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Charte des valeurs

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Exception française, par Dominique Vidal (Le Monde diplomatique, février 2004) « Comment est-ce possible ?

Exception française, par Dominique Vidal (Le Monde diplomatique, février 2004)

Comment cette France considérée comme la patrie des droits de l’homme et de la démocratie moderne peut-elle pratiquer une discrimination majeure ? » Telle est, selon le quotidien de Varsovie Gazeta Wyborcza, la réaction des Polonais à l’affaire du voile. On pourrait, certes, la disqualifier en invoquant le poids de l’Eglise catholique en Pologne. Reste que la quasi-totalité des voisins européens s’étonnent de la vivacité du débat français sur cette question. A nombre d’entre eux, le recours à la loi pour interdire le port du foulard paraît même incongru. Rien là d’étonnant, à vrai dire. En matière de foulard, seuls entendent recourir à la loi certains Länder de l’Allemagne fédérale, laquelle compte, il est vrai, 3,2 millions de musulmans (3,8 % de la population), pour la plupart turcs (ou kurdes).

Pareille (...) Taille de l’article complet : 2 211 mots. Vous êtes abonné(e) ? Connectez-vous pour accéder en ligne aux articles du journal. Accès sans abonnement. Quebec’s values charter debate fuels stereotyping, tension: poll. MONTREAL — So much for serenity.

Quebec’s values charter debate fuels stereotyping, tension: poll

As hearings begin Tuesday on the proposed Quebec Charter of Values, a new public opinion poll suggests even some Quebecers who support restrictions on religious symbols in public institutions think the move is already fuelling stereotyping and tension among the province’s communities and is likely to foster civil disobedience. The poll also found substantial confusion among Quebecers about how sternly any charter should be policed, with just over one-third of respondents saying they believe a person who defied the law by refusing to remove a religious symbol ought to be fired.

The poll of 1,000 Quebecers, conducted by Leger Marketing for The Gazette and the Canadian Institute for Identities and Migration, found 48% of Quebecers support the Parti Quebecois government’s plan to outlaw people of faith from wearing religious symbols such as hijabs, kippas, turbans or conspicuous crucifixes while working in government jobs.

L'intégrisme religieux

L'intégrisme anti-religieux. Publications courantes: Droit et justice: Liberté de religion et signes religieux dans l’espace public. 1 Introduction La question des signes religieux dans l’espace public a suscité un vaste débat sur la portée de la liberté de religion dans divers pays du monde.

Publications courantes: Droit et justice: Liberté de religion et signes religieux dans l’espace public

Dans le contexte moderne de mondialisation et de flux sans précédent de migration internationale, des pays traditionnellement homogènes voient s’estomper les lignes qui séparent les sphères établies de l’identité culturelle et, dans certains cas, les gouvernements modifient leurs lois et leurs politiques dans le but de s’adapter à ces changements. Les diverses façons de traiter la question sur les plans politique, législatif et judiciaire ont engendré des interprétations différentes de la liberté de religion telle qu’elle est définie dans les lois nationales et internationales. Le « voile islamique », ou hijab, est l’un des signes religieux les plus contestés dans les débats actuels.

Porté par les femmes, ce voile couvre généralement les cheveux, les oreilles et le cou. 2 Le droit et les pratiques actuels 2.2 Le contexte canadien. Déclaration universelle des droits de l'homme. Haut de page Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10 décembre.

Déclaration universelle des droits de l'homme

Ce document fondateur continue d’être, pour chacun d’entre nous, une source d’inspiration, et pour promouvoir l'exercice universel des droits de l'homme. Pour aller plus loin Droits des enfants, des femmes, des minorités... Découvrez ce que fait l'ONU pour promouvoir les droits de l'homme pour tous : L'ONU et les droits de l'homme Préambule Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression. Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Article premier 1. 1. La crise virtuelle. Seulement 21% des Québécois disent avoir rencontré une infirmière portant un signe religieux au moins une fois au cours des cinq dernières années.

La crise virtuelle

La proportion est encore plus faible pour les autres catégories de professionnels: 10% des personnes interrogées ont eu affaire à un enseignant arborant un signe de foi, 4% un policier et 3% un juge. Parmi les Québécois qui ont été servis par un employé du secteur public portant un vêtement ou un bijou religieux, 59% affirment que cette situation ne les a «pas du tout» mis mal à l'aise, et 87% disent avoir été satisfaits du service reçu.

Ces données démontrent que la mesure-phare de la Charte des valeurs s'attaque à un problème qui n'existe pas. Les raisons de la laïcité ouverte. Le concept de laïcité ouverte, défendu tant par le Rapport Proulx sur la place de la religion à l’école que par le Rapport Bouchard-Taylor est controversé.

Les raisons de la laïcité ouverte

Si la laïcité ouverte s’est imposée, en pratique, au Québec, ses pourfendeurs sont nombreux. Qu’est-ce, donc, que la laïcité ouverte ? La laïcité est souvent définie comme étant la séparation de l’Église et de l’État. Cette définition a le défaut de ne rien dire des finalités que cherchent à réaliser la laïcité. Or, si l’État doit être laïque, pour développer des arguments défendus par John Locke dans sa Lettre sur la tolérance de 1689, c’est qu’il doit à la fois reconnaître l’égalité morale des citoyens et protéger leur liberté de conscience et de religion.