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Idées

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Orientation et tradition chinoise - Symboles clés - LOTUS. Orientations du symbole yin-yang Le symbole yin-yang peut tourner autour de deux axes: l'axe passant par son centre et perpendiculaire à son plan de rotation et l'axe passant par ses deux pôles. Quand le symbole yin-yang tourne autour de son centre, il effectue cette rotation dans un plan horizontal relativement à l'axe perpendiculaire passant par son centre. Cette rotation peut se faire dans deux directions opposées. L'observateur qui regarde le symbole peut, en effet, le voir tourner vers la gauche ou la droite en accord avec l'orientation des deux “poissons” ou “dauphins” associés aux parties claire (yang) et sombre (yin).

Cette rotation souligne encore davantage l'aspect parfaitement symétrique du symbole par rapport à son centre et la parfaite complémentarité des caractères yang et yin. Lorsque le symbole yin-yang tourne autour de l'axe de ses pôles, il engendre un volume dont la signification diffère selon que l'axe est horizontal ou vertical. Orientation du symbole yin-yang. Que faut-il entendre par tradition ? Dans ce qui précède, il nous est arrivé à chaque instant de parler de tradition, de doctrines ou de conceptions traditionnelles, et même de langues traditionnelles, et il est d'ailleurs impossible de faire autrement lorsqu'on veut désigner ce qui constitue vraiment tout l'essentiel de la pensée orientale sous ses divers modes ; mais qu'est-ce, plus précisément, que la tradition ? ... Ainsi envisagé, la tradition peut paraître se confondre avec la civilisation même, qui est, suivant certains sociologues, « l'ensemble des techniques, des institutions et des croyances communes à un groupe d'hommes pendant un certain temps » ; mais que vaut au juste cette dernière définition ?

Dans l'Islam, avons-nous, dit, la tradition présente deux aspects distincts, dont l'un est religieux, et c'est celui auquel se rattache directement l'ensemble des institutions sociales, tandis que l'autre, celui qui est purement oriental, est véritablement métaphysique. Le sacré et le profane. Nous avons souvent expliqué déjà que, dans une civilisation intégralement traditionnelle, toute activité humaine, quelle qu’elle soit, possède un caractère qu’on peut dire sacré, parce que, par définition même, la tradition n’y laisse rien en dehors d’elle ; ses applications s’étendent alors à toutes choses sans exception, de sorte qu’il n’en est aucune qui puisse être considérée comme indifférente ou insignifiante à cet égard, et que, quoi que fasse l’homme, sa participation à la tradition est assurée d’une façon constante par ses actes mêmes.

Dès que certaines choses échappent au point de vue traditionnel ou, ce qui revient au même, sont regardées comme profanes, c’est là le signe manifeste qu’il s’est déjà produit une dégénérescence entraînant un affaiblissement et comme un amoindrissement de la tradition ; et une telle dégénérescence est naturellement liée, dans l’histoire de l’humanité, à la marche descendante du déroulement cyclique. Play and Seriousness. René Guénon - Considérations sur le « jeu divin ». — Dans le Journal of the American Oriental Society (1941), M. A. K. Coomaraswamy étudie le sens du terme sanscrit Lîlâ, qui signifie proprement « jeu », et qui est appliqué notamment à l’activité divine : cette conception est d’ailleurs loin d’être particulière à l’Inde, et on la trouve aussi exprimée très nettement, par exemple, chez Eckhart et Bœhme. Platon, s’il ne décrit pas expressément l’activité divine comme un jeu, dit du moins que nous sommes les « jouets » de Dieu, ce qui peut être illustré par le mouvement des pièces du jeu d’échecs, et surtout par le jeu des marionnettes (le fil auquel celles-ci sont suspendues et qui les fait mouvoir étant une image du sûtrâtmâ dont nous parlons par ailleurs)

. — Dans le Journal of Philosophy (n° du 24 septembre 1942), M. [René Guénon, comptes-rendus parus dans la revue Études Traditionnelles, années 1945-1946, repris dans le recueil posthume Études sur l’Hindouisme] — Carlo Kerényi. 110. Le Verbe et le Symbole. Le rite et le symbole. Nous avons indiqué précédemment que le rite et le symbole, qui sont l’un et l’autre des éléments essentiels de toute initiation, et qui même, d’une façon plus générale, se retrouvent aussi associés invariablement dans tout ce qui présente un caractère traditionnel, sont en réalité étroitement liés par leur nature même. En effet, tout rite comporte nécessairement un sens symbolique dans tous ses éléments constitutifs, et, inversement, tout symbole produit (et c’est même là ce à quoi il est essentiellement destiné), pour celui qui le médite avec les aptitudes et les dispositions requises, des effets rigoureusement comparables à ceux des rites proprement dits, sous la réserve, bien entendu, qu’il y ait, au point de départ de ce travail de méditation et comme condition préalable, la transmission initiatique régulière, en dehors de laquelle, d’ailleurs, les rites aussi ne seraient qu’un vain simulacre, ainsi qu’il arrive dans les parodies de la pseudo-initiation.

