Une histoire d’Internet. Le Web, c’est folk LOL. Ode aux usagers des ordinateurs, Digital Folklore est un livre qui célèbre la culture amateur d’aujourd’hui et d’hier, invitant le lecteur à une véritable odyssée à travers l’histoire du World Wide Web, sondant la Toile jusque dans ses recoins les plus inavouables et les plus inattendus. Les instigateurs de cette Bible érudite, drôle et décalée, Olia Lialina et Dragan Espenschied, font partie d’une avant-garde artistique qui a exploré le médium dans les années 90, à l’époque héroïque du net.art, bercée par les stridulations d’un modem 28,8 kbit/s, quand le moteur de recherche s’appelait Altavista, que les pages personnelles étaient hébergées sur Geocities et qu’on s’abonnait à des mailing-lists.
Une ère où «le Web était scintillant, riche, personnel, lent et en construction» . Les artistes enseignent tous deux à l’université de Stuttgart Merz Akademie, où Olia anime un cours dédié au folklore digital. Comment définiriez-vous cette notion de «folklore numérique» ? Photo Olia Lialina. Ça ressemblait à quoi un site de presse en 1996 ? Doctissimo, le 4chan des vieux.
Doctissimo, le 4chan des vieux Par Henry Michel Au départ, on est jeune et insouciant. Internet n’est qu’endroit de fêtes et de rires. On passe sa vie sur les threads de 4chan, à collecter les dernières blagues, les photos qui font rire, on choque sa soeur en lui montrant des videos de diarrhées et en faisant “uhu”. On va sur chatroulette, on se gausse de l’inconnu, les filles ne nous nextent pas trop, on parle trankil, on drague. On se murge en boite, on admire sa murge en boite sur tillate, on parle de sa murge en boite sur facebook. Puis vient un âge, il faut que vous le sachiez, où l’on se relève moins facilement des murges de la veille. On a des factures à payer. Les filles sur chatroulette vous nextent alors même que l’image n’a pas fini de charger. C’est le moment précis ou vous sombrez de l’autre côté de la ligne, pour rejoindre la communauté de Doctissimo. Doctissimo, c’est la France, la vraie. Hypocondrie Vous avez déjà visité Doctissimo plusieurs fois ?
Fétichisme. /b/razil. Allez savoir pourquoi, en ce moment, les mags s’intéressent à 4chan. De ce genre d’intérêt sans curiosité qui enfante des articles écrits du bout des doigts, sans passion. Peut-être la faute à Twitter, qui a popularisé la culture même en réduisant le laps de temps qui existait entre la création d’un nouveau même et sa prolifération sur le réseau ? Hier, on a donc eu droit à un papier de Fabrice Ebelpoin, lui-même inspiré d’un mini-dossier de Mathias @Fluctuat, lui même sourcé sur d’innombrables posts de blogs relatant les exploits de la communauté. Deux articles assez mauvais, généreux en confusions et en procès d’intentions. Avec néanmoins un bon point pour Mathias dans sa volonté de dresser un historique fidèle de la board, et un très vilain point pour l’Epelboin qui part en couille sur une parano de l’anonymat à deux balles. 1/ 4chan est une board qui poste du porno, du gore et des lolcats Mais non putain !
Celle-ci, c’est la meilleure. Selon quelles sources ? Exemple no.2 : Like this: L’industrie du LOL et ses difficultés à traverser l’Atlantique | I can has Sarah Palin in my bed L’industrie du LOL et ses difficultés à traverser l’Atlantique Par Vincent Glad Dans sa version primitive, le LOL est un acronyme qui marque le rire sur Internet. Pris isolément, il constitue une réponse automatique à un stimulus humoristique (blague -> “lol”). Utilisé à la fin d’une phrase, il marque l’ironie et constitue un palliatif paresseux à une blague bien construite (“ta sœur est bonne lol”). Imperceptiblement, au tournant du siècle, le LOL s’est transformé pour devenir une banale locution de fin de phrase, assez similaire au “quoi”: “y a une redif’ des experts ce soir lol” ou “je t’aime lol”.
