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Selac

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Christopher Selac

Ecrivain, auteur de plusieurs romans. Le premier, "L'Affaire des jumeaux de Bourges", est paru aux éditions La Bouinotte en 2011. Vous pouvez suivre mon actualité et mon actualité ici... ou sur mon blog, De l'autre côté du livre

De l’autre côté du livre ? (introduction) Une petite conversation avec Christine aura eu raison de mes dernières hésitations à vous rejoindre.

De l’autre côté du livre ? (introduction)

Après tout, quinze ans après avoir partagé mes premières créations sur la Toile – le Web 2.0 n’existait pas, et il fallait savoir programmer un peu pour le faire -, dix ans après avoir abandonné cette petite fenêtre sur le monde, happé par le tourbillon de la vie, revenir n’allait pas de soi. Et pour quel partage ? Le temps des poèmes, des petites nouvelles et des réflexions de toutes sortes, courts et désormais faciles à publier sur un blog, voire en twittant, a depuis laissé la place au temps du roman, œuvre à la gestation lente, douloureuse, en mouvement du premier mot jusqu’à l’imprimerie, des mois voire des années plus tard.

J’ai terminé mon premier roman il y a deux ans : il n’est pas publié, pour des raisons que j’aurai sans doute l’occasion de détailler un jour prochain. Le deuxième est en cours d’écriture, le cap des cinquante premières pages vient à peine d’être franchi. Chapitre 1 : l’étincelle. Premier billet pour vous raconter l’écriture d’un roman telle que je la vis.

Chapitre 1 : l’étincelle

A choisir, autant commencer par le commencement : l’idée première, l’origine, l’étincelle. J’ai peu écrit ces dernières semaines, principalement par manque de temps au moment où j’ai la fraîcheur intellectuelle nécessaire : mon travail d’écrivain démarre le plus souvent à la 16ème heure de la journée. Mais laissons pour le moment de côté l’écriture proprement dite. Chapitre 2 : le temps des recherches. Écrire à partir de rien est excessivement difficile pour qui veut entreprendre une œuvre longue : sur le premier, j’étais resté bloqué au bout d’une cinquantaine de pages.

Chapitre 2 : le temps des recherches

Un roman se prépare, et le temps des recherches est fondamental. Mais d’abord, un petit point d’avancement : j’ai repris le chemin régulier de l’ordinateur, sur des séances légèrement plus courtes. J’approche les soixante-cinq pages, même si je me détache progressivement de l’ordre final dont les lecteurs feront l’expérience. Trois de mes proches ont lu les cinquante premières pages, parmi les plus critiques pour mon premier roman : leur réaction est globalement unanime et se pourrait se résumer en une seule question : « Quand est-ce que tu écris la suite ? Chapitre 3 : début des “choses sérieuses” Dans ma façon de travailler, la trame, le canevas, le séquencier – trois termes différents pour désigner un seul et même outil – occupe une place très importante.

Chapitre 3 : début des “choses sérieuses”

C’est en quelque sorte mon programme, la ligne directrice de l’ouvrage, à la fois un horizon et un garde-fou : je m’en sers de guide, je m’en écarte parfois, mais je ne perds jamais de vue l’objectif. Comment se présente-t-il ? Chapitre 4 : la construction des personnages. Après le canevas le mois dernier, voici peut-être la chronique la plus importante entre toutes : la construction des personnages.

Chapitre 4 : la construction des personnages

Sans eux, le roman n’existe pas. Et s’ils sont mal construits, s’ils ne vivent pas, si les lecteurs ne peuvent s’identifier à eux ou à une partie d’entre eux, ou éprouver des sentiments pour eux, la qualité même de l’œuvre s’en ressentira. C’est un sujet tellement vaste qu’une seule chronique n’y suffirait sans doute pas. Chapitre 5 : les lieux. Cette chronique sera forcément moins riche que ne l’était celle ayant trait aux personnages.

Chapitre 5 : les lieux

Pourtant, le lieu – au même titre parfois que la météo – est un acteur important du roman : il suffirait, pour s’en convaincre, de (re)lire La Route, de Cormac Mac Carthy, ou les romans de Jules Verne (L’île mystérieuse ?) , parmi tant d’autres… Là encore, tout est possible : lieu unique ou lieux multiples, lieux imaginaires ou réels.

