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Cinéma

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Critique : Hana-Bi, un film de Takeshi Kitano - critikat.com. En 1997, deux films japonais marquent le renouveau d’un cinéma d’auteur japonais indépendant : L’Anguille de Shohei Imamura (Palme d’or au festival de Cannes) et Hana-Bi de Takeshi Kitano, Lion d’or au festival de Venise. Takeshi Kitano est alors surtout connu comme humoriste télé sous le nom de « Beat Takeshi », malgré la réalisation de plusieurs films comme Violent Cop et Kids Return. Le succès fulgurant d’Hana-Bi le projette sur la scène internationale et l’élève soudainement au rang de « nouveau Kurosawa » mêlant influences occidentales et tradition japonaise. Hana-Bi est en effet un drôle de mélange.

Film de yakuza, comédie loufoque, grand poème visuel contemplatif, le chef-d’œuvre de Kitano est surtout une tragédie pudique et sublime où la vie se traverse plus intensément que jamais, dans la conscience aiguë de la mort. « Do you know my poetry ? » Contempler Jouer. Critique : Une vie violente, un film de Thierry de Peretti - critikat.com. Thierry de Peretti avait déjà amorcé son exploration cinématographique de la Corse il y a quelques années avec Les Apaches, portrait d’un groupe de quatre adolescents implosant sous le coup de la pression des clivages sociaux et du racisme dans l’île.

Son deuxième film, Une vie violente, s’écarte de cette actualité pour aborder un sujet non moins brûlant et douloureux, à savoir la période de troubles politiques ayant marqué l’île à la fin des années 1990. Après l’assassinat de son ami Christophe, Stéphane quitte Paris et revient en Corse pour son enterrement. Retranché dans son ancien appartement, il retrace le parcours l’ayant conduit à rejoindre la lutte nationaliste, et l’échec de cette lutte. Un échec qui se solde par la condamnation à mort du protagoniste et de ceux qui l’ont accompagné dans ce combat. Un renouveau manqué À cet égard, la stratégie du film peut surprendre.

Mémoire de la violence Interview-testament Ne reste alors qu’un déchaînement de violence inouï. Critique : Hana-Bi, un film de Takeshi Kitano - critikat.com. Locarno Festival (2) : Lucky, le philosophe du désert. Un chanceux soldat termine sa vie comme un cow boy solitaire. Un désert où l'Amérique mène une introspection enjouée et drôle. Des applaudissements et quelques cris du coeur jaillissent de la salle de projection presse alors que Locarno suffoque ce matin sous la canicule. Le petit vent frais qui nous vient du désert américain s’était mêlé à celui de la climatisation. Lucky, un film lent, au rythme d’une tortue bien nommée «Président Roosevelt» qui met ses pas dans ceux de ce lonesome cowboy quittant le film dans la pause cultissime d’un Lucky Luke de 90 ans. L’Amérique à laquelle John Caroll Lynch rend hommage à travers le personnage de Harry Dean Stanton est rongée par le doute. Un désert et ses cactus Saguaro en forme de cigares plantés dans la roche, le soleil violent du midi ou la lumière rouge flamboyant lorsque les souvenirs deviennent apaisants.

Car John Caroll Lynch insiste à Locarno : «C’est un film sur la vie et non sur la mort.» Disparition: l'acteur américain Sam Shepard - Amériques. L'acteur américain Sam Shepard, connu pour sa présence à l'écran et plusieurs rôles marquants mais aussi pour ses qualités d'auteur, est décédé jeudi, a annoncé lundi un porte-parole de sa famille au New York Times. Agé de 73 ans, Samuel Shepard Rogers, de son nom complet, est décédé des suites d'une sclérose latérale amyotrophique, maladie neurodégénérative également appelée maladie de Charcot, a indiqué Gary Grant, professeur de théâtre à l'université de Bucknell, qui avait mis en scène plusieurs de ses pièces. Pour les spectateurs, Sam Shepard était un acteur charismatique, dont la présence a illuminé « Les moissons du ciel », de Terrence Malik, ou encore « L'étoffe des héros » de Philip Kaufman, en 1983.

