éducation - évolution du système

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http://www.cahiers-pedagogiques.com/blog/lesdechiffreurs/ « 250 000 jeunes bacheliers en apprentissage ! » Quelle est la réalité ? Le 22 février 2012, le candidat Nicolas Sarkozy annonce qu’il propose que la terminale du baccalauréat professionnel se fasse systématiquement en apprentissage : « Il faut absolument ... Lire la suite →

Les déchiffreurs de l’éducation | Collectif ….

J'ai choisi pour ce post le plus casse-gueule des sujets : les profs. Autant dire que je m'attends à finir badigeonné de goudrons et de plumes ou crucifié au premier lampadaire public. J'annonce tout de suite la couleur : je suis assez ignorant concernant l'éducation nationale et son fonctionnement. Je connais peu de profs et d'assez loin, ma fille ne fréquente encore que la maternelle et ma dernière visite d'un lycée ou d'un collège date de 25 ans quand j'y usais mes fonds de culottes. Bref, je suis béotien en la matière ou encore dans la position du citoyen-électeur, ce qui revient en somme au même. Ajoutons enfin que j'ai du respect pour les profs, notamment de collège ou lycée et que je ne me verrais pas enseigner les tourments de Madame Bovary à des ados bourrés d'hormones, tenant difficilement plus de 15 minutes en place, gloussant en s'envoyant des SMS pour savoir à qui ils rouleront une pelle à la prochaine récré.

Travailler plus, gagner plus: peut-on vraiment l'appliquer aux profs? - Résultat d'exploitation(s)

http://resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2012/03/profs-temps-de-travail-productivite.html
L'éducation n'est plus nationale. Un rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes que Le Monde s'est procuré montre pour la première fois l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement sur le territoire. Quelque 93 pages d'un travail inédit dévoilent ligne après ligne comment l'Etat donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années. L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22 e rang sur 26. Et c'est la même injustice dans les lycées et collèges.

Education : comment l'Etat favorise les plus privilégiés

http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2012/04/12/ecole-les-moyens-attribues-renforcent-les-inegalites_1684433_1473688.html
Le recrutement des professeurs par les chefs d'établissement est un des grands bouleversements de l'organisation du système scolaire telle qu'elle se met en place dans les collèges et lycées du programme «Éclair» . En recrutant sur des profils spécifiques, l'Éducation Nationale entend adapter la pédagogie aux besoins du terrain. Mais encore faut-il pouvoir établir un constat serein sur l'établissement en question. Désolé, cette vidéo n'est pas disponible sur votre mobile. Le rectorat de Lille vient de provoquer l'ire de la FCPE , principale fédération de parents, classée à gauche, en diffusant une fiche de recrutement pour des postes de professeur dans un collège difficile de Boulogne-sur-Mer. «Carence éducative, culturelle, laxisme», ainsi sont décrits les maux qui frappent ce collège et compliquent la relation éducative. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/09/01016-20120309ARTFIG00517-rectorat-cherche-professeur-pour-conditions-extremes.php

Le Figaro - France : Rectorat cherche professeur pour conditions extrêmes

La réforme de l'université, une catastrophe

Par Eric Marty, professeur de littérature contemporaine à l'université Paris-Diderot Depuis la loi d'autonomie de l'université de la ministre de l' enseignement supérieur Valérie Pécresse, jamais les universitaires ne se sont à ce point trouvés dans la servitude. Ce diagnostic empirique pourrait être une petite leçon de philosophie politique : le pouvoir ne donne des libertés que pour mieux se faire obéir, et l'autonomie aura été, en grande partie, un processus par lequel désormais les enseignants du supérieur se surveillent, s'asservissent, se soumettent eux-mêmes, obéissent par anticipation aux menaces par crainte d'être exclus des lieux de décision. Dure et impitoyable leçon qu'on espère falsifiable : c'est lorsque les universités étaient soumises à un pouvoir centralisé, vertical, "soviétique" disaient certains, que nous étions réellement libres. http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/10/la-reforme-de-l-universite-une-catastrophe_1683111_3232.html