Chaque choix a sa signification, et va contribuer à créer dans le chapitre, dans la scène, une atmosphère particulière, qui va de plus varier suivant le personnage que l’écrivain va utiliser pour décrire son environnement. Le regard porté sur un endroit familier, connu presque par cœur, sera forcément différent de celui porté sur un endroit nouveau, à plus forte raison s’il rappelle de mauvais souvenirs. Chapitre 6 : devant la première page blanche. My writing life Me voici donc, face à ma page blanche, ou mon traitement de texte et, à portée des yeux, mes fiches, sous pochettes plastiques, avec mes lieux et mes personnages.

Chapitre 6 : devant la première page blanche

Je les sors du classeur en fonction de l’étape du canevas que je compte attaquer. Tout un programme. Enfin ça, c’est la théorie… Parce que sinon, l’inspiration n’a plus son mot à dire. Parce que finalement, je m’en affranchis assez facilement, surtout quand la scène a mûri depuis longtemps dans ma boîte crânienne. Chapitre 7 : pause estivale. Pendant ces grandes vacances, écartons-nous un peu du sujet récurrent de mes chroniques.

Chapitre 7 : pause estivale

En effet, je vous écris depuis plus de six mois, vous me lisez depuis tout ce temps, et pourtant nous ne nous connaissons toujours pas. Dans quelle mesure le lecteur ou la lectrice a-t-il besoin de connaître l’auteur, sa vie, ses fêlures, pour éprouver l’envie de lire ses œuvres ? Chapitre 8 : jeux de construction. Quand j’évoquais la trilogie préparatoire (personnages, lieux, canevas), j’ai pu donner l’impression qu’il s’agissait d’un cadre assez rigide, de ces autoroutes dont on ne peut ni dévier, ni modifier le tracé.

Chapitre 8 : jeux de construction

La réalité est toute autre. Depuis que j’ai commencé le véritable travail d’écriture, j’ai eu affaire à deux difficultés : l’articulation entre réel et fiction d’une part, les défauts de rythme en matière de construction. Chapitre 9 : les derniers pas sont les plus difficiles. Deux cent pages, quarante-cinq mille mots, les deux tiers du chemin parcouru.

Chapitre 9 : les derniers pas sont les plus difficiles

Aux personnes qui ont le vertige, il leur est souvent conseillé de ne pas regarder en bas. Que faudrait-il me conseiller moi, sinon de ne pas regarder en arrière ? Oui, ne te retourne pas. Pas encore. Poursuis la route que tu t’es tracée, aussi loin que porte ton regard, aussi lourdes que soient les jambes des lettres que tu dessines, aussi pesants que soient les boulets de papier que tu as jeté à tes pieds. Les derniers pas sont les plus difficiles. Les travaux qui me resteront à conduire après ne seront plus – je l’espère – que de la récupération, de la remise en forme. Oui, mais avant toute chose, il faut finir. La première fois, le rejet de l’œuvre m’avait saisi à la fin du premier jet, et pendant quelques mois.

Au point de me demander si j’ai véritablement envie de terminer le roman. Chapitre 10 : la sérénité retrouvée. Dans mon dernier billet, j’avais perdu pied, en proie au doute, au découragement. A peine quelques jours après vous l’avoir proposé, la situation s’est complètement renversée. Ainsi va le cours de choses. L’usure et les difficultés commençaient à avoir raison de moi. Chapitre 11 : Quand tombe le masque… Si vous avez fureté du côté de la Direction de la Lecture Publique le 15 novembre dernier, vous m’avez sans doute aperçu sans le savoir. Et pour certains ou certaines d’entre vous, en vous demandant ce que je pouvais bien faire chez vous… Qui est derrière le pseudonyme de Selac (Christopher de son prénom), qui se cache depuis le début de ces chroniques il y a bientôt un an ? Je pense qu’il est temps de faire tomber le masque. Néanmoins, avant toute chose, il me semble que quelques explications s’imposent.

L’heure de la révélation Comme je l’évoquais déjà dans mon premier billet, c’est Christine Perrichon, la Directrice de la DLP, qui m’a convaincu de participer à votre média social. Mon intrusion dans votre monde, dans votre réseau – dans votre grande famille de la culture et du livre -, sur votre territoire, aurait pu être mal perçue, mal interprétée, peu appréciée et explique pour beaucoup mes réticences. Et mon deuxième roman ? Il avance, doucement mais sûrement.

