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Cinéma

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In the fade (Aus dem Nichts) : la haine. « Le Procès du Siècle » : l’histoire peut-elle être jugée. Etude du film de Mick Jackson sur le procès ayant opposé le négationniste David Irving à l'historienne Deborah Lipstadt.

« Le Procès du Siècle » : l’histoire peut-elle être jugée

Réalisé par Mick Jackson, le film Le Procès du Siècle (Denial en anglais) propose en deux petites heures de faire revivre aux spectateurs un procès majeur dans l’histoire du négationnisme. Il s’agit d’une véritable gageure, car ce procès en diffamation intenté par le négationniste anglais David Irving à Deborah Lipstadt, professeur d'études juives et d'histoire de l'Holocauste à l’Université Emory (USA), est si complexe et passionnant qu’il aurait pu fournir la matière à une série documentaire beaucoup plus ample dans le temps. Le défi de rendre ainsi compte des quatre mois du procès (et de ses quarante jours d’audience) a donc été relevé avec brio.

Le procès Ecrivain anglais, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale depuis les années soixante, David Irving se laisse progressivement gagner par les thèses négationnistes dans les années soixante-dix, puis quatre-vingt. 6 séries policières à voir de toute urgence - Le vilain petit polar. En 2002, le journaliste David Simon et le scénariste Ed Burns, ancien enquêteur de la brigade criminelle du Baltimore Police Department, créaient The Wire (Sur écoute), série centrée sur la vie des habitants des bas-fonds de Baltimore.

6 séries policières à voir de toute urgence - Le vilain petit polar

En 5 saisons et 60 épisodes, la cultissime création de HBO a posé les jalons d’un tout nouveau genre de série policière : une fiction qui donne autant d’importance à l’enquête judiciaire qu’à des questions sociétales, raciales, de classe ou de genre, ainsi qu’à la mise en perspective des imperfections des hommes ou encore des failles du système judiciaire et pénitentiaire.

Critique : Le Christ aveugle, un film de Christopher Murray. On est un peu gêné de ne pas pouvoir aimer plus Le Christ aveugle de Christopher Murray.

Critique : Le Christ aveugle, un film de Christopher Murray

C’est que le jeune réalisateur chilien a trouvé là un beau sujet à raconter : la foi collective – en l’occurrence religieuse – comme un phénomène se propageant de façon mystérieuse, sans raison ni vecteur tangibles, sans prophète ni dogme (aucun ministre du culte à l’horizon, seulement des dépositaires locaux d’un ensemble de croyances aux formes floues et variables), autour d’un Dieu qui pourrait aussi bien avoir abandonné les Hommes.

Son personnage, un mécanicien nommé Michael, est persuadé (mais il est bien le seul) d’avoir eu une révélation divine. Informé que son ami d’enfance a perdu l’usage de sa jambe, il traverse la pampa désertique pour le visiter en espérant susciter une guérison miraculeuse, rien de moins. Ce qu’il y a de beau dans ce sujet, c’est évidemment son mystère. Critique : Après la tempête, un film de Hirokazu Kore-eda. Hirokazu Kore-eda fait partie des réalisateurs les plus constants et intimistes du cinéma japonais contemporain : creusant son sillon, de Nobody Knows à Notre petite sœur, autour d’une œuvre domestique en demi-tons, il ne cesse de s’intéresser aux modèles familiaux et, à travers eux, à une certaine perception de la cyclicité du temps.

Critique : Après la tempête, un film de Hirokazu Kore-eda

Après la tempête, qui s’était fait discret dans la sélection cannoise Un Certain Regard 2016, sort aujourd’hui avec la réputation d’un objet mineur. Pour autant, à y regarder de près, le film est pétri de qualités, de détails subtils, et se nourrit d’un naturel délicieusement authentique. Famille impossible Après la tempête fait le récit de vie d’un écrivain de quarante-cinq ans récemment divorcé, qui mène une activité de détective privé pour nourrir un projet de roman et cherche dans le même temps à renouer avec son ex-femme et son fils. Critique : Sayônara, un film de Kôji Fukada. Après Harmonium il y a quelques mois, voici que sort finalement dans les salles françaises le précédent film de Kôji Fukada, Sayônara.

