Limiter le pouvoir des algorithmes. Surveiller les algorithmes ne suffira pas. Il va bien falloir imaginer les encadrer. Deux des chercheurs du sujet ont récemment fait des propositions en ce sens : Albert-László Barabási et Kate Crawford. La fouille de données peut être une arme Pour le physicien Albert-László Barabási (Wikipédia, @barabasi), le spécialiste de l’analyse des réseaux, la façon dont la NSA recueille les données personnelles des Américains a brisé le modèle traditionnel qui lie la science et la société, estime-t-il dans Politico. La plupart des technologies ont plusieurs usages (pensez à l’énergie atomique, au génie génétique…) et on ne peut pas pour autant décider d’arrêter toute recherche du fait des risques qu’une technologie comporte, estime le chercheur, en scientifique. Au lieu de cela, les scientifiques doivent faire preuve de transparence sur les risques et les abus possibles et parvenir à un consensus avec la société pour l’usage de ces technologies.
La non-prolifération : une solution ? "Face à la gouvernementalité algorithmique, repenser le sujet de droit " by Antoinette Rouvroy. Antoinette Rouvroy, National Fund for Scientific Research (FNRS) and Information Technology & Law Research Centre, University of Namur (CRID) Abstract I - Produire la réalité à même le monde : une nouvelle stratégie de gestion de l'incertitude. 1.Gouvernementalité algorithmique et capitalisme. 2.Mise en (n)ombres de la vie même. II - La gouvernementalité algorithmique et le comportementalisme numérique, au-delà de la gouvernementalité néolibérale: des dispositifs qui dispensent. 1. 2. 3. 4. III- L’éprouvante inopérationnalité du droit comme occasion de surgissement du sujet de droit comme puissance. 1. 2. IV- Ressources pour une critique de la rationalité algorithmique : éloge du commun. 1. 2. « Il faut organiser le pessimisme. » V-Envoi :Raconter pour suspendre. La gouvernementalité algorithmique y est explorée d'une manière qui combine trois types d'enjeux étroitement imbriqués: 1) les enjeux sémiotiques et épistémologiques (à quel type de "savoir" donne donc lieu l'"intelligence des données"?)
Why Big Data Is Not Truth. Photo The word “data” connotes fixed numbers inside hard grids of information, and as a result, it is easily mistaken for fact. But including bad product introductions and wars, we have many examples of bad data causing big mistakes. Big Data raises bigger issues. The term suggests assembling many facts to create greater, previously unseen truths.
It suggests the certainty of math. That promise of certainty has been a hallmark of the technology industry for decades. Kate Crawford, a researcher at Microsoft Research, calls the problem “Big Data fundamentalism — the idea with larger data sets, we get closer to objective truth.” Myth 1: Big Data is New In 1997, there was a paper that discussed the difficulty of visualizing Big Data, and in 1999, a paper that discussed the problems of gaining insight from the numbers in Big Data. “But now it’s reaching us in new ways,” because of the scale and prevalence of Big Data, Ms. Myth 2: Big Data Is Objective Myth 3: Big Data Doesn’t Discriminate. Smart Homes: Our Next Digital Privacy Nightmare. The hyper-connected smart home of the future promises to change the way we live. More efficient energy usage, Internet-connected appliances that communicate with one another and cloud-enhanced home security are just some of the conveniences we’ll enjoy.
It’s going to be amazing. It will also open up major questions about privacy. We’re already catching a glimpse of our futuristic living quarters with products like the Nest, the WiFi-connected smart thermostat with an Apple-esque sleekness. Each year, the Consumer Electronics Show introduces us a handful of new connected appliances and household items, each one bringing us closer to the so-called “Internet of things” we keep hearing about. Everybody from giant Internet service providers to scrappy startups are getting in on the smart home game, building products that will make our homes more efficient, secure and livable. Before long, Jetsons-style robots will be feeding our pets.
Government Requests For Personal Data On The Rise. Why the collision of big data and privacy will require a new realpolitik. When it comes to protecting privacy in the digital age, anonymization is a terrifically important concept. In the context of the location data collected by so many mobile apps these days, it generally refers to the decoupling of the location data from identifiers such as the user’s name or phone number. Used in this way, anonymization is supposed to allow the collection of huge amounts of information for business purposes while minimizing the risks if, for example, someone were to hack the developer’s database. Except, according to research published in Scientific Reports on Monday, people’s day-to-day movement is usually so predictable that even anonymized location data can be linked to individuals with relative ease if correlated with a piece of outside information.
Why? The paper, entitled Unique in the Crowd: The privacy bounds of human mobility, took an anonymized dataset from an unidentified mobile operator containing call information for around 1.5 million users over 14 months. What is Personal Data and How Much Personal Data Exists? In 1995, the European Union introduced privacy legislation that defined “personal data” as any information that could identify a person, directly or indirectly. The legislators were apparently thinking of things like documents with an identification number, and they wanted them protected just as if they carried your name. Today, that definition encompasses far more information than those European legislators could ever have imagined—easily more than all the bits and bytes in the entire world when they wrote their law 18 years ago.
