
Japon
De retour de la zone interdite de Fukushima
Journal du Tohoku —Part 3. J’ai déjà évoqué la genèse et l’esprit de ce travail dans mes billets précédents (cf. Journal du Tôhoku—Part 1 et Journal du Tôhoku—Part 2 ), et alors que les photographies sont désormais exposées à l’Institut franco-japonais de Tokyo, voici donc une sélection un peu plus large du travail réalisé en août 2011 au Nord du Japon dans trois préfectures du Tôhoku : Fukushima, Miyagi et Iwate.
Après le fracas et le silence | Des images et des mots
Les médias français n’en parlent presque plus et pourtant, les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi s’aggravent de jour en jour. L'opérateur japonais Tepco, en charge de la centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré le 12 mai que le combustible nucléaire des réacteurs 1, 2 et 3 avait vraisemblablement fondu , faute d'avoir été immergé dans l'eau durant plusieurs heures après la catastrophe du 11 mars. D’après ces déclarations, qui ont fait suite à de nouvelles mesures effectuées sur le site, le phénomène se serait produit après que le refroidissement du réacteur a été coupé par le tsunami. Les barres de combustible, totalement ou partiellement fondues, auraient suinté vers le fond de la cuve. Cette dernière n’aurait pas résisté et se serait alors fissurée. "Un pic de cancers dans les années à venir"
À la centrale de Fukushima Daiichi, les dégâts sont pires que prévu - JAPON
Fukushima, le mensonge organisé
2000Watts.org - Catastrophe Nucléaire
Japan tsunami and earthquake: Rescuers pick their way through apocalypse wasteland
By Daily Mail Reporter UPDATED: 09:19 GMT, 16 March 2011 70-year-old woman found alive in house that had been washed away by the tsunami Japan injects £60.8bn into money markets after Nikkei plunges by more than 10 per cent Bread, tinned goods and batteries growing scarce as Japanese panic buy amid nuclear crisis Fears for hundreds of Britons believed missing. FO expresses 'serious concern' for at least 50L'Institut de géophysique américain (USGS), a également estimé ce séisme à 6,5. Il a précisé que la secousse, intervenue à la profondeur très réduite de 6 km, s'était produite à 07H24 heure locale (00H23 HB), à une centaine de kilomètres de la ville de Sendai, dévastée par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars. Ce séisme est probablement une réplique de la secousse de magnitude 9 qui s'est produite il y a 17 jours car il est intervenu dans la même région de l'Océan Pacifique. L'Agence météorologique japonaise a émis une mise en garde à la population côtière de Miyagi, estimant qu'un tsunami d'une hauteur pouvant atteindre 50 centimètres était susceptible de toucher le littoral. Une " mise en garde " signifie qu'une vague de hauteur limitée pourrait toucher la côte et correspond à un degré de dangerosité moindre qu'une " alerte ", qui veut dire qu'un tsunami de quelque 2 mètres de haut est à redouter.
Japon: séisme de magnitude 6,5 et mise en garde au tsunami au nord-est
Le Japon pleure, les médias rient.
Depuis 3 jours, je suis abasourdi, choqué et triste. Ceux qui lisent le blog comprendront pourquoi la catastrophe qui frappe le Japon me touche autant. Je passe des heures entre les fils d'actualité sur internet et les chaines de télévision info de la TNT en espérant de tout coeur que ça n'empire pas. Je voudrais pousser un coup de gueule, car pour la plupart d'entre cela peut être rigolo, et assouvir le besoin voyeuriste que vous avez en vous, mais pour moi les images du tsunami et du tremblement de terre, sont douloureuses, le nombre de morts me retourne le ventre, les images de japonais en détresse me donne les larmes aux yeux. Alors entendre ces chiens baveux de ces pourritures de télés pour pauvres parler de cette catastrophe comme Christian Jeanpierre parle de Cristiano Ronaldo, ça me met en colère et je me demande dans quelle société on vit.Development: Andrew Kesper Source: Google Aerial photos taken over Japan have revealed the scale of devastation across dozens of suburbs and tens of thousands of homes and businesses. Hover over each satellite photo to view the devastation caused by the earthquake and tsunami. Sendai Airport
ABC News - Japan Earthquake: before and after
La presse va vous offrir dans les heures et les jours qui viennent des mines de Français en larme arrivant à Roissy, arborant cette tête des grands malheurs et du jaitouperdu. Et ce sera vrai que pour certains, la tragédie que nous traversons laissera des marques. D'autres encore, que vous avez certainement déjà vu, laisseront derrière eux un travail de trader ou de manager d'une grande banque, d'une grande compagnie d'assurance ou d'une marque de prêt-à-porter. Leur malheur tournera en boucle, ils vous raconteront tous les terribles secousses et puis ce risque radioactif maintenant que l'on sait que des fuites, bien que minimes semble t'il, se sont produites. Le lamento des expatriés à haut salaire dont la plupart ne parlent pas un mot de japonais viendra nourrir ces images déjà vues et revues des jesavaipa en provenance de Cote d'Ivoire, d'Egypte ou d'ailleurs.
Le Blog de Suppaiku, Tokyo: Je suis un Français du Japon en colère.
La façon dont certains médias ont traité le jour même de ce que les Japonais appellent désormais le «gigantesque séisme du Tôhoku» révèle comment l'Occident regarde ce pays. Dès que la nouvelle de l'énorme secousse fut connue, tout le monde s'est inquiété du sort de Tokyo. Certes, le choc a été rude dans la plus grande mégapole du monde, les gratte-ciels ont tangué, le parking de Tokyo Disneyland a été inondé, des vitres ont été brisées, des maisons fissurées, mais, le lendemain, les autorités japonaises ne recensaient officiellement que cinq morts pour le département de Tokyo, autrement dit pas plus qu'un malheureusement banal accident de la route. Mais cela n'a pas empêché les témoignages sensationnalistes et inutiles d'étrangers présents à Tokyo d'affluer sur les ondes.