René Guénon – Mythes et Symboles. Une revue consacrée plus spécialement à l’étude du symbolisme maçonnique a publié un article sur l’« interprétation des mythes », dans lequel il se trouve d’ailleurs certaines vues assez justes, parmi d’autres qui sont beaucoup plus contestables ou même tout à fait faussées par les préjugés ordinaires de l’esprit moderne ; mais nous n’entendons nous occuper ici que d’un seul des points qui y sont traités. L’auteur de cet article établit, entre « mythes » et « symboles », une distinction qui ne nous paraît pas fondée : pour lui, tandis que le mythe est un récit présentant un autre sens que celui que les mots qui le composent expriment directement, le symbole serait essentiellement une représentation figurative de certaines idées par un schéma géométrique ou par un dessin quelconque ; le symbole serait donc proprement un mode graphique d’expression, et le mythe un mode verbal.

René Guénon - Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps - : Le renversement des symboles 1/2. On s’étonne parfois qu’un même symbole puisse être pris en deux sens qui, apparemment tout au moins, sont directement opposés l’un à l’autre ; il ne s’agit pas simplement en cela, bien entendu, de la multiplicité de sens que, d’une façon générale, peut présenter tout symbole suivant le point de vue ou le niveau auquel on l’envisage, et qui fait d’ailleurs que le symbolisme ne peut jamais être « systématisé » en aucune façon,mais plus spécialement de deux aspects qui sont liés entre eux par un certain rapport de corrélation, prenant la forme d’une opposition, de telle sorte que l’un d’eux soit pour ainsi dire l’inverse ou le « négatif » de l’autre. (2) Voir Le Symbolisme de la Croix, chap.VII. (1) Nous avons eu à relever notamment une erreur de ce genre au sujet de la figuration du swastika avec les branches dirigées de façon à indiquer deux sens de rotation opposés (Le Symbolisme de la Croix chap.X).

Fil Complet 724430. Remarques à propos de quelques références islamiques relatives au Grand Labyrinthe de la Cathédrale de Chartres. L'appellation complète de la Cathédrale de Chartres est : "L'Insigne Basilique Cathédrale de Chartres". L'étude qui suit a pour but de présenter les informations et éclaircissements concernant les références islamiques inscrites, selon nos observations, en guise de "signature" personnelle (*), par le Maître-maçon constructeur du Grand Labyrinthe de la Cathédrale de Chartres, que nous nommerons : GLCC (**) (*) Les Maîtres d'œuvre, dès cette époque, avaient pris l'habitude d'apposer leur sceau particulier ou signature à leurs ouvrages. (**) Les références techniques et matérielles de notre étude découlent du livre de J. et 0. Ketley-Laporte : "Chartres : le labyrinthe déchiffré", Éd. J.M. (*) En particulier, les études réunies par Michel Vâlsan dans "Symboles fondamentaux de la Science sacrée", Éd. (**) En particulier "Principes et méthodes de l'Art sacré", Éd. (*) Cf. (*) T.

Origines légendaires du jeu d'échecs. Titus Burckhardt - Compte rendu de « CAVALCARE LA TIGRE » - Dinul-Qayyim.over-blog.com. [Etudes Traditionnelles juillet-octobre 1962, repris dans Aperçus sur la connaissance sacrée, édition Archè 1987.] Par son récent livre intitulé Cavalcare la Tigre, Julius Evola veut montrer comment l'homme « naturellement traditionnel », c'est-à-dire conscient d'une réalité intérieure dépassant le plan des expériences individuelles, puisse non seulement survivre dans l'ambiance traditionnelle du monde moderne, mais encore l'employer à son propre but spirituel, selon la métaphore chinoise bien connue de l'homme qui chevauche le tigre : s'il ne s'en laisse pas désarçonner, il finira par en avoir raison.

