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Economie (09/02)

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Zoom sur les plans d’austérité préconisés par certains pays européens. La Grèce et l’Espagne Le Portugal, la Grèce, l’Espagne et l’Italie accélèrent la mise en place de plans de rigueur. Ainsi, la Grèce vient d’adopter un programme drastique d’austérité qui lui permettrait de réaliser plus de 28 milliards d’euros, jusqu’en 2015. Les impôts seront revus à la hausse, tandis que les dépenses publiques seront réduites. À cela s’ajoute la privatisation de nombreuses entreprises, des opérations qui devront fournir une cinquantaine de milliards aux caisses de l’État grec. Notons que cette dernière condition a été dictée par les partenaires européens et le FMI.

L’Espagne, qui fait figure de nation faible aux yeux des investisseurs, va également durcir son plan d’austérité, à partir de la fin du mois d’août. Les plus importantes entreprises du pays, ainsi que l’assurance-maladie seront sollicitées pour contribuer au programme de rigueur. L’Italie et le Portugal. Débat Minc - Montebourg : comment réduire la dette et le déficit ? Faut-il effacer la dette grecque? Dominique Strauss-Kahn aurait-il appuyé là où cela fait mal?

L'ancien patron du FMI a évoqué dimanche soir sur TF1 la nécessité d'effacer une partie de la dette grecque . Des propos qualifiés d'"irresponsables" par François Fillon . La question est pourtant bel et bien d'actualité. Les partisans en Europe d'une annulation partielle de la dette grecque semblent en effet prendre l'avantage dans le bras de fer qui les oppose à ceux pour qui l'Etat grec doit continuer à tout prix de rembourser ses créanciers. La Grèce négocie actuellement âprement avec ses bailleurs de fonds internationaux (FMI, UE et BCE) pour obtenir le versement de la prochaine tranche de 8 milliards d'euros du prêt consenti en mai 2010. L'option est envisagée à mots couverts. Les premières victimes d'une décote de 50% seraient les banques grecques elles-mêmes, qui détiennent environ un quart de la dette publique grecque. Pour comprendre la crise grecque, Dossiers. La "règle d’or" pour protéger les Français du déficit.

Zone euro : les clés pour comprendre la crise de la dette souveraine - Economie. Les agences de notation Créées dans les années 1920 aux Etats-Unis, elles sont pour la plupart anglo-saxonnes : Moody’s, Standard and Poor’s, et Fitch qui appartient à un groupe français, Fimalac. Ces agences sont chargées d’évaluer la solvabilité des Etats et des entreprises, qui les payent pour obtenir une note leur permettant d’emprunter sur les marchés obligataires.

C’est également à elles que revient le rôle d’apprécier la solidité des produits grâce auxquels les transferts de risque de crédit sont réalisés. Les notes des agences Pour un Etat comme pour une entreprise, la note « AAA » est la meilleure. Elle signifie que l’emprunteur n’a aucun mal à rembourser sa dette. Les deux économies de la zone euro, la France et l’Allemagne, font partie de ce club très fermé du triple A. CDS pour « credit default swaps » Le terme est anglais, en français on parle de « couverture de défaillances ». Défaut de paiement. Barroso : la crise de la dette est "le plus grand défi de l'histoire" de l'Europe. La crise de la dette est "le plus grand défi de l'histoire" de l'Union européenne, a estimé, mercredi, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, dans un discours devant le Parlement européen.

"Nous sommes aujourd'hui confrontés au plus grand défi qu'ait connu notre Union dans toute son histoire", a-t-il déclaré en jugeant non seulement "possible", mais aussi "nécessaire" de résoudre la crise "financière, économique et sociale" que traverse actuellement l'Europe. La question des euro-obligations divise Il a confirmé que ses services allaient prochainement présenter des options possibles pour la mise sur pied d'euro-obligations dans les prochaines semaines. "Certaines de ces options pourront être mises en oeuvre dans le cadre du traité existant, tandis que des euro-obligations à part entière nécessiteraient un changement de traité", a-t-il souligné. La question des euro-obligations divise aujourd'hui les États européens.

