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Lafarge n'est plus poursuivi pour "complicité de crimes contre l'humanité", mais reste mis en examen pour "financement du terrorisme" EXCLUSIF. Les mails secrets de l’affaire Lafarge qui impliquent le renseignement français. En apparence, tout est simple.

EXCLUSIF. Les mails secrets de l’affaire Lafarge qui impliquent le renseignement français

Le groupe cimentier Lafarge, géant du CAC 40 à la réputation mondiale, aurait coopéré en Syrie avec l’organisation État islamique (EI) pour préserver ses intérêts industriels et son chiffre d’affaires. Telle est, en tout cas, la conclusion provisoire de l’enquête judiciaire ouverte en France depuis 2016. Soupçonné d’avoir versé, entre 2012 et 2014, plusieurs millions de dollars à des groupes armés liés à Daech, le groupe a été mis en examen au mois de juin pour "financement d’une entreprise terroriste" et "complicité de crime contre l’humanité". Huit de ses cadres sont poursuivis à titre personnel, tous ont été écartés et la maison mère franco-suisse, LafargeHolcim, a déploré publiquement "ce qui s’est passé dans [sa] filiale syrienne". Voir aussi la vidéo - Affaire Lafarge : les confidences exclusives de Firas Tlass. Syrie : Lafarge aurait servi d'informateur aux renseignements français. Activités de Lafarge en Syrie : deux responsables mis en examen.

Syrie-Six anciens dirigeants de Lafarge sur la sellette. PARIS (Reuters) - L'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont et son ex-directeur général adjoint opérations Christian Herrault ont été mis en examen vendredi dans l'enquête sur les activités du groupe en Syrie au cours des récentes années de guerre.

Syrie-Six anciens dirigeants de Lafarge sur la sellette

Cela porte à six le nombre d'anciens dirigeants du cimentier sur la sellette. Les juges d'instruction chargés du dossier ont mis en examen les deux anciens dirigeants pour financement d'une entreprise terroriste, mise en danger de la vie d'autrui et violation de la réglementation relative aux relations financières avec l'étranger, a-t-on appris de source judiciaire. Ils ont tous les deux été placés sous contrôle judiciaire avec caution. Financements en Syrie : le patron de LafargeHolcim serait sur le départ. LafargeHolcim serait sur le point d'annoncer la démission du président de son directoire, Eric Olsen, à la suite d'une enquête interne sur les activités d'une ancienne cimenterie en Syrie soupçonnée d'avoir financé notamment l'Etat islamique, selon Reuters, Le Figaro et le Financial Times.

Financements en Syrie : le patron de LafargeHolcim serait sur le départ

Une source citée par Reuters a déclaré qu'il allait y avoir des changements à la tête de LafargeHolcim. Le groupe cimentier a refusé de s'exprimer sur le sujet. Le Figaro, se fondant sur des "sources concordantes", a rapporté samedi qu'Eric Olsen était "proche du départ" et qu'une annonce pourrait intervenir "dans les jours qui viennent, et vraisemblablement dès ce lundi". Syrie : LafargeHolcim reconnaît que son usine a financé des groupes armés. Le groupe a confirmé les révélations publiées par « Le Monde » sans préciser quels groupes armés il avait contribué à financer.

Syrie : LafargeHolcim reconnaît que son usine a financé des groupes armés

Le géant suisse des matériaux de construction LafargeHolcim a admis, jeudi 2 mars, avoir conclu des arrangements « inacceptables » pour assurer la sécurité d’une cimenterie en Syrie, déchirée par la guerre, entre 2012 et 2014. Le groupe reconnaît que la filiale locale qui appartenait alors au français Lafarge « a remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions », sans pouvoir établir les destinataires finaux. « Avec du recul, les conditions exigées pour assurer la continuation du fonctionnement de l’usine étaient inacceptables », conclut l’enquête interne. Selon Le Monde, qui avait révélé l’affaire le 21 juin, ces arrangements ont profité à l’organisation Etat islamique (EI). Négocier des droits de passage.

Jean-Paul Lecoq. Plan social chez Lafarge, « le gouvernement est complice, il doit rendre des comptes. La veille du 15 août, en toute discrétion, les services de l’Etat ont validé intégralement le plan de restructuration concocté en début d’année par la multinationale Lafarge/Holcim et baptisé cyniquement « plan de sauvegarde de l’emploi ».

Jean-Paul Lecoq. Plan social chez Lafarge, « le gouvernement est complice, il doit rendre des comptes

Le projet de licenciement collectif « pour motif économique » de 111 salariés de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville, la fin de la production normande de ciment, le redimensionnement de l’usine en simple station de broyage de clinker importé et l’arrêt de l’exploitation de la carrière reçoivent ainsi non seulement le feu vert mais les encouragements implicites du gouvernement. 111 travailleurs normands seront ainsi licenciés au motif des difficultés économiques de leur employeur ?... Les mots ont-ils perdu à ce point leur sens ? Quand l’injustice sociale rencontre à ce point le renoncement politique, l’heure n’est pas aux lamentations mais à l’action. Ces questions doivent obtenir des réponses claires.

Ciment: Lafarge et Holcim discutent d'une fusion. Lafarge poursuit en 2012 ses efforts de rigueur financière. Pour faire face à la crise, Lafarge supprime 460 emplois dont 90 en France. Le cimentier français Lafarge, numéro un mondial du secteur, a annoncé, jeudi 2 février, la suppression de 460 emplois, dont 90 en France, pour faire face à la crise et adapter ses structures à sa réorganisation.

Pour faire face à la crise, Lafarge supprime 460 emplois dont 90 en France

Les réductions de postes dans l'Hexagone devraient se faire sur la base d'un "plan de départs volontaires" et "sans aucun licenciement contraint", selon le groupe. Le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, avait déclaré en novembre que le plan d'adaptation à la conjoncture ne devrait avoir qu'un impact "limité" sur l'emploi au sein du groupe. A ce moment-là, Lafarge avait annoncé une nouvelle organisation par pays, et non plus par activités, qui se traduisait notamment par une réorganisation de son comité exécutif.