Un film pour lequel il avait été nominé aux Oscars avec son interprétation du pilote d'essai Chuck Yeager. Chronologie et chiffres clés. Okja : un film remarquable qui réconcilie militantisme et septième art. Le festival de Cannes a cette année été le théâtre d’une nouvelle polémique. Le film Okja du réalisateur Bong Joon-Ho, qui a d’ailleurs gagné le prix de la polémique, a véritablement jeté un pavé dans la mare, et même plusieurs. Si beaucoup d’encre a été versée concernant son mode de diffusion peu habituel, il serait dommage que cela occulte le fond de ce film qui brille véritablement par son engagement et qui a le grand mérite de soulever plusieurs questions de société encore occultées. Nous avons voulu nous faire notre propre avis sur ce film phénomène, qui, sous couvert d’histoire fantastique, nous ramène à nos propres limites. Un succès cinématographique Ne nous méprenons pas, si le film réunit toutes les conditions d’une très bonne épopée fantastique, son déroulé dénonce toutes les aberrations et les dérives de l’industrie agro-alimentaire.

L’histoire ? C’est donc ainsi que le réalisateur se détourne du monde du cinéma traditionnel pour Netflix, visiblement plus progressiste. Violence et sexualité au Mexique au menu de «La région sauvage» d'Amat Escalante - Culture. Après avoir valu à son auteur le Lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise, La région sauvage sort cette semaine dans les salles françaises. Avec ce film fantastique, le Mexicain Amat Escalante explore la violence de son pays et interroge son rapport à la sexualité. Il était une fois une bête fantastique, tapie au fond d’une sombre forêt. Une créature capable de donner un immense plaisir sexuel à tous ceux qui l’approchaient... ou de les tuer. On ne verra cette bête que par éclairs mais on va suivre les pas de ceux qui découvrent son existence.

Par exemple, cette jeune femme, Ale, qui vit avec son mari et ses deux enfants. Ale a un frère homosexuel, que son mari interdit pour ainsi dire de visite. Entre réalisme et fantastique A 38 ans, Amat Escalante est l’un des chefs de file du cinéma mexicain. Son ambition ? Chronologie et chiffres clés. Critique : Rara, un film de Pepa San Martín - critikat.com. Inspiré de la véritable histoire d’une femme juge privée de la garde de ses enfants en raison de son homosexualité, Rara pourrait n’être qu’un film-dossier de plus dont la mécanique scénariste reposerait avant tout sur un principe d’opposition entre le progressisme d’un discours et un contexte rétrograde : ici, il s’agirait d’offrir une plongée dans la société chilienne contemporaine dont l’apparente modernité en termes de mœurs (les couples homosexuels y sont désormais reconnus par la loi) est mise à rude épreuve par les automatismes patriarcaux et conservateurs d’un pays encore fortement imprégné de tradition catholique.

Bien heureusement, dès les premières séquences, on comprend que Pepa San Martín n’a pas voulu faire de son film un exposé sociologique à coup de scènes édifiantes. Critique : Le Grand Méchant Renard et autres contes..., un film de Benjamin Renner, Patrick Imbert - critikat.com. Que peuvent bien avoir en commun un lapin et un canard déguisés en Père Noël, un renard qui couve des poussins, un tarsier (ce petit primate aux grands yeux) venu de Chine et une cigogne bavarde ? Pas grand-chose, si ce n’est de sortir de l’imaginaire fourmillant de Benjamin Renner, qui signe avec Patrick Imbert une belle adaptation cinématographique des contes tirés de sa bande-dessinée, le Grand Méchant Renard. Sous la forme d’un petit spectacle de fin d’année mis en scène par les animaux de la ferme, trois histoires joliment déjantées se succèdent : Un bébé à livrer, Le Grand Méchant Renard, et Le Noël parfait.

