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Dossier : Les mémoires de la guerre d'Algérie

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Les mémoires de la guerre d'Algérie en France. Les mémoires de la guerre d'Algérie en Algérie. Pierre Vidal-Naquet et son engagement contre la torture pendant la guerre d’Algérie. Les APIs permettent de charger des scripts : géolocalisation, moteurs de recherche, traductions, ...

Pierre Vidal-Naquet et son engagement contre la torture pendant la guerre d’Algérie

Les APIs permettent de charger des scripts : géolocalisation, moteurs de recherche, traductions, ... Services visant à afficher du contenu web. Services visant à afficher du contenu web. Les services de mesure d'audience permettent de générer des statistiques de fréquentation utiles à l'amélioration du site. Les services de mesure d'audience permettent de générer des statistiques de fréquentation utiles à l'amélioration du site. Benjamin Stora, historien de la mémoire de la guerre d'Algérie. Benjamin Stora a vu le jour le 2 décembre 1950 en Algérie, dans le vieux quartier juif de Constantine.

Benjamin Stora, historien de la mémoire de la guerre d'Algérie

Il y passe son enfance, comme il le raconte dans Les Clés retrouvées (Stock, 2015). Cette enfance se passe en grande partie à l’ombre de la guerre d’Algérie. Benjamin Stora explique notamment avoir passé une grande partie des deux dernières années de la guerre dans la maison familiale, ne sortant plus que très peu. Il raconte aussi avoir été souvent réveillé la nuit par les plasticages de l’OAS en 1961 et 1962. Il a onze ans lorsqu’il quitte l’Algérie avec sa famille en juin 1962. Cet entretien avec l’historien Benjamin Stora est extrait de l’émission Caractères diffusée le 22 novembre 1991 sur FR3. Interview du général Aussaresses à propos de la torture pendant la guerre d’Algérie.

Contexte historique Publication : 29 mai 2018.

Interview du général Aussaresses à propos de la torture pendant la guerre d’Algérie

Témoignages de victimes de la torture pendant la guerre d'Algérie. Pendant la guerre d’Algérie, l’armée française a recouru de façon quasi systématique à la torture contre les suspects de soutenir la cause du FLN.

Témoignages de victimes de la torture pendant la guerre d'Algérie

Raphaëlle Branche montre que dès la bataille d’Alger en 1957 la torture est devenue « l’arme reine du conflit », « une violence employée à dessein, pour gagner » (La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie). Pratiquée pendant toute la guerre, elle a été impulsée ou couverte par les autorités militaires et politiques. Pourtant, dès 1955, des témoignages parus dans France Observateur ou L’Express révèlent son usage. Mais c’est avec l’affaire Maurice Audin que la torture « apparaît au grand jour » (B. La mémoire divisée des pieds-noirs. Les « pieds-noirs », terme à l’origine incertaine désignant les Européens d’Algérie, formaient une communauté nombreuse.

La mémoire divisée des pieds-noirs

Quelque 984 000 Européens vivaient sur le sol algérien en 1954 lorsque la guerre a éclaté, représentant 10 % de la population totale. À partir du 19 mars 1962, ils quittent en masse l’Algérie (voir Les rapatriés d'Algérie). Cet exode pour la métropole concerne un million de personnes.Devenus « les rapatriés d’Afrique du Nord », ils s’installent un peu partout en France mais leur choix se porte principalement sur les régions méditerranéennes. Selon Jean-Jacques Jordi, 400 000 rapatriés se sont établis dans le Sud-Est. Leur installation en France est difficile. Qui sont les harkis ? Un harki, c'est un soldat.

Qui sont les harkis ?

Enfin... c'était un soldat, pendant la guerre d'Algérie. Elle commence en 1954. À l'époque, l'Algérie est une colonie, occupée et dirigée par la France. Les Algériens sont divisés : ceux qui veulent l'indépendance se battent contre l'armée française. Pas les harkis. 1962, fin de la guerre. Producteur : Play Bac Presse; France Télévisions Année de copyright : 2018.

La reconnaissance de la guerre d'Algérie par la loi (1999) La guerre d’Algérie a longtemps été une « guerre sans nom », selon le titre du documentaire réalisé par Bertrand Tavernier (1992).

La reconnaissance de la guerre d'Algérie par la loi (1999)

Dès son début en 1954, les autorités françaises ont en effet refusé d’employer le mot « guerre » pour la désigner, choisissant à la place « des mots censés démilitariser le conflit » (R. Dalisson, Guerre d’Algérie. L’impossible commémoration, p. 98). L’inauguration du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats. Le 5 décembre 2002, le président de la République Jacques Chirac inaugure un Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, à Paris.

L’inauguration du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats

Jusque-là aucun site n’avait été spécifiquement dédié à la commémoration nationale de ce conflit. Certes le 16 octobre 1977 un soldat inconnu d’Algérie avait été inhumé, en présence du président de la République Valéry Giscard d’Estaing, dans la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, mais sa tombe n’était pas pour autant devenue un lieu de mémoire national. Le 19 mars, date contestée de la commémoration de la guerre d’Algérie. Jamais depuis 1962 une date commémorant la fin de la guerre d’Algérie ne s’est imposée.

Le 19 mars, date contestée de la commémoration de la guerre d’Algérie

Cette absence de consensus est d’abord due au refus des autorités françaises de reconnaître officiellement cette guerre jusqu’en 1999 (voir La reconnaissance de la guerre d'Algérie par la loi). Elle s’explique également par la volonté d’occulter une défaite. Enfin et surtout, elle trouve sa source dans l’impossibilité de trouver une date. Faut-il choisir le 18 mars, jour de la signature des accords d’Évian ? Le 19 mars, jour d’entrée en vigueur du cessez-le-feu en Algérie ?

Le 19 mars recueille les suffrages de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA), qui revendique 370 000 adhérents, ainsi que des partis de gauche. Quand l'histoire fait dates - 17 octobre 1961, un massacre colonial. Rapport Stora 2021 : Comment réconcilier les mémoires française et algérienne ? Enseignement de la guerre d’Algérie : « Au lieu de nous diviser, comprendre l’histoire nous unit