Le tigre, au sens qu'envisage Evola, c'est la force dissolvante et destructive qui entre en jeu vers la fin de tout cycle cosmique. Nous reviendrons sur cette question. Relevons d'abord un autre aspect de ce livre : il s'agit de la critique souvent magistrale, des différents courants de la pensée moderne. Avec la même acuité, l'auteur analyse les fondements de la science moderne. Projet René Guénon: René Guénon, Le blanc et le noir ou l’union des contraires, (fragment) Le symbolisme maçonnique du « pavé mosaïque » (tessellated pavement) est de ceux qui sont souvent insuffisamment compris ou mal interprétés; ce pavé est formé de carreaux alternativement blancs et noirs, disposés exactement de la même façon que les cases de l’échiquier ou du damier. Nous ajouterons tout de suite que le symbolisme est évidemment le même dans les deux cas, car, ainsi que nous l’avons dit en diverses occasions, les jeux ont été, à l’origine, tout autre chose que les simples amusements profanes qu’ils sont devenus actuellement, et d’ailleurs le jeu d’échecs est certainement un de ceux où les traces du caractère « sacré » originel sont demeurées le plus apparentes en dépit de cette dégénérescence.

Notes:[01] Voir La Grande Triade, ch. . [02] Cette dernière disposition a cependant été employée aussi dans certains cas; on sait qu’elle se trouvait notamment dans le Beaucéant des Templiers, dont la signification était encore la même. [05] Shatapata Brâhmana, III, 2, I, 5-7. Symbolisme du jeu d’échecs et celui du damier sur lequel il se déroule. Il faut considérer, dans l’important symbolisme du jeu d’échecs, d’une part, le jeu lui-même, d’autre part, le damier sur lequel il se déroule.

Le symbolisme du jeu, originaire de l’Inde, se rattache manifestement à celui de la stratégie guerrière et s’applique, comme aussi le récit de la Bhagavad Gîtâ, à la caste des Kshatriya. Il s’y déroule un combat entre pièces noires et pièces blanches, entre l’ombre et la lumière, entre les Titans (asura) et les Dieux (deva). Le jeu de tablettes entre le roi Wou-yi et le Ciel était un combat entre le hibou et le faisan : l’enjeu de la bataille est, dans tous les cas, la suprématie sur le monde.

Joueurs d’échecs en Inde Car l’échiquier est une figure du monde manifesté, tissé d’ombre et de lumière, alternant et équilibrant yin et yang. En outre, le jeu met essentiellement en action l’intelligence et la rigueur. Le Joueur d’Echecs – Photo de René Maltête Le jeu d’échecs apparaît dans le sud de l’Europe à partir du Xe siècle. Bibliographie. Les échecs, un univers symbolique. La symbolique des échecs - Editions Arqa. « Le symbole se présente comme un support à travers lequel l’absolu pénètre le relatif, l’infini le fini, l’éternité le temps.

Grâce à lui un dialogue s’engage, une transfiguration s’opère : le transcendant s’impose. » Marie-Madeleine Davy « Le nombre existe avant les valeurs qu’il décrit. La variété des objets rappelle seulement à l’âme la notion du nombre. » Hopper Mundum regunt numeri... Jouer aux Échecs c’est faire supplanter toujours le calcul par l’idée, dominer la matière par l’esprit, éliminer en fait le hasard, car les parties aux prises peuvent envisager l’ensemble de leur jeu, c’est rejouer, en somme, la pièce de tradition épanouie dans le conte hindou qui avait mis face à face le Hibou et le Faisan. Éliminer le hasard tout en développant le goût et l’exercice de la précision, ne serait-ce pas aussi discipliner l’action, stimuler la volonté tout en améliorant la façon même de penser ? Jouer aux Échecs pour affûter l’esprit, certes. L’art royal du jeu des rois... Omar Khayyam. Les origines du jeu d'échecs.

Les origines du jeu d'échecs se perdent dans la nuit des temps entre légendes et une réalité historique souvent controversée. Une origine située dans le nord de l'Inde vers 600 (après J.C.) est aujourd'hui communément admise. L'ancêtre direct décrit par des textes est le chatranj que les Perses auraient reçu des Indiens (jeu dérivé du Chaturanga à deux joueurs).

Point de repère : le jeu d'échecs tel que nous le connaissons aujourd'hui existe depuis le début du 17 ième siècle. Soit près de 400 ans sans aucune modification majeure si ce n'est l'apport de la pendule et la modification du style des pièces : le style Staunton (internationalement adopté) date de 1850. Les textes anciens constituent la première source de connaissance pour l'étude de l'origine du jeu d'échecs. La datation des textes est incertaine (écart de plus d'un siècle selon les sources !) Voici les textes anciens les plus souvent cités : Textes arabes VIII ième siècles : premiers textes arabes mentionnant les échecs.