Critique : Sayônara, un film de Kôji Fukada

Il nous emmène dans un futur proche, alors que le Japon subit une attaque terroriste qui provoque une catastrophe nucléaire de grande ampleur et l’évacuation progressive de l’archipel vers d’autres pays. Tania, jeune femme atteinte d’une maladie incurable, attend à la campagne un éventuel départ. Leona, sa gynoïde de compagnie, prend soin d’elle. Imprégné de l’œuvre picturale d’Andrew Wyeth, depuis sa photographie en demi-teintes, aux couleurs chaude, jusqu’aux principaux lieux de l’action, le film déploie une atmosphère très particulière, languissante et morbide, à la fois douce et âpre, qui rappelle aussi certains films de Sokourov.

La simple présence parlante à l’écran d’une véritable gynoïde suffirait à en captiver plus d’un-e, mais Fukada, loin d’en faire une facilité, déploie une myriade de problématiques dont cette figure est le centre. Critique : On l'appelle Jeeg Robot, un film de Gabriele Mainetti. Critique : Problemos, un film de Éric Judor. «Valley of Stars», un beau conte onirique qui déborde d'invention. Il existe, dans une île du Golfe persique, un endroit nommé «la vallée des étoiles».

«Valley of Stars», un beau conte onirique qui déborde d'invention

«Les Sauteurs», avec ceux qui regardent au loin, filmés par l'un d'eux. L’affiche indique que les réalisateurs de ce film sont Moritz Siebert et Estephan Wagner, avec un co-réalisateur, Abou Bakar Sidibé.

«Les Sauteurs», avec ceux qui regardent au loin, filmés par l'un d'eux

C’est inexact et choquant. Du moins si on considère que le réalisateur d’un film est celui dont ce film porte le regard. Les Allemands Siebert et Wagner ont eu l’excellente idée de confier une caméra à un parmi les centaines de jeunes hommes qui tentent de franchir la barrière de l’enclave espagnole de Melilla au Maroc pour entrer en Europe. Ce faisant, ils sont les producteurs (au sens plein, qui n'est pas financier) des Sauteurs, et ils en sont aussi les monteurs.

Mais son auteur est sans aucun doute possible celui qui l’a filmé, le Malien Sidibé. Il y a exactement 50 ans, Chris Marker donnait sa caméra aux ouvriers en grève de l’usine Rhodiaceta, il ne lui serait en aucun cas venu à l’idée de signer de son nom les films que les grévistes réalisèrent ainsi. Melilla mon amour Un filmeur Abou Bakar Sidibé, le véritable auteur des Sauteurs.

FESTIVAL POLAR DE COGNAC. « POLAR » 2016 du MEILLEUR ROMAN JEUNESSE « La mort parle tout bas » Brigitte COPPIN – Scrineo « Little sister » Benoît SEVERAC – Syros « Je sais que tu sais » Gilles ABIER – Talents Hauts.

FESTIVAL POLAR DE COGNAC

Étrange bande-annonce pour A Cure for Wellness de Gore Verbinski. Après sa douloureuse dernière expérience chez Disney, Gore Verbinski revient à un genre qu’il a déjà fréquenté par le passé, l’horreur, mais de façon visiblement bien plus originale avec A Cure for Wellness qui se dévoile à travers une première bande-annonce.

Étrange bande-annonce pour A Cure for Wellness de Gore Verbinski

Après son beau et mal-aimé Lone Ranger, Gore Verbinski, l’homme qui a engrangé des bénéfices astronomiques grâce à la saga Pirates des Caraïbes, revient à l’horreur pure et dure. Quinze ans après son remake, plutôt réussi même si pas fondamentalement nécessaire, de The Ring, le voici donc aux commandes de A Cure for Wellness, où il met en scène un scénario signé Justin Haythe (Les Noces rebelles, Infiltré, Lone Ranger). "Maman a tort" : à travers un stage de 3e, une critique du monde de l'entreprise.

Anouk rêvait d'un stage à la télévision, mais le plan tombe à l'eau et la voici pour une semaine dans la compagnie d'assurances de sa mère (Émilie Dequenne).

