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Financements en Syrie : le patron de LafargeHolcim serait sur le départ. LafargeHolcim serait sur le point d'annoncer la démission du président de son directoire, Eric Olsen, à la suite d'une enquête interne sur les activités d'une ancienne cimenterie en Syrie soupçonnée d'avoir financé notamment l'Etat islamique, selon Reuters, Le Figaro et le Financial Times.

Financements en Syrie : le patron de LafargeHolcim serait sur le départ

Une source citée par Reuters a déclaré qu'il allait y avoir des changements à la tête de LafargeHolcim. Le groupe cimentier a refusé de s'exprimer sur le sujet. Le Figaro, se fondant sur des "sources concordantes", a rapporté samedi qu'Eric Olsen était "proche du départ" et qu'une annonce pourrait intervenir "dans les jours qui viennent, et vraisemblablement dès ce lundi". Le Figaro et le Financial Times soulignent néanmoins que les négociations se poursuivent sur le sort du président du directoire de LafargeHolcim. | LIRE AUSSI : LafargeHolcim admet des pratiques "inacceptables" en Syrie (Avec agences) Syrie : LafargeHolcim reconnaît que son usine a financé des groupes armés. Le groupe a confirmé les révélations publiées par « Le Monde » sans préciser quels groupes armés il avait contribué à financer.

Syrie : LafargeHolcim reconnaît que son usine a financé des groupes armés

Le géant suisse des matériaux de construction LafargeHolcim a admis, jeudi 2 mars, avoir conclu des arrangements « inacceptables » pour assurer la sécurité d’une cimenterie en Syrie, déchirée par la guerre, entre 2012 et 2014. Le groupe reconnaît que la filiale locale qui appartenait alors au français Lafarge « a remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions », sans pouvoir établir les destinataires finaux. « Avec du recul, les conditions exigées pour assurer la continuation du fonctionnement de l’usine étaient inacceptables », conclut l’enquête interne.

Selon Le Monde, qui avait révélé l’affaire le 21 juin, ces arrangements ont profité à l’organisation Etat islamique (EI). Négocier des droits de passage « Des erreurs de jugement » Jean-Paul Lecoq. Plan social chez Lafarge, « le gouvernement est complice, il doit rendre des comptes. La veille du 15 août, en toute discrétion, les services de l’Etat ont validé intégralement le plan de restructuration concocté en début d’année par la multinationale Lafarge/Holcim et baptisé cyniquement « plan de sauvegarde de l’emploi ».

Jean-Paul Lecoq. Plan social chez Lafarge, « le gouvernement est complice, il doit rendre des comptes

Le projet de licenciement collectif « pour motif économique » de 111 salariés de la cimenterie de Saint-Vigor-d’Ymonville, la fin de la production normande de ciment, le redimensionnement de l’usine en simple station de broyage de clinker importé et l’arrêt de l’exploitation de la carrière reçoivent ainsi non seulement le feu vert mais les encouragements implicites du gouvernement. 111 travailleurs normands seront ainsi licenciés au motif des difficultés économiques de leur employeur ?...

Les mots ont-ils perdu à ce point leur sens ? Quand l’injustice sociale rencontre à ce point le renoncement politique, l’heure n’est pas aux lamentations mais à l’action. Ces questions doivent obtenir des réponses claires. Ciment: Lafarge et Holcim discutent d'une fusion. Lafarge poursuit en 2012 ses efforts de rigueur financière. Pour faire face à la crise, Lafarge supprime 460 emplois dont 90 en France. Le cimentier français Lafarge, numéro un mondial du secteur, a annoncé, jeudi 2 février, la suppression de 460 emplois, dont 90 en France, pour faire face à la crise et adapter ses structures à sa réorganisation.

Pour faire face à la crise, Lafarge supprime 460 emplois dont 90 en France

Les réductions de postes dans l'Hexagone devraient se faire sur la base d'un "plan de départs volontaires" et "sans aucun licenciement contraint", selon le groupe. Le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, avait déclaré en novembre que le plan d'adaptation à la conjoncture ne devrait avoir qu'un impact "limité" sur l'emploi au sein du groupe. A ce moment-là, Lafarge avait annoncé une nouvelle organisation par pays, et non plus par activités, qui se traduisait notamment par une réorganisation de son comité exécutif.

Le cimentier avait affiché pour objectif la mise sur pied d'une organisation "plus réactive, pour accélérer le développement du groupe et la croissance de ses résultats".