Here’s what happened. First, the amount of data created each year has grown exponentially: it reached 2.8 zettabytes in 2012, a number that’s as gigantic as it sounds, and will double again by 2015, according to the consultancy IDC. Of that, about three-quarters is generated by individuals as they create and move digital files. A typical American office worker produces 1.8 million megabytes of data each year. We’re well down this path already. Ricochets - Big Data : la Pythie postmoderne ? En ces temps post-modernes et où les mythes d’antan ne cessent de se rappeler à notre bon souvenir, il est de bon ton de se rappeler de l’auguste distinction de Cicéron*. Celui-ci avait en son temps décrit deux branches de divination, instituant ainsi une vraie différence entre ces deux « arts du pronostic » : la voyance et la mantique. Là où la voyance est naturelle, basée sur les intuitions, les ressentis, la mantique est quant à elle assistée par tous les outils possibles à disposition comme l’étude des astres et des étoiles, la cartomancie ou encore des entrailles d'animaux.
Parmi les plus célèbres oracles, la figure de la Pythie a toujours marqué les esprits. Dans le temple de Delphes, celle-ci était initialement choisie comme une frêle jeune fille, choisie pour sa beauté, son jeune âge, sa virginité et sa chasteté. On la cherchait de préférence dans une maison pauvre où elle eut vécu dans une ignorance entière de toutes choses. Thomas Jamet – Moxie – Président @Tomnever. Pour comprendre la vie privée, il faut la remettre en contexte. Par Hubert Guillaud le 11/05/10 | 7 commentaires | 3,933 lectures | Impression Comment la vie privée se redéfinit à l’heure des nouvelles technologies ? Pour Olivier Glassey de l’Observatoire science, politique et société de l’université de Lausanne, toute la question est de comprendre comment celle-ci évolue à l’heure des identités socialement distribuées. Pour Christian Heller, au contraire, il est temps de basculer dans une société post-privacy dans laquelle ce qui relevait de notre défunte intimité est l’occasion de construire de nouvelles sociabilités.
C’est entre ces deux visions, l’une rationnelle et l’autre provocatrice, qu’a débuté la 5e édition de la conférence genevoise Lift (voir nos couvertures de l’évènement, les années précédentes). La vie publique est-elle la nouvelle norme sociale ? La vie privée est-elle la liberté, un espace où nous pouvons être nous-mêmes sans craindre d’être quelque chose ? Image : Christian Heller sur la scène de Lift par sdufaux. Sur ces mêmes sujets. La valeur sociale de la vie privée.
Souvent, la réponse aux inquiétudes concernant la confidentialité de nos données consiste à dire que « ceux qui ne transgressent pas la loi n’ont rien à se reprocher » : nous n’avons rien à craindre de la collecte massive de données. La vie privée, finalement, n’est qu’un problème de vieux cons. Qu’importe si les caméras de surveillance nous filment, si nos communications sont écoutées, si nos activités sont enregistrées, si nos déplacements sont surveillés, si nos achats sont tracés… : les bons citoyens, employés, consommateurs que nous sommes n’ont rien à se reprocher de cette surveillance généralisée qui n’a pour but que de déjouer ceux qui contournent les règles communes, ceux qui s’en prennent à notre sécurité collective.
C’est l’argument bien connu de la chasse aux terroristes, aux pirates, aux hackers, aux spammers, aux déviants… qui autorise la surveillance de toutes les communications, le filtrage et le bridage de l’internet ou le contrôle des déplacements… Hubert Guillaud. Une démocratisation de la vie privée. “Il y a 15 ans, quand on arrivait au bureau, on n’avait aucun contact autre que professionnel. La vie privée restait en dehors du bureau, on ne faisait que travailler.Et c’est d’ailleurs ce que l’école cherche aussi à apprendre aux enfants : à passer du temps sans leurs parents, à faire autre chose que jouer, et apprendre à se concentrer, avec ses rituels à l’entrée, à la sortie, voire ses uniformes…” Cette dichotomie, propre à la bureaucratie moderne, à la révolution industrielle, répondait à un modèle rationnel séparant les sphères professionnelles, et personnelles.
Ceux qui ne faisaient pas que travailler ou étudier, qui ne parvenaient pas à focaliser toute leur attention sur ce qu’on leur demandait de faire, risquaient d’être mal vus, et sanctionnés. Dans les faits, l’inverse est encore plus vrai : les nouvelles technologies ne servent pas tant à ramener du travail à la maison qu’à ramener de la vie privée au travail. Slides du séminaire EHESS d’Antonio Casilli “Contre l’hypothèse de la fin de la vie privée” (20 nov. 2012. Rank_cdf.eps - paper.pdf.