Chapitre 12 : premier anniversaire. Nous sommes le 30 janvier, il n’est donc pas trop tard pour vous présenter encore, à vous toutes et à vous tous, mes meilleurs voeux. Une année de santé, de bonheur et de pages qui se tournent et se tournent encore… C’est aussi un anniversaire, en l’occurrence celui de cette petite chronique, dont le premier billet paraît déjà si loin… Si je me suis fais plus discret ces dernières semaines (je me suis tu en décembre), c’est pour plusieurs raisons.

La première, et non des moindres, c’est que j’ai terminé mon premier jet, et c’est un véritable soulagement, car il aura fallu plus d’une année pour l’écrire. J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’exprimer à quel point l’acte est épuisant physiquement et psychologiquement… Je vais laisser l’oeuvre de côté quelques semaines, le temps à une minuscule poignée de lecteurs ou lectrices “test” de lire ce premier brouillon, car il est difficile de l’appeler autrement (ceci n’est pas un appel à candidatures, désolé). Chapitre 13 : allers et retours. Février se termine… Mois étrange. Pris entre deux romans… Fuir l’un, revenir vers l’autre, et commencer à s’interroger sur le projet suivant. Indécisions multiples, piègeuses… Deuxième roman : baby blues ! Chapitre 14 : brutales accélérations. Premier roman : chantier en cours J’ai attaqué les modifications sur mon premier roman, avec une déconcertante facilité et un plaisir authentique. J’avance bien, j’ai pratiquement réalisé le cinquième de mon programme.

Il me reste un peu plus d’un mois pour aller au bout, si je veux tenir mon engagement moral vis-à-vis de mon éditeur. Il va falloir que j’accélère. La part d’écrivain (ma part à l’ombre ?) Chapitre 15 : tu m’attendais. Chapitre 16 : début des lectures-test. Chapitre 17 : Premiers retours de lecture. Chapitre 18 : début de l’attente. Chapitre 19 : Premier refus, mais coup du sort… Chapitre 20 : et de deux ! J’étais décidé à vous écrire une nouvelle chronique sur l’attente, quand finalement j’ai reçu par la Poste un épais paquet de l’éditeur (et plus précisément de la directrice littéraire) dont je vous parlais dans mon précédent billet.

Ne vous réjouissez pas trop vite pour moi, et autant vous le dire tout de suite, c’est un refus, mais un refus manuscrit, argumenté. Et contestable ! Je ne suis pas foncièrement d’accord avec toutes ses remarques. D’autres touchent aux limites que l’on trouve à écrire seul, à ne pas avoir accès à des sources d’informations riches, me font repenser à ces quelques mails que j’ai envoyé par ci par là pour solliciter des entretiens téléphoniques à des personnalités de leur secteur pour pouvoir densifier et enrichir avec du contenu, me donner des idées supplémentaires, notamment dans la deuxième partie du roman. A un écrivain connu, on ouvre toutes les portes. Et maintenant, que vais-je faire ? Les idées changées. Chapitre 21 : c’est reparti pour un tour… “Je vous l’avais bien dit” est la première remarque qui me vient à l’esprit en débutant cette chronique, où je vais encore vous parler d’attente.

Car oui, c’est toujours de cela dont il s’agit. de ces jours et de ces semaines qui filent, pendant lesquelles le roman dont vous avez suivi la genèse circule, sans jamais trouver grâce. Chapitre 22 : Cher petit Papa Noël… Chapitre 23 : Jamais deux sans trois ! A l’aube de cette nouvelle année, et avant de vous conter la suite de mes aventures, il me paraît indispensable de vous adresser mes meilleurs voeux : santé, bonheur, et beaucoup de belles lectures. Voici à peu de choses près deux ans que je vous fais vivre pas à pas la genèse de mon deuxième roman. Chapitre 24 : entre impuissance et hésitation(s) Chapitre 25 : Mars, le sixième (et dernier ?) mois. Chapitre 26 : et si j’attendais pour rien ? Chapitre 27 : pas de nouvelle… Chapitre 28 : se faire une raison. Chapitre 29 : ceci n’est pas un refus (enfin presque) Chapitre 30 : tout vient à point… Chapitre 31 : le contrat d’édition.

Chapitre 32 : le choix de la couverture. Chapitre 33 : relecture des épreuves. Chapitre 34 : préparer la sortie… Chapitre 35 : premières dédicaces et version numérique. Chapitre 36 : fin de série…


  1. selac Feb 4 2012
    Bonjour, et merci pour l'offre d'assistance. Je n'hésiterai pas, si besoin. Je vais commencer doucement, en attendant. A bientôt, donc, peut-être.