L'école rurale menacée par la RGPP

Par François Jarraud Président du Conseil régional du Limousin, Jean-Paul Denanot est à la fois furieux et inquiet. Après 4 années de suppressions de postes, c'est sa région qui est la plus touchée à la rentrée 2012 avec 4% de postes en moins au primaire et 3,4% dans le secondaire. Une décision qui affectera gravement le quotidien des habitants et qui ruine les efforts de la région. "L'Etat veut faire fonctionner l'école rurale comme celle de la ville". http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/02/23022012_Ecolerurale.aspx
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/22/j-ai-l-impression-qu-on-m-empeche-de-bien-faire-mon-metier_1646650_3224.html

Une enseignante : "J'ai l'impression qu'on m'empêche de bien faire mon métier" - LeMonde.fr

Par Mattea Battaglia avec Geoffroy Deffrennes (Nord), Claudia Courtois (Gironde) et Aurélie Abadie A deux mois du scrutin présidentiel, n'entre pas en salle des professeurs qui veut. Pour prendre le pouls de la profession, il a fallu se contenter de rendez- vous avec des enseignants au "café d'en face" ou au "bistrot d'à côté" . Ceux qui ont accepté de parler un peu d'eux-mêmes sont souvent les plus mobilisés dans leur établissement. Mais pas seulement : parmi eux, aussi, des professeurs au profil plus discret ont dépassé leur réserve, pour témoigner "au nom des collègues qui préfèrent garder le silence, par abattement notamment" , dit Sarah, professeure de français au collège Edouard-Manet, un établissement ZEP de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

Enseignant, un métier en danger ?

Va-t-on vers une pénurie d'enseignants ? Certes, la situation en France, où les enseignants bénéficient du recrutement comme fonctionnaire, n'est sans doute pas comparable avec celle d'autres pays où les conditions d'emploi sont plus précaires. Mais la dernière livraison de l'agence de l'Union Européenne Eurydice livre quelques éléments inquiétants, dont certains repris d'études antérieures. http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/primaire/elementaire/Pages/2012/130_EUrydice.aspx
À La Rochelle, à Bordeaux ou ailleurs, se multiplient les expériences de classes «sans notes». Souvent en 6 e , parfois jusqu'en 4 e , généralement circonscrits à une ou deux classes du collège, ces dispositifs qui fleurissent depuis 2006 reçoivent le soutien des inspections d'académie et les commen­taires élogieux des Cahiers pédagogiques ou de toute autre publication adepte des nouveautés pédagogiques. La rentrée 2011 ne fait pas exception. Impossible d'évaluer le nombre de ces classes expérimentales sur tout le territoire, mais leur mise en avant dénote un mouvement de fond. Et ce alors que le ministre de l'Éducation nationale avait assuré, à l'occasion d'une pétition de personnalités publiée dans Le Nouvel Observateur en novembre 2010 réclamant la suppression des notes à l'école primaire (ce qui est déjà largement répandu), que celle-ci n'était pas à l'ordre du jour. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/24/01016-20111024ARTFIG00736-la-suppression-des-notes-gagne-du-terrain.php