Mais ça, vous le savez déjà. Implanté sur un média jeune et puissant (Canal +), une bande de jeunes (Les Nuls, Les Guignols…) imposait à la France entière ses délires (Régis est un con, “Mangez des pommes”…), qui passaient dans le langage commun et s’imposaient dans les cours de récré et autour des machines à café. Le LOL, des égouts aux bobos. TV et Web de plus en plus consommés ensemble - Etreintes digital. Prométhée ou le cyberprof ? | Owni.fr. La figure du professeur tout-puissant a été désacralisée par Internet, auquel les étudiants recourent massivement, et en premier lieu Google. Face au phénomène, comment adapter l'enseignement ?
Autre temps, autres mœurs Si une très grande majorité des établissements scolaires et d’enseignement privé sont connectés au Net, il n’en reste pas moins vrai que la puissance de l’outil que l’on met entre les mains des élèves reste phénoménale par rapport aux capacités d’appréhension de l’information, de la gestion des flux et du recul critique nécessaire qu’il faut avoir quand on a la « tête dans le flux » (@sabineblanc, @LeGuillaume) !
Tout étudiant normalement constitué est, d’un point de vue générationnel, web-addict ; mais cette réalité dissimule des états de fait forts différents. Hormis l’anecdote d’étudiants en permanence connectés à Facebook en cours quand le wifi local le permet, il est patent que l’enseignement doit permettre à ses ouailles d’avoir accès à un vrai recul critique. Hey! Teacher! Tweet them kids alone! » Article » owni.fr, digita. Utiliser Twitter en classe, c'est simplement adapter les outils pédagogiques à l'évolution de la société, explique Laurence Juin, professeur à La Rochelle. Elle balaye au passage certains clichés sur les jeunes et l'enseignement. Nombreuses occasions entre Intertice mercredi et Educamp samedi de réfléchir sur mon expérience de Twitter en classe.
Ajoutons à ces deux très riches événements, le tapage médiatique qui déferle ces jours-ci. Twitter en classe : est-ce légitime ? -l’enseignant a-t-il besoin de Twitter pour communiquer avec ses élèves ? -l’école doit-elle intégrer les réseaux sociaux puisque appréciés des élèves ? C’est ici l’enseignant et le « jeune » qu’on met au pilori. Oui ! Petits élèves modèles Face à lui, l’enseignant. L’enseignant va mal. Entre l’élève et l’enseignant, Internet ! À Educamp, à Intertice, j’ai eu l’occasion de rencontrer bon nombre d’enseignants et de professionnels de l’éducation avec qui j’échange déjà beaucoup via Twitter. Grands élèves branleurs.
A La Rochelle, on twitte en classe. Icroblogging, Twitter ? Encore des mots barbares que se partagent des millions d'internautes à travers la planète mais qui n'évoquent peut-être rien aux allergiques du clavier et de la souris. Pourtant, c'est le choix fait par une enseignante de lettres, d'histoire-géo et d'éducation civique, Laurence Juin, pour mener une expérience pédagogique avec sa classe de terminale bac pro commerce du lycée professionnel rochelais Pierre-Doriole.
Après un mois de pratique personnelle sur le réseau social Twitter, la professeur a développé une charte d'utilisation de cet outil afin que ses élèves participent et s'expriment durant le cours en 140 signes maximum, soit une ou deux phrases, sur le site Internet. Travailler l'orthographe Cette forme d'éducation aux médias passe aussi par le respect de certaines règles. Pas de langage texto, aucune forme de diffamation ni d'informations personnelles ne doit apparaître.
Plus de clics, moins de bla-bla Les cours prennent alors une autre dimension. Tabula rasa de l’école à papa. Et si on refondait l'enseignement en se basant sur une utilisation systématique des techniques de l’information actuellement disponibles, prenant en compte les jeunes tels qu’ils sont aujourd’hui ? Un exercice de prospective mené par Jean Salmona, nouveau venu sur la soucoupe. Billet initialement publié sur ParisTech Review sous le titre “Un système d’enseignement secondaire base | zéro Photo CC Flickr crunchcandy Comme tous les futurs articles de la série base|zéro, notre article inaugural est un exercice purement intellectuel.
