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Robinvigier

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Aujourd’hui, c’est la Journée internationale du bonheur ! C’est en 2012 que les Nations Unies ont fait du 20 mars la Journée internationale du bonheur, une façon de reconnaître le bonheur comme un objectif fondamental universel et d’impliquer les organismes publics et les individus dans cette quête.

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale du bonheur !

Le sujet ne cesse de fasciner les chercheurs. Tous veulent apporter un élément de réponse à la même question : « Qu’est-ce qui fait le bonheur? ». Certains de leurs résultats les plus récents peuvent paraître surprenants. Une affaire de biologie ? Certains chercheurs avancent que le bonheur pourrait être une question de gênes. Des chercheurs de l’université de Kyoto au Japon ont découvert l’année dernière que ceux qui se sentent plus intensément heureux disposent de plus de matière grise dans la région précunéus du cerveau.

Dépenser du temps et non de l’argent. Le mondial du bonheur : et à la fin, c’est toujours le Danemark qui gagne ! La tradition philosophique qui fait du bonheur un sujet majeur de réflexions sur la condition humaine est fort respectable.

Le mondial du bonheur : et à la fin, c’est toujours le Danemark qui gagne !

Mais la façon dont le bonheur est en passe de devenir une nouvelle pensée unique globalisée, réduite à des statistiques commentées (souvent par des économistes, ce qui n’arrange rien), sur la base d’un quasi-monopole de l’Institut Gallup dans la production des données mondiales, m’énerve de plus en plus. Cette mode planétaire ne date que de quelques années. La « commission Stiglitz » (2008-2009) m’a fourni un lieu d’observation en direct du lobbying ultra minoritaire mais très efficace de ceux de ses membres qui étaient les « spécialistes incontestés » du bonheur statistique. Ils n’étaient que deux sur les 25 membres (34 avec les rapporteurs) : Daniel Kahnemann (prix « Nobel » 2002) et Alan Krueger, son jeune et dynamique disciple à Princeton.

Mais quelle efficacité ! Trouve-t-on certains passages intéressants dans ces rapports ? Premier critère. Le bonheur, tributaire de la société. Le bonheur, concept compliqué et riche en définition.

Le bonheur, tributaire de la société.

Parfois l’assouvissement de tout les désirs et d’autres fois la réalisation de tout ce qui est « bien ». Dans chacune de ses définitions pourtant revient un élément qui est lui aussi omniprésent dans chacune de nos existences. La société. En effet, c’est elle qui détermine ce qui est « bien » ou « mal » pour chaque membre dont elle est constituée. Avez-vous eu votre dose de bonheur aujourd’hui? | Maryse Vallée, intervenante à l'Association des Personnes Proches Aidantes Drummond Plusieurs personnes passent leur vie à rechercher le bonheur sans jamais y parvenir.

Avez-vous eu votre dose de bonheur aujourd’hui?

D'autres semblent s’en délecter à tout instant. Pourtant, en tant qu’être humain, nous sommes tous prédisposés au bonheur. Le bonheur, une idée pas si neuve. Auparavant, on ne se disait pas que le but de la vie était le bonheur, on évoquait plutôt le devoir, la grandeur, la religion, la vérité ou la justice…Aujourd'hui, et alors que nous avons célébré le 20 mars la journée internationale du bonheur lancée par l'ONU, le bonheur est devenu à la fois une norme, une morale et même un devoir.

Le bonheur, une idée pas si neuve

Plus que jamais nous nous devons d'être heureux. "Registre intimiste" Si les propos sur le bonheur ne datent pas d'hier, et remontent même jusqu'à plus de 2000 ans, il n'a jamais autant été médiatisé et autant influent. L'historien et sociologue qui publie "Histoire du bonheur en France depuis 1945" aux Editions Robert Laffont a étudié cette conversion au cours d'un travail minutieux à travers les publications, le cinéma, les journaux intimes, les sondages. "Ainsi, le nombre de publications dont le titre comprend le mot bonheur s'est multiplié par six entre 1945 et aujourd'hui. Une dose toujours plus grande de satisfactions. La conception du bonheur dans les cultures d'ailleurs. Le bonheur, dans la pensée occidentale, est l’aboutissement d’une démarche et d’une construction aboutissant à un état durable de plénitude et de satisfaction ou encore, une jouissance d’une situation.

La conception du bonheur dans les cultures d'ailleurs

Il est à la confluence de plusieurs registres, le sensible, le social, les affects. Travail : du bonheur à l'enfer (dossier) Aimer son travail est considéré aujourd’hui comme un facteur majeur de la réalisation de soi ; plus personne ne veut perdre sa vie à la gagner.

Travail : du bonheur à l'enfer (dossier)

L’engagement est d’ailleurs facteur d’efficacité : comment être efficace si l’on n’est pas engagé, passionné, motivé pour ce que l’on fait ? Mais quelles sont les composantes de cet engagement ou désengagement face au travail ? Voilà ce que ce dossier tente d’explorer. Achille Weinberg explique que trois motifs suffisent à expliquer la motivation à travailler : gagner sa vie, exister socialement et faire des choses intéressantes. Mais ce sont les trois mêmes raisons qui conduisent aussi à le détester… Comme l’indiquent des enquêtes récentes certains trouvent leur bonheur dans des métiers parfois inattendus et peu prestigieux : réparer des motos ou faire de la comptabilité (articles de Marie Deschamps et A.