"Maman a tort" : à travers un stage de 3e, une critique du monde de l'entreprise

Tout juste sortie de l'enfance avec sa bouille ronde et son bonnet à pompon, Anouk (la jeune Jeanne Jestin, très crédible) va découvrir la mesquinerie de la vie de bureau et surtout les compromissions de sa mère pour garder sa place. Marc Fitoussi croque avec jubilation les rituels minuscules du travail. Ta’ang, un film de Wang Bing. Les Ta’ang, une minorité ethnique coincée entre la Chine et la Birmanie, tentent de fuir un conflit militaire et de franchir la frontière chinoise.

Pour son neuvième long-métrage présenté l’hiver dernier à Berlin, en suivant des exilés en mouvement aux confins de la Chine, Wang Bing radicalise la précarité d’un cinéma documentaire qui regarde depuis À l’ouest des rails dans les marges les plus démunies de la société chinoise. C’est dans ce no man’s land sous tension qu’il porte sa caméra, pour un film ballotté, fragmentaire et forcément lacunaire, mais aussi rare, politique et très humain.

Le conflit, dont les raisons profondes nous échappent et qui n’apparaît que dans un hors champ se faisant parfois pressant sur le cadre par le biais du son – bruits de tirs et explosions –, est le point de départ d’un film de survie qui observe la recomposition de solidarités de groupe. « Même les oiseaux se sont enfuis » Nouveau Monde - film 2016. Nocturnal Animals, une adaptation libre de Tony et Susan d’Austin Wright. Tom Ford s'est jeté à l'eau, mais a souhaité faire preuve d'une certaine liberté dans son adaptation, malgré tout : « Le monologue interne de Susan ne pouvait pas s’exprimer avec des mots, il a fallu mettre en scène des moments de sa vie qui ne s’exprimeraient qu’à travers la violence de sa vision du roman de son ex-mari. Il était hors de question de mettre une voix off tout au long du film », explique le réalisateur.

Le livre de Wright est paru au Seuil en 2011 dans une traduction de Philippe Rouard. «Fais de beaux rêves», un beau cauchemar au nom de la mamma. Les premières séquences surjouent quelque chose de vieillot et de conventionnel. Non seulement cette situation d’affection débordante entre une jeune femme et son petit garçon est illustrée de manière insistante et littérale, mais on a l’impression d’avoir vu cent fois cet appartement petit bourgeois italien, ces couleurs grèges un peu délavées, cette imagerie où les sixties n’avaient rien de roaring. « Enfin des bonnes nouvelles », un vent décapant d’idées neuves.

Présentation du film par son producteur : Imaginez que, en s’appuyant sur les nouvelles technologies, les citoyens aient accès à une information claire sur les entreprises, que les modes de consommation en soient totalement bouleversés, que McDonald’s soit contraint de passer au bio pour sauver les meubles ou encore que Google aille au-devant des États pour payer dûment ses impôts… Enfin des bonnes nouvelles est peut-être le premier film de « science économique fiction » ! Il souffle sur ce long-métrage hors-normes, un vent d’idées neuves qui transcendent les clivages traditionnels. En sortant des projections, la majorité des spectateurs se demande pourquoi ces idées n’ont pas déjà été mises en œuvre et comment elles pourraient l’être. « Des projets sont en préparation pour que le film de Vincent Glenn passe vite de la fiction à la réalité », écrit ainsi Patrick Viveret, philosophe et altermondialiste, ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes.

Dernières nouvelles du cosmos : Ce que communiquer veut dire. Aquarius, un film de Kleber Mendonça Filho. La philo vagabonde - Accueil. Nouveau trailer pour The Age of Shadows de Kim Jee-woon. Sortie Ciné - Black Stone, 27 Juillet 2016. La Niña de fuego, Carlos Vermut. Dans l’ombre du magistral La Isla Minima aux derniers Goyas se trouvait un film particulier. Magical Girl, en référence aux héroïnes d’animes japonais, ou La Niña de fuego chez nous. Une référence musicale, comme pour « Balada triste de trompeta« , pour un film qui porte en lui les stigmates d’une Espagne saignée à blanc. Un film parcouru par un fantastique invisible, qui joue admirablement du hors champ, porté par une actrice absolument exceptionnelle : Bárbara Lennie.

Dans le « cinéma de genre espagnol », qui hors des frontières de l’Espagne se limite généralement à du polar ou du film d’horreur, La Niña de fuego vient occuper une place assez spéciale, dans la mesure ou le film est avant toute chose un grand drame. LE CHANT DES HOMMES, LOURD D’ESPOIR.