Plus d'institutions. De l'origine des crises de la dette publique. NEW-YORK - Des emprunts irresponsables par les gouvernements sur les marchés internationaux du crédit nécessitent des prêts irresponsables. Les autorités de contrôle bancaire devraient simplement dire non à ce type de prêt par des institutions qui tombent déjà sous leur compétence. Le prêt à des gouvernements étrangers est à bien des égards intrinsèquement plus risqué que la dette privée non garantie ou que les obligations à haut risque. Les emprunteurs privés doivent souvent offrir des sûretés accessoires, telles que leurs maisons. La sûreté accessoire limite le risque de perte en cas de baisse pour les prêteurs et la peur de perdre des actifs gagés encourage les emprunteurs à agir prudemment. Mais les gouvernements n'offrent aucune garantie et leur principale incitation à rembourser - la peur de subir un arrêté des comptes de la part des marchés internationaux de crédit - provient d'une addiction perverse.

Copyright: Project Syndicate, 2011. Conjoncture : Qui détient les dettes d'État. INFOGRAPHIE - Le marché de la dette est une véritable toile qui relie tous les pays entre eux. Ces liens se chiffrent en milliards de dollars. Et au centre règnent Wall Street, la City de Londres et Pékin. Précisions : • Seuls les flux les plus importants ont été retranscrits pour des raisons de lisibilité. La Banque des règlements internationaux (BRI) ne donne pas le détail des dettes détenues par les banques de certains pays comme la Belgique, le Mexique ou les Pays-Bas. • Le «montant total de la dette publique détenue à l'étranger», tiré des bases de données de la BRI, correspond aux dettes détenues par les banques étrangères des 24 pays pour lesquels l'institution internationale donne le détail des créances internationales. L'exemple des États-Unis est éclairant. . • Le pourcentage (50%) de la dette détenue par les États-Unis est issu d'une estimation de la banque Natixis. » La dette américaine dépasse 100% du PIB » La zone euro peine à rassurer les marchés.

Passer par la case récession. « Les économistes savent tout faire sauf prévoir », soulignait Gérard Debreu, prix Nobel d’économie 1983 et grand libéral français. Ce constat est à prendre au pied de la lettre. Pour jauger du lendemain, les économistes doivent rehausser leurs modélisations économétriques, édifiées sur le passé, par des spéculations psychologiques ou des philosophies de l’histoire, pour lesquelles ils n’ont guère de compétence. Les pronostics de conjoncture économique sont des supputations. Il ne faut pas se fier au ton sentencieux des commentateurs qui ont une casquette d’économiste. Ils pontifient d’autant plus qu’ils ne sont pas sûrs d’eux. A la vérité, chacun se forge une intime conviction et procède par élimination en recherchant, de bonne foi, la possibilité la moins mauvaise. Les politiques de relance adoptées lors de la crise économique de 2008 n’ont pas eu le résultat escompté et, en creusant les déficits, nous ont fait reculer pour mieux sauter dans la crise.

Marc Crapez. Crise de la dette : retarder le moment de vérité. Le krach financier de 2008 n’ayant pas été purgé, la crise de la dette rebondit de plus belle en 2011. En misant sur la relance, on a transféré l’endettement du privé vers le public. On a retardé le moment de vérité. Puis on a retardé la défaillance de la Grèce pour se donner le temps de consolider l’Italie. Et multiplié les incantations sur la relance de la croissance. Peine perdue puisque les particuliers préfèrent épargner que consommer. C’est en absorbant de temps à autre la potion amère de la rigueur qu’une économie reprend des forces en éliminant le superflu. Voilà au contraire des décennies que l’on vit sur l’idée de relance, par la consommation puis par l’investissement. Dans une interview récente, Jean-Paul Fitoussi blâme la rigueur. Le sorcier qui fait pleuvoir On nous explique qu’il n’y a pas vraiment de crise de la dette. Revoilà le sorcier qui fait pleuvoir.

En l’état, la BCE jouerait, le cas échéant, un rôle d’acheteur en dernier ressort.