background preloader

Humour anti-dominants

Facebook Twitter

Elle est bien cette pub, surtout l'illustration. Manfeels Park. Tout va mieux: Si j'aurais su... This is no very striking resemblance of your own character, I am sure. On peut plus rien dire ! « Pensée unique », « dictature du politiquement correct », « interdiction de critiquer l’islam », « injonction » à soutenir le mariage homo...

On peut plus rien dire !

On ne compte plus, ces derniers temps, les délires paranoïaques sur la police de la pensée et du langage que feraient régner, en France, des minorités toutes-puissantes... On a déjà parlé de cela sur ce site, mais il nous prend l’envie d’en reparler. C’est tout de même incroyable : si on dénigre la lutte pour le droit au mariage et à la parentalité pour les homos, on se fait tout de suite traiter d’homophobe ! A Guide to Derailing Conversations.

L’humour pour les nuls. Depuis quelque temps, à force de l’ouvrir au sujet de l’humour, mes amis militants et moi, on a fini par atteindre certaines oreilles.

L’humour pour les nuls

Et, comme on pouvait s’y attendre, nos propos et nos revendications n’ont pas été du goût de tout le monde. Il faut dire que le sujet est délicat dans une société où il est de bon ton de dire « qu’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde » et ce sans même se demander pourquoi et dans quel contexte Desproges a bien pu dire ça. Bref, captain obvious to the rescue, les gens veulent rire de tout. Ou plutôt, ils veulent rire de ce qu’ils veulent sans se prendre la tête et surtout, sans réfléchir. Les gens veulent rire de tout donc, et craignent pour leur droit à continuer de dire « oogah boogah » devant un noir quand on dénonce leur humour intolérant.

LES ANTIFÉMINISTES. Projet nice guy. PAYE TA SHNEK. “Hé, psst, t’es bonne.

PAYE TA SHNEK

J’me marie avec ton cul moi!” Lille — rue Gambetta. J'avais banni la jupe ce jour la pour éviter cela. “Toi t’as un corps magnifique, tu veux qu’on aille chez moi?” Lyon — place des Terreaux, 16h. “Dans le train c’est pratique, la fille peut pas s’enfuir.” Sur la route entre Paris et la Bretagne — Mon covoitureur très sympathique de 20 ans, après m'avoir raconté comment il a assisté à une scène de harcèlement (il avait bien identifié le non consentement de la jeune fille harcelée) dans un train, tout en “se marrant bien”. “Dis, tu veux bien me branler ?” Paris — XVe Par un homme, la quarantaine, en costume de travail “bien-sous-tous-rapport”. 18h. “Tu veux qu’on te suce la vulve?” Strasbourg — Quai des Bateliers, après un premier refus. “On t’a pas appris à dire ‘merci’, petite putain.

Besançon — 11h30. “Sale pute!” Annecy — rue Sommeiller. “Même avec ça, toi je te prends.” Lyon — Devant le centre commercial Part-Dieu. “Pas beeeelle!” L'INSULTRON VALABLE. Humour Critique et critique de l'anti-politiquement correct. L’humour est une arme. Je vais parler d’humour.

L’humour est une arme

La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Mais voilà, l’humour a bien des formes. Et est parfois instrumentalisé. Peut-on accepter toutes les formes d’humour ? Le blogueur sociologue Denis Colombi en avait déjà parlé plein de fois sur son blog « Une heure de Peine » : l’humour n’est pas une entité abstraite détachée de tout code social.

L’humour pour les nuls. Surveille ton langage ! Si vous avez été envoyé vers cet article par un lien posté suite à vos propos, prenez le temps de le lire, au calme, sans a priori.

Surveille ton langage !

Vous verrez qu’au final, il n’ y a rien de dramatique. Une société de dominations Nous vivons dans une société (ou un agglomérat de sociétés connectées) qui baigne dans les oppressions diverses et variées : racisme, sexisme, homophobie, biphobie, lesbophobie, transphobie, classisme, validisme… Depuis notre naissance, selon notre milieu et notre parcours, de nombreux facteurs influencent notre façon de penser, parler, agir : éducation familiale et scolaire, culture (livres, cinéma, chansons, télé-poubelle ou télé-qualité, patrimoine…), publicités, rencontres, administrations publiques et privées, compositions et ambiances de nos lieux de travail et de loisirs, hasards de la vie.

Hors tous ces facteurs sont eux-mêmes inscrits dans le contexte des dominations évoquées plus haut. Renforcement des oppressions. Pour résumer : Evident ? Pas tant que ça. Humour Critique et critique de l'anti-politiquement correct.