Le Figaro - France : La suppression des notes gagne du terrain

L’école condamnée à produire du capital humain» - Libération

Par VÉRONIQUE SOULÉ Suppressions de postes, résultats des élèves en baisse, enseignants désorientés… L’éducation sera l’un des sujets de la campagne présidentielle et la Nouvelle Ecole capitaliste - le livre de Christian Laval (1), Francis Vergne, Pierre Clément et Guy Dreux - tombe à point pour le nourrir. Les auteurs, enseignants et chercheurs, analysent les transformations en profondeur entraînées par le néolibéralisme dans le système éducatif. Christian Laval, professeur de sociologie à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, revient sur les mécanismes ayant conduit à une redéfinition des missions de l’école au service de l’entreprise et plaide pour un renouvellement de la pensée sociologique. Vous décrivez une «nouvelle école capitaliste» soumise à la concurrence, gérée comme le privé et au service de l’économie : est-elle née sous Sarkozy ? Non, ce serait une grande erreur de le croire. http://www.liberation.fr/societe/01012367077-l-ecole-condamnee-a-produire-du-capital-humain
Votre plaidoyer pour une école "en empathie" avec les élèves repose sur votre expérience personnelle. Quelle est-elle ? J'ai vécu ce que ressentent tous les étrangers qui franchissent l'Atlantique et découvrent l'école française : un choc culturel.

"Ce qui frappe l'étranger que je suis, c'est la 'culture de la salle de classe', impitoyable" - LeMonde.fr

29 août 2011 - A l'initiative du Ministère de l'Education Nationale, Ipsos a recueilli l'avis d'enseignants, CPE et documentalistes stagiaires sur leur formation et les conditions d’exercice de leur métier . Ces nouveaux professeurs et personnels d'éducation stagiaires, qui ont bénéficié de la première année de mise en place de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants lancée en 2009, se montrent globalement satisfaits de leur année. Des enseignants stagiaires satisfaits de leur année Le premier et principal résultat de l’enquête est le bilan globalement positif (87% de réponses positives) que font les stagiaires à l’issue de leur première année d’exercice professionnel. Venus à l’enseignement ou au sein de l’Education nationale pour enseigner, par goût du métier (63%) et pour le contact avec les élèves (59%), ils ont trouvé ce qu’ils espéraient lors de cette première année :

Education nationale : les stagiaires 2010/2011 sont globalement satisfaits de leur année scolaire - Ipsos Loyalty | Ipsos.fr

Lettre d’un enseignant écœuré - le Plus

Avec le Plus, le nouvel Observateur vous propose une expérience inédite d’information. L'objectif est de mettre en valeur les talents et les richesses du web, en vous faisant participer.

Sophie Coignard : « Les politiques ont abandonné l’Education nationale » | VousNousIls

Votre livre s'intitule « Le pacte immo­ral ». Pour vous, la situa­tion du sys­tème éduca­tif résulte donc d'un accord entre plu­sieurs acteurs, d'une volonté délibérée.... Ce titre s'est imposé tard dans la conduite de l'enquête et même dans la rédac­tion du livre. J'y ai vu clair quand j'ai com­pris que les poli­tiques, depuis une ving­taine d'années, avaient décidé dans une sorte d'abandon de sous-traiter la ques­tion de l'éducation natio­nale aux experts. Depuis, en vertu d'un pacte vir­tuel, c'est une sorte de clergé qui gère l'éducation natio­nale, et les ministres qui essaient d'exercer leur auto­rité s'y cassent les dents : Fillon, avec ce qu'il a voulu faire sur la dic­tée ; de Robien, avec le syl­la­bique ; plus récem­ment la réforme des pro­grammes de fran­çais... Les direc­tives ne vont pas jusqu'aux ensei­gnants parce qu'il y a un blo­cage, notam­ment des ins­pec­teurs d'académie.
Forum des enseignants innovants Lyon 2011

Démocratisation scolaire : Dix idées reçues sur les élèves des classes populaires

Depuis la Loi Fillon de 2005, la politique gouvernementale en matière d’école (avec entre autres la note de vie scolaire, l’apprentissage junior, les bourses au mérite, la multiplication des dispositifs « relais », l’accompagnement personnalisé, l’accompagnement éducatif pour les « orphelins de 16 heures », le développement des options à la carte, les groupes de niveau déguisés en groupes de compétences...) n’a fait que renforcer les inégalités. Dans ce contexte, il s’agit d’alimenter notre réflexion et de nous aider à résister. Dossier "Démocratisation scolaire", extrait du bulletin de l’École Émancipée de Loire Atlantique (n°24, décembre 2010) réalisé par Mary David et Marie Haye.