Double Currency. The problem is plain.
If new loans to Greece are arranged, even at lower rates of interest, its debt will rise. If its existing loans are rolled over or sold, the rating agencies may declare default and jittery banks and other investors will expect more interest on new lending. But the solution this week involves a degree of both, in the hope that the compromise will not be too unpalatable to too many. The alternatives – for Greece to default completely and leave the Eurozone or for the zone to announce that it will move to a common fiscal and spending policy – are next to unimaginable. The first would lead to gloom at the prospects for the other countries in difficulty in Europe (Ireland, Portugal, Spain and perhaps Italy), and it’s not clear that anyone could effectively help them all out. As everyone agrees, this week’s compromise will be temporary. In Russia after the end of the Soviet Union many people resorted to barter. It would be open to abuse, of course.
Amartya Sen : "L'euro fait tomber l'Europe" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Amartya Sen Quand, en 1941, Altiero Spinelli, Eugenio Colorni et Ernesto Rossi signèrent le fameux Manifeste de Ventotene, ils appelaient à une "Europe libre et unie".
La déclaration de Milan qui suivit en 1943, fondant le Mouvement fédéraliste européen, réaffirma cet engagement pour une Europe unie et démocratique. Tout cela s'inscrivait dans le prolongement naturel de la quête démocratique de l'Europe inaugurée par le mouvement européen des Lumières, qui, à son tour, inspira le monde entier. C'est pourquoi il est très affligeant que l'on soit aussi peu inquiet du danger qui menace aujourd'hui le régime démocratique de l'Europe, lequel se manifeste insidieusement par la priorité accordée aux impératifs financiers. Il convient ici de distinguer deux enjeux différents. Le diagnostic des problèmes économiques tel que l'établissent les agences de notation n'a en rien le statut de vérité absolue, contrairement à ce que ces dernières prétendent. Economiste. Athènes va (sans doute) quitter l’euro. La situation grecque est chaque jour plus compliquée à suivre.
On va dans le mur et cela est de plus en plus visible si on prend du recul pour regarder les choses de loin et si on oublie les péripéties qui nous bouchent les yeux au quotidien. Quelles péripéties ? Mercredi soir, on a appris qu’une troisième tentative depuis dimanche allait être faite pour former un gouvernement. Le premier essai avait été confié au grand parti de centre droit, Nouvelle alliance. Echec. Côté économie, on a appris dans la nuit que l’Europe allait verser aujourd’hui 4 milliards d’euros d’aide à la Grèce, mais un peu moins que prévu. Et si on se débouche les yeux ou on regarde derrière le rideau, que voit-on ? Quelle est la situation ?