Le système actuel a plus de 2000 ans Dans la quasi-totalité des pays, le système d’enseignement secondaire n’a guère évolué depuis la République d’Athènes, il y a plus de 2000 ans : des « maîtres » s’efforcent de transmettre leur « savoir » à des groupes de disciples en s’adressant directement à eux dans des « salles de classe ». Sirius commencera par analyser les caractéristiques de la population concernée (les enfants de 10-11 ans). Le rôle des parents. Digital journalism » Article » Internet et les jeunes: désolé, ç. Retour sur une étude réalisée par Fréquence écoles, récemment publiée. Elle souligne l'inadéquation entre la prévention et la réalité des risques. Bonne nouvelle pour vos enfants : Internet est moins dangereux que la vie puisque seulement 82,5% des jeunes y ont fait une expérience “malheureuse”, contre 100% dans la vie réelle, de la souffrance à la naissance lorsque l’air pénètre les poumons en passant par les griffes aux genoux et autres garçons expurgeant leur trop-plein d’hormones d’une main aux fesses.
C’est la conclusion d’une étude récente menée par Fréquence écoles, association d’éducation des jeunes aux médias, intitulée “Comprendre le comportement des enfants et adolescents sur Internet pour les protéger des dangers.” Plus sérieusement -quoique…-, l’enquête en question, offre une vision dédramatisante sur le sujet, soulignant l’inadéquation entre la prévention et la réalité des risques. La grande majorité des jeunes n’utilise pas Internet pour élargir son réseau relationnel. Internet, séducteur massif de jeunes, non sans dangers - ActuaLi.
Une étude de Fréquence écoles montre que désormais, les jeunes ont adopté le surf, puisque 99 % d'entre eux pratiquent la toile, avec 44,5 % qui s'y emploient au quotidien. Ces statistiques proviennent d'un questionnaire envoyé à 1000 élèves du primaire au lycée. Élodie Kredens et Barbara Fontar, docteures en sciences de l'information et de la communication ont mené cette analyse durant une année. Que déduit-on de la vision que ces djeun's ont du net ? Trois faits marquants concernant les dangers du web : les images choquantes à caractère violent ou pornographique (47 %), l'usurpation d'identité, notamment l'utilisation de photos sans accord préalable (41,8%), les virus et/ou le piratage (36,4 %) D'où, concluent les sociologues, la nécessité d'un accompagnement. Car deux tiers des sondés seulement évitent les inconnus ou ne leur répondent pas sur le net. Pour 44,9 % d'entre eux, une mauvaise rencontre est un danger primordial via internet.
Sources : , , , Pour approfondir. Blogs, MySpace, Facebook : le tropisme vers "l'efficacité egolog. Selon une récente étude réalisée par le Pew Research Center, la proportion de blogueurs chez les 12-17 ans a été divisée par deux depuis 2006 (de 28 à 14%). A contrario, le taux des jeunes internautes possédant un profil sur un réseau social a bondi de 55 à 73%. Ces tendances étaient évidentes. On assiste juste a un bel exemple d’adaptation guidée par la recherche d’efficacité : moins d’effort, plus de visibilité. En remontant dans l’histoire de l’internet communautaire, on comprend que le succès de MySpace repose sur le basculement de l’activité blog vers une création de communautés. Pour la première fois, l’ergonomie d’un site misait sur la dominance du profil (la vitrine du soi) et non du blog (le contenu). Pour paraphraser De Rosnay, on assistait clairement a la naissance de l’"EGOlogie": « le moi est au centre ». Facebook m’a tuer Aujourd’hui, MySpace a perdu de sa superbe, son audience s’érode de 15% par mois depuis 2008 (selon alexa.com).