Renard mal léché Après le succès d’Ernest et Célestine il y a quelques années, on entre ici dans l’univers de l’animateur, plus proche de la drôlerie des Contes du chat perché que du lyrisme de Gabrielle Vincent. Tous en scène Cette veine parodique fonctionne d’autant mieux qu’elle s’attaque au monde de la ferme, dont le film bouleverse l’ordre rigide et les rôles bien établis. "Ava", drame lumineux sur une adolescente malvoyante. Surréalisme En prenant pour thème la cécité, Léa Mysius privilégie l’image. La disparition progressive de la vue chez Ava guide la lumière, les cadres du film. Son quotidien bousculé par l’extraordinaire de la perte de la vue l’oriente vers le surréalisme, au rythme syncopé de rêves, de scènes oniriques articulées comme des collages. Il y a du conte dans ce film à la construction remarquable, à l’action toujours renouvelée. "Ava" : la bande annonce Raconté du point de vue d’Ava, c’est aussi à une débutante que Léa Mysius confie le rôle, Noée Abita, qui raconte son histoire à la première personne.

Lumière noire Film sur la disparition de la lumière, Léa Mysius la galvanise avec son chef opérateur, débutant lui aussi, Paul Guillaume, dans des gammes diverses, qui suivent la progression de la cécité. Noée Abita dans "Ava" de Léa Mysius © Bac Films Laure Calamy, Noée Abita dans "Ava" de Léa Mysius. «Wulu», vigoureux thriller africain porté par le silence de son héros. In the fade (Aus dem Nichts) : la haine. Que dire de Aus dem Nichts excepté qu'il ne faudrait rien en dire, sous peine de déflorer l'émotion brute qui va étrangler le spectateur ? On soulignera d’abord que Fatih Akin a offert un magnifique rôle de femme à Diane Krüger (récompensée par le Prix d’interprétation, NDLR), passant par toutes les stations de la souffrance et du combat, sans jamais que le rôle ni l'actrice ne versent dans le pathos.

La silhouette de moineau, le regard tendu vers un horizon impossible, les tatouages qui dessinent sur son corps une jeunesse encore rock et rebelle, font de Katja, une jeune Allemande de son temps qui mène une vie heureuse, que la haine va dévaster. Car In the fade (Aus dem Nichts) est un film sur la haine. In the fade (Aus dem Nichts) de Fatih Akin, 2017, Allemagne, Durée : 106 mnSélection Officielle, en compétition. « Le Procès du Siècle » : l’histoire peut-elle être jugée.

Etude du film de Mick Jackson sur le procès ayant opposé le négationniste David Irving à l'historienne Deborah Lipstadt. Réalisé par Mick Jackson, le film Le Procès du Siècle (Denial en anglais) propose en deux petites heures de faire revivre aux spectateurs un procès majeur dans l’histoire du négationnisme. Il s’agit d’une véritable gageure, car ce procès en diffamation intenté par le négationniste anglais David Irving à Deborah Lipstadt, professeur d'études juives et d'histoire de l'Holocauste à l’Université Emory (USA), est si complexe et passionnant qu’il aurait pu fournir la matière à une série documentaire beaucoup plus ample dans le temps.

Le défi de rendre ainsi compte des quatre mois du procès (et de ses quarante jours d’audience) a donc été relevé avec brio. Le procès Ecrivain anglais, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale depuis les années soixante, David Irving se laisse progressivement gagner par les thèses négationnistes dans les années soixante-dix, puis quatre-vingt. Critique : Le Christ aveugle, un film de Christopher Murray. On est un peu gêné de ne pas pouvoir aimer plus Le Christ aveugle de Christopher Murray. C’est que le jeune réalisateur chilien a trouvé là un beau sujet à raconter : la foi collective – en l’occurrence religieuse – comme un phénomène se propageant de façon mystérieuse, sans raison ni vecteur tangibles, sans prophète ni dogme (aucun ministre du culte à l’horizon, seulement des dépositaires locaux d’un ensemble de croyances aux formes floues et variables), autour d’un Dieu qui pourrait aussi bien avoir abandonné les Hommes.

Son personnage, un mécanicien nommé Michael, est persuadé (mais il est bien le seul) d’avoir eu une révélation divine. Informé que son ami d’enfance a perdu l’usage de sa jambe, il traverse la pampa désertique pour le visiter en espérant susciter une guérison miraculeuse, rien de moins. Ce qu’il y a de beau dans ce sujet, c’est évidemment son mystère. Critique : Après la tempête, un film de Hirokazu Kore-eda. Hirokazu Kore-eda fait partie des réalisateurs les plus constants et intimistes du cinéma japonais contemporain : creusant son sillon, de Nobody Knows à Notre petite sœur, autour d’une œuvre domestique en demi-tons, il ne cesse de s’intéresser aux modèles familiaux et, à travers eux, à une certaine perception de la cyclicité du temps.

