
2011
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En cette veille de Noël, Nicolas Sarkozy est d'humeur compatissante. "Je ne prétends pas qu'on a tout bien fait, je vois vos difficultés" , a-t-il reconnu, l'air peiné, devant des responsables des Restos du cœur qu'il venait rencontrer , jeudi 22 décembre, dans un entrepôt de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Face à la pauvreté, le chef de l'Etat a expliqué que "le logement est absolument la clé" .
Nicolas Sarkozy juge que les HLM sont indûment occupés
Assouplissement des conditions d'expulsion en échange d'un loyer au-dessous du marché, droit à l'achat de leur logement HLM par les locataires : l' UMP a dévoilé, lundi 14 novembre, une vingtaine de propositions pour s' attaquer aux "crises" du logement, le premier poste de dépense des ménages. Des propositions qui seront au cœur de la nouvelle convention du parti présidentiel, mardi, intitulée "Pas de fatalité face aux défis du logement" et destinée comme les précédentes à alimenter le projet du futur candidat Nicolas Sarkozy en 2012. Lundi, le secrétaire général adjoint de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse , ancien ministre du logement, a étrillé le "bilan calamiteux" de la gauche dans ce domaine, affirmant que la majorité finançait aujourd'hui "130 000 logements sociaux par an" contre "41 000" sous Lionel Jospin (1997-2002).
L'UMP veut inciter les locataires de HLM à acheter leur logement
Repenser le logement social et la régulation des marchés locaux de l’habitat
Dossier : Les nouvelles politiques du logement Le constat du déséquilibre structurel des marchés du logement est maintenant largement admis : la « crise du logement abordable », bien documentée ces dernières années par les rapports de la Fondation Abbé Pierre, est symptomatique d’un échec des marchés du logement à garantir tant le droit au logement que la mixité sociale. Livrés à eux-mêmes, les marchés trient, excluent et renforcent les inégalités sociales de revenus et de patrimoine. Au sein des aires urbaines, ils organisent la ségrégation sociale entre quartiers et génèrent un étalement urbain, mettant à mal, avec une puissance économique disproportionnée [ 1 ], l’apparent consensus des politiques publiques sur une nécessaire transition vers une ville durable et solidaire.texte en pdf Le Secrétaire d’État au Logement, Benoits Apparu, affiche un satisfecit sur les résultats de la concertation sur l’emploi des ressources du « 1% logement ». Pour la CGT, la réalité est toute autre. L’État veut prélever dans la poche des 11 500 000 salariés du privé, 3.4 Milliards, pour les années 2012 /2014, afin de financer en ses lieux et place les Agences Gouvernementales ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) et ANAH (Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat). Ce sont donc 300 € qui seront pris dans la « poche » de chaque salarié-e du privé par le biais de la participation des entreprises à l’effort de construction (P.E.E.C). Ce qui hier finançait le logement des salariés du privé va financer le désengagement de l’État dans la politique du logement, que ce soit en matière de construction, de rénovation urbaine ou encore de résorption de l’habitat vétuste et insalubre.
Quand l’État fait les poches des salariés …
Revisiter l’histoire du logement social
À l’heure où les élites politiques s’interrogent sur les politiques de logement et où la communauté des architectes s’implique dans la conception de nouvelles formes d’habitat, les études consacrées à l’histoire du logement social en général et à celle des grands ensembles en particulier, se multiplient. Dans ce contexte, Désirs de toits se propose d’éclairer sous un jour nouveau cette « pierre angulaire de notre société » qu’est le logement, afin de mettre en cause nombre d’idées reçues sur les objectifs poursuivis par les gouvernements successifs, de la loi de 1912 créant les offices publics d’habitations à bon marché à l’actuelle politique de la ville. Issu d’un séminaire mené conjointement par l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et le CNRS, ce recueil est dirigé par l’historienne Danièle Voldman, dont les travaux sur la reconstruction et l’histoire urbaine font autorité.Ils sont députés, sénateurs, maires ou anciens ministres, ils disposent de confortables revenus... et d'un logement social à Paris. Une situation " éthiquement intenable" juge Jean-Yves Mano , élu socialiste, adjoint au maire de Paris chargé du logement, alors que la ville reçoit, chaque année 120 000 demandes pour un appartement à loyer modéré du parc de la capitale, dont seulement 10 % obtiennent une réponse favorable. Un récent rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) juge que "le taux de rotation structurellement faible à Paris" est en parti dû à des occupants "'aisés" que "le coût des logements sur le marché privé" incite "à ne pas quitter leur logement social" , laissant des demandeurs plus modestes chercher un logement dans le privé.
