
crise
Get flash to fully experience Pearltrees
anthropologie
La banque centrale américaine assèche-t-elle le financement des banques européennes en dollars ? Très inquiète de l'évolution de la crise de la dette souveraine sur le Vieux Continent et de ses conséquences sur les établissements financiers, la Réserve fédérale (Fed) a pris, il y a plusieurs semaines, des mesures restrictives à l'égard du système financier européen. "Elle a exigé que des banques non américaines déposent des actifs en garantie à l'avance, même pour celles qui ne lui empruntent pas d'argent, confie une source proche de la Fed. C'est surtout pour la Fed une façon de se protéger au cas où les banques viendraient chercher un prêt d'urgence" , d' aller plus vite en cas de tension. Répercussion
Comment la Fed assèche les banques européennes
Vendredi 21 octobre, la réforme des retraites a été adoptée de nuit au Sénat. Poussée en urgence par le gouvernement, elle dissimule une poignée d’amendements qui n’auront été débattus que quelques minutes au Palais du Luxembourg et pas même évoqués à l’Assemblée nationale, où les débats n’ont jamais atteint l’article 32 sur lesquels ils portaient. Et pourtant, ces quatre amendements consacrent la nouvelle place de la retraite par capitalisation dans le système français d’assurance vieillesse. En un vote, la porte a été entrouverte aux banques, assurances et instituts de prévoyance pour se servir dans les 7,983 milliards d’euros de participation distribués en France, selon la Dares . Ce merveilleux mécanisme a été inscrit à l’article 32 ter (l’avant dernier article de la loi) : il prévoit que, sauf opposition formelle du salarié, la part non utilisée de sa participation sera automatiquement versée sur un produit épargne retraite en entreprise (Perco ou Pere).
Les nouveaux fonds de pension, la face cachée de la réforme des retraites » Article » Ownipolitics, Bilan, débats et enjeux
Il faut savoir tirer les leçons d'une crise. Celle-ci nous rappelle quelques vérités que les années d'argent facile avaient fait oublier : d'abord, que la liquidité a un prix, y compris pour les banques ; ensuite, que le financement en fonds propres a des vertus de stabilité, au contraire du levier de l'endettement ; que les mécanismes obscurs de transferts de risques peuvent conduire à l'irresponsabilité des acteurs ; enfin, qu'il n'y a pas de régulation publique parfaite : les progrès permis par Bâle II n'ont pas remis en cause une loi vieille de trente ans, à savoir que l'ingénieur financier a toujours une longueur d'avance sur le régulateur public. Mais cette crise pointe aussi d'autres négligences de la communauté financière.