Après la tempête, qui s’était fait discret dans la sélection cannoise Un Certain Regard 2016, sort aujourd’hui avec la réputation d’un objet mineur. Pour autant, à y regarder de près, le film est pétri de qualités, de détails subtils, et se nourrit d’un naturel délicieusement authentique. Famille impossible Après la tempête fait le récit de vie d’un écrivain de quarante-cinq ans récemment divorcé, qui mène une activité de détective privé pour nourrir un projet de roman et cherche dans le même temps à renouer avec son ex-femme et son fils. Infusion cinématographique. Critique : Sayônara, un film de Kôji Fukada. Après Harmonium il y a quelques mois, voici que sort finalement dans les salles françaises le précédent film de Kôji Fukada, Sayônara. Il nous emmène dans un futur proche, alors que le Japon subit une attaque terroriste qui provoque une catastrophe nucléaire de grande ampleur et l’évacuation progressive de l’archipel vers d’autres pays.

Tania, jeune femme atteinte d’une maladie incurable, attend à la campagne un éventuel départ. Leona, sa gynoïde de compagnie, prend soin d’elle. Imprégné de l’œuvre picturale d’Andrew Wyeth, depuis sa photographie en demi-teintes, aux couleurs chaude, jusqu’aux principaux lieux de l’action, le film déploie une atmosphère très particulière, languissante et morbide, à la fois douce et âpre, qui rappelle aussi certains films de Sokourov. La simple présence parlante à l’écran d’une véritable gynoïde suffirait à en captiver plus d’un-e, mais Fukada, loin d’en faire une facilité, déploie une myriade de problématiques dont cette figure est le centre. Critique : On l'appelle Jeeg Robot, un film de Gabriele Mainetti.

Dans la banlieue pauvre de Tor Bella Monaca, Enzo, trentenaire solitaire et taiseux, vit de petits larcins, qui lui permettent de passer ses journées à manger des crèmes vanille et à regarder des films pornographiques dans un appartement délabré (pour employer un euphémisme). Alors qu’il est poursuivi par la police, le petit délinquant se cache derrière une péniche sur les rives du Tibre, et met accidentellement les pieds dans un baril de matériaux radioactifs flottant sous le bateau, qui lui confère alors une force surhumaine. Peu après, Enzo accompagne son voisin Sergio récupérer des ovules de cocaïne : l’opération tourne mal, l’un des migrants meurt d’overdose et l’autre tire à bout portant sur les deux hommes. Survivant aux balles, Enzo se consacre à des vols où il se sert de sa force, et qui lui valent de devenir rapidement une célébrité sur YouTube. . « Mais t’es qui, bordel ? Des comics au comique.

«Valley of Stars», un beau conte onirique qui déborde d'invention. «Les Sauteurs», avec ceux qui regardent au loin, filmés par l'un d'eux. Étrange bande-annonce pour A Cure for Wellness de Gore Verbinski | Filmosphere : cinéma, blu-ray, série, TV, VOD. "Maman a tort" : à travers un stage de 3e, une critique du monde de l'entreprise. Ta’ang, un film de Wang Bing. Nouveau Monde - film 2016. Nocturnal Animals, une adaptation libre de Tony et Susan d’Austin Wright.

«Fais de beaux rêves», un beau cauchemar au nom de la mamma. « Enfin des bonnes nouvelles », un vent décapant d’idées neuves. Dernières nouvelles du cosmos : Ce que communiquer veut dire. Aquarius, un film de Kleber Mendonça Filho. La philo vagabonde - Accueil. Nouveau trailer pour The Age of Shadows de Kim Jee-woon | Filmosphere : cinéma, blu-ray, série, TV, VOD. Sortie Ciné - Black Stone, 27 Juillet 2016. La Niña de fuego, Carlos Vermut.

LE CHANT DES HOMMES, LOURD D’ESPOIR.