La fin du monde au Japon
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The vast devastation wrought by the earthquake and resulting tsunami that hit Japan on March 11, 2011, may only be matched by the destroyed lives left in their wake. Few survivors have been found, but families continue to search for their sons, daughters, wives, husbands and friends. Threats of a nuclear reactor meltdown and resulting disaster loom. -- Paula Nelson ( 51 photos total )
La « communication de crise » est un art difficile : comment éviter de paniquer les populations, tout en respectant l’exigence de vérité ? Comment anticiper suffisamment pour comprendre le fil des événements, tout en se référant aux faits établis ? Enfin, comment mesurer l’impact de l’information sur les récepteurs situés en dehors de la zone de crise ? Les secteurs industriels à l’origine de la crise craignent évidemment un impact durable de ce type d’accident. A écouter les médias ces derniers jours, une première question vient à l’esprit : pourquoi la dénégation est-elle le modèle standard de l’information de crise ?
Si le monde manifeste son émotion dans une communion informationnelle, c'est le destin de ceux qui sont restés à Fukushima qui intéresse Loïc Rechi pour cette nouvelle chronique. A l’aube de la seconde décennie du XXIe siècle, suivre l’évolution de l’information minute par minute est devenu la cocaïne du peuple. Depuis samedi matin et les premières alertes en provenance de la centrale nucléaire de Fukushima , une sorte de communion informationnelle s’est opérée, minute après minute.