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J'aime pas l'antiracisme TM

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Haramiste, un film de Antoine Desrosières. Depuis quelque temps en France, au sujet des banlieues et des minorités, un même son de cloche se fait entendre : « surtout, ne pas faire de vagues ».

Haramiste, un film de Antoine Desrosières

Même l’humour, étranglé sous les injonctions à la prudence, n’ose plus aborder le sujet que sous l’angle hypocrite du vivre-ensemble. Pour se rendre compte à quel point le rire marche sur des œufs, il suffit de prendre Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? , nouvelle référence en la matière – à défaut de mieux –, qui pour un coup asséné à l’un ou l’autre des représentants de telle communauté, en porte dix au couple de petits bourgeois.

C’est qu’un trait d’union manque. Le rire, orphelin du politique depuis les années 1990 – point de départ historique du désengagement de la France envers ses banlieues –, ne sait plus comment s’y prendre sur le sujet. Air fellation Rendez-vous manqué Ma cité va cracher. Reterritorialiser le combat contre le capitalisme. Les échanges sur la démondialisation et ses relations avec l’altermondialisme [1] invitent à questionner de nouveau les termes mondialisation / globalisation et Etat /souveraineté nationale en dépassant les particularités des débats franco-français.

Reterritorialiser le combat contre le capitalisme

Les violentes réactions que l’on a pu observer à l’encontre de l’idée même de démondialisation - censée préparer le retour des vieux démons du nationalisme – témoignent de la croyance persistante, au sein de la gauche, que la mondialisation, en abolissant le rôle des Etats, constituerait un progrès pour l’humanité. Certes cette gauche n’assume pas le mythe de la « mondialisation heureuse » mais, en un certain sens, elle continue à parer la mondialisation des vertus de l’internationalisme. C’est bien pour exploiter cette ambivalence que le méga-spéculateur Georges Soros avait accepté de débattre avec les altermondialistes lors du premier Forum social mondial (FSM) de Porto Alegre en 2001. Le PIR et les fondamentaux d’Attac. Par Denise Mendezmembre du Conseil scientifique d'ATTAC Attac a été fondée le 3 juin 1998 en réaction au monopole de pensée instauré par le néolibéralisme à l’échelle mondiale.

Le PIR et les fondamentaux d’Attac

Monopole symbolisé par le slogan de Margareth Thatcher « There is no alternative », pas d’alternative au capitalisme, le socialisme est mort. La fondation d’Attac faisait suite aux divers soulèvements survenus en Amérique Latine contre l’ajustement structurel néolibéral , en Equateur au Venezuela au Mexique avec le soulèvement zapatiste en 1994 , le 1er janvier jour de la création de l’OMC. Attac , en adoptant sa charte internationale le 12 décembre 1998, se situait d’emblée au niveau internationaliste. En donnant la même place aux organisations les plus sectorielles et souvent subjectives , les rencontres internationales du FSM ont perdu progressivement leur rôle dans l’éclairage et la formation politique des organisations les moins politisées . 19 mars 2015 Cet article vous a plu, diffusez-le :

Pascal Blanchard : « L’Afropéen et l’Afrocentriste sont tous deux légitimes et ont des points de rencontres » Nofi consacre son éditorial de ce mois d’avril aux Noirs de France.

Pascal Blanchard : « L’Afropéen et l’Afrocentriste sont tous deux légitimes et ont des points de rencontres »

Il s’agit de faire un gros plan sur cette frange de la population française qu’on écoute pas suffisamment. On parle souvent de cette communauté mais, force est de constater, personne ne la connaît vraiment. Pascal Blanchard, historien et chercheur au CNRS, auteur du livre « La France noire » et co-auteur de la série de trois films « Noirs de France », nous livre son regard. (Interview Nofi) Nofi : Quelle est la singularité du Noir de France ? Comment nommer et distinguer les différents types de Noirs qui vivent en France ? Trois qualificatifs s’imposent depuis une dizaine d’années : Afro-Antillais, Noir et une catégorisation plus géographique (Africains, Malgaches, Antillais, Martiniquais, Sénégalais…) avec plus ponctuellement, dans l’espace communautaire, des qualificatifs plus culturels, comme Wolof ou Yoruba faisant référence aux origines « ethniques » de certaines populations.

On peut être Noir et assimilé en France ? « Pourquoi je n’irai pas au rassemblement contre l’islamophobie aux côtés de l’UOIF » C’est un meeting « contre l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire ».

« Pourquoi je n’irai pas au rassemblement contre l’islamophobie aux côtés de l’UOIF »

Il doit se tenir à la Bourse du Travail de Saint-Denis, le 6 mars. C’est important que des initiatives antiracistes soient lancées, vu le climat actuel. Parmi les signataires : Les antifas du Capab, les écolos de EELV, le NPA ou encore Attac. Mais on trouve aussi l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF), qui affiche pourtant des idées des plus réactionnaires. C’est la deuxième fois (link is external) en quelque mois que cette organisation est associée à une réunion antiraciste, sous prétexte de lutte contre l’islamophobie .

Entendons-nous bien : l’objet de cet article n’est pas de condamner une initiative antiraciste, par ailleurs portée par des organisations tout à fait respectables. Mariage pour tous les intégristes Car l’UOIF est bien une organisation fondamentalement réactionnaire. Déjà le 13 novembre 2012, dans un long texte publié sur son site, l’UOIF s’inquiétait : Musulmans-nationalistes.