquences

En Arabie saoudite, un permis de voter plutôt que le droit de conduire. - A Djedda, en 2011. REUTERS/Susan Baaghil - Retrouvez tous nos articles de la rubrique L'explication ici. Le roi Abdallah a annoncé dimanche que les Saoudiennes auront le droit de voter et de se présenter aux élections municipales, à partir de 2015. Pour les spécialistes de l'Arabie saoudite, cette décision représente une avancée moindre qu'autoriser les femmes à conduire, un droit que les Saoudiennes revendiquent publiquement depuis plus de vingt ans.

Publicité Parce que le droit de vote est insignifiant. Il n'y a aucune garantie que les élections de 2015, auxquelles les femmes sont censées participer, se déroulent comme prévu, ou même qu'elles se déroulent tout court. Si le droit de vote aux élections municipales est loin d’octroyer aux femmes une autorité politique réelle, les conservateurs saoudiens voient la conduite féminine comme le premier pas concret vers l'affaiblissement de l'institution du gardien, qui place les femmes en situation de dépendance aux hommes. Brian Palmer. Monde arabe. Cachez-moi ce film porno.