Ces ministres et parlementaires qui s'accrochent à leur logement social
Agir autrement sur le marché du logement
Logements sociaux : ça avance… un peu - Immobilier
Nice, Neuilly, Toulon, Hyères… De nombreuses villes ne veulent toujours pas appliquer la loi sur les logements sociaux. C'est l'un des enseignements forts du palmarès, exclusif, de la Fondation Abbé Pierre 2011 des villes qui respectent - ou non - les objectifs de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU). Une loi qui oblige certaines communes à bâtir 20 % de logements sociaux d'ici à vingt ans. La Fondation mène la même enquête, tous les trois ans. 1,2 million de demandes non satisfaites. Cette année, il y a quand même du mieux, même si le bilan laisse à désirer.À Marseille, 15.000 logements sont menacés par de multiples pratiques douteuses. Un rapport officiel, très discret, en fait un inventaire alarmant. Pour l'heure, la ville tente d'éviter le scandale. C’est désormais prouvé : la ville de Marseille gère ses HLM en multipliant irrégularités, embrouilles, et mauvaises manières. Un rapport de la Mission Interministérielle d’Inspection du Logement Social (Miilos), diffusé en petit comité, dresse un bilan accablant des activités de Habitat Marseille Provence (HMP), l’un des plus gros bailleurs sociaux de la ville. 15.000 logements sur l’ensemble du territoire marseillais.
15.000 logements au bord du scandale
Nouvelle attaque de l'UMP contre la loi SRU
Après la vive attaque contre les minimas sociaux qui, selon M.Wauquiez et quelques autres de la « droite sociale » (on appréciera au passage cet oxymore amusant), devraient être réduits dans leur montant et soumis à une condition d’activité obligatoire non rémunérée, voici que l’UMP veut de nouveau réduire le pourcentage obligatoire de création de logements sociaux dans les communes. Une proposition de loi déposée par une cinquantaine de députés de la majorité vise en effet à modifier le calcul des 20% de logements sociaux contenu dans l’article 55 de la loi SRU. La manœuvre a pour but de faire inclure dans le quota des 20 % l’accession sociale à la propriété les logements acquis au moyen du « PTZ+ » qui est pourtant un dispositif universel bénéficiant à l’ensemble des ménages (même si son montant tient compte des revenus du foyer) et qui n’est donc pas un moyen d’accession sociale.Depuis que le virus des privatisations s'est propagé en France, c'est sans doute le projet économiquement le plus sulfureux et socialement le plus scandaleux : des grandes manœuvres ont commencé dans les coulisses du pouvoir et dans quelques milieux financiers pour avancer vers une privatisation du logement social. Mediapart a recueilli de nombreux indices qui le font clairement apparaître... Abonnez-vous pour avoir accès à cet article immédiatement !
Le logement social, entre privatisation et affairisme...
C'est la privatisation socialement la plus grave qui ait jamais été engagée: le logement social français est en passe d'être livré progressivement à la spéculation. Avec l'appui de l'Elysée, des grandes manœuvres ont commencé en ce sens. L'enquête de Mediapart en apporte de nombreuses preuves, sur fond d'intrigues dans les coulisses du pouvoir et d'affairisme. Abonnez-vous pour avoir accès à cet article immédiatement. Vous êtes abonné(e) Identifiez-vous Je m'abonne