Est ce grave? Vos tweets entrent dans l'histoire | slate. De toutes les critiques formulées à l'encontre de Twitter, la plus récurrente est sans doute que ça n'intéresse personne de savoir ce que vous avez mangé au petit-déjeuner. Sauf que, si, en fait il y a des gens que ça intéresse. «Je trouve ça très utile, au contraire», assure Paul Freedman, professeur à l'université de Yale, spécialisé en histoire de l'alimentation. Pour lui, une ode en 140 caractères au Double Down de KFC -en plus des photos que vous avez prises avant de l'engloutir- pourrait très bien constituer un document historique précieux. «Les historiens s'intéressent au quotidien», explique Freedman. «Et Twitter est une ressource incroyable pour ça.» D'où la décision prise par la Bibliothèque du Congrès de Washington la semaine dernière de stocker l'intégralité des archives de Twitter. Publicité Faire encore mieux que les Grecs Mais la conservation numérique a franchi une toute nouvelle étape avec l'archivage de Twitter.
Réponse: les deux. Comment retrouver l'information? Twitter et Google, indicateurs du marché de l'emploi | slate. Les statistiques de l'emploi et des salaires sont d'excellents coups de sonde mensuels sur l'état de santé du marché du travail. Des chercheurs sont désormais persuadés, explique le Wall Street Journal, que ces tendances peuvent être observées avec plusieurs jours ou semaines d'avance sur les baromètres officiels grâce aux requêtes Google, à Twitter et les annuaires téléphoniques. La relative meilleure santé du marché de l'emploi aux Etats-Unis - des chiffres moins mauvais qu'attendus - avait été également repérée par les données extraites des bases de données Internet.
Une étude menée à la demande du Wall Street Journal sur les phrases clés employés sur le site de micro-blogging montre par exemple que le nombre de tweets (messages) qui parlent de chômage, de recherche d'emploi, ou de peur de perdre son job a décliné entre août 2009 et février 2010. Google est parvenu à la même analyse en utilisant sa fonction «Insight». [Lire l'article complet sur le Wall Street Journal] publicité. Les introvertis du web | Owni.fr. Effet de serfs sur la Toile. Internet serait-il en train de devenir la matrice d’un nouveau système féodal, où une poignée de grands seigneurs exploitent des légions de serfs ? Et non cette société de pairs tant célébrée ? On avait déjà l’impression ces derniers temps, en se baladant sur le Net, d’une foule de gueux faisant la manche en ligne, histoire de récupérer quelques sous auprès des généreux internautes afin de réaliser un film, sortir un disque ou financer une ascension au Népal.
Une pratique en pleine expansion appelée crowdfunding , sorte de palliatif honteux de la «culture libre» et de l’économie du don : un pis-aller pour financer la création. Ce dont l’internaute se doute moins, c’est qu’il est lui-même exploité, souvent à son insu. Une exploitation soft et sans douleur, parfois même consentie en échange de services gratuits ou de menues compensations financières, selon le système du crowdsourcing . Le système Recaptcha tient également du crowdsourcing. L’Internet comme miroir des exclusions. L’Internet est souvent présenté comme un facteur de démocratisation.
Le réseau participerait au bon mélange des masses, en mettant en contact des personnes d’horizons et d’intérêts différents. Le professeur et le maçon, l’adolescent et vieillard, le noir et le blanc trouveraient ici un espace ou ces différences ne compterait plus. Ce qui compterait, ce serait les compétence : la capacité à produire un beau texte, celle d’être présent et d’animer un lieu en ligne, ou encore des compétences à jouer remplacerait. En un mot, Internet serait une merveilleuse méritocratie. danah boyd remet tout cela en cause lors d’une conférence au Personal Democracy Forum. MySpace a été un des premiers site de réseau social et le transfert d’une partie de sa population vers Facebook tient pour une part à l’attrait de la nouveauté.
Au final, on a deux espaces, MySpace et Facebook qui s’ignorent totalement l’un l’autre. Danah boyd en tire des conclusions importantes 1. 2. 3. 4. WordPress: J'aime chargement… La pensée éparpillée par la Toile. Êtes-vous multitâches ? Si oui, attention ! | Owni.fr. Nous n’avons jamais été attentifs. Style et smileys. Le courrier électroniqué. Libération annonce la fin des blogs. Dans ce nouveau Web de masse, vous êtes plutôt hacker ou bien co.