Dette gérable. Le FMI a publié le 14 mai un rapport sur les perspectives des dettes publiques qui montrent que si celles-ci sont en nette progression, elles restent tout à fait gérables à moyen terme.
Seule une forte hausse des taux d’intérêt pourrait mettre en péril la situation budgétaire des pays avancés. Mais, hors mouvements spéculatifs des marchés -sans fondement - celle-ci n’a pas lieu d’être. Le premier message de l’étude du FMI est clair : les perspectives budgétaires sont orientées vers une réduction des déficits structurels (mesurés hors paiement des intérêts de la dette et hors effet de cycle) à l’horizon 2011 – 2015, du fait de l’abandon progressif des politiques de soutien à la croissance. Certes, même en réduction, l’accumulation de déficits continuera à gonfler les dettes publiques des pays avancés qui devraient passer de l’équivalent de 91 % de leur PIB à 110 % en 2015, soit au total une hausse de 37 points de PIB par rapport à leur niveau d’avant crise.
Source : FMI. Dette, inflation et dévaluation, il faut clarifier les choses. - En ces temps de crise et de grands discours sans fondement, il est bon, il me semble, de rappeler quelques notions et de les clarifier.
Ceci afin de ne pas penser de travers, comme c'est malheureusement trop souvent le cas dans nos médias. Il est temps également de rappeler les justifications des dettes et de montrer qu'une bonne part des problèmes que connaissent l'Europe et la France sont le fruit des politiques absurdes qui furent imposées à partir des années 70. Dette intérieure, dette extérieure. Tout le monde aujourd'hui semble s'inquiéter de la dette globale des pays développés et l'on voit des confusions qui sont à mon sens dramatiques pour la compréhension réelle des problèmes de dette. Ainsi avec la crise grecque a-t-on entendu bon nombre de personnes dire, à juste titre, que d'autres pays avaient des niveaux de dette comparable. Quand un pays a une épargne en grande quantité comme c'est le cas du Japon la dette intérieure peut-être recouverte par cette même épargne. Une dette illégitime. Le plan de rigueur que les « marchés » la Commission européenne et les gouvernements de l’Union européenne veulent imposer aux salariés grecs sera bientôt le lot (à des rythmes et des degrés un peu différents) de tous les salariés européens.
Il paraît donc urgent de nous interroger, avec précision, sur le contenu de la dette publique française et de nous poser la question de sa légitimité. Le déficit public en 2009 En 2009, le déficit public atteint, selon l’Insee, 144,8 milliards d’euros, soit 7,5 % du PIB. En 2007, ce déficit représentait 2,7 % du PIB et 3,3 % en 2008. La crise et ses effets ont donc creusé le déficit de 4,2 points de PIB. Le déficit augmente de 80,1 milliards d’euros en un an sous l’effet de la forte baisse des recettes publiques (- 4,3 %) et de la hausse des dépenses publiques (+ 3,8 %). Côté recettes, les impôts sur le revenu et le patrimoine baissent de 16,6 %. Les dépenses augmentent en fonction de deux facteurs. La dette publique en 2009 L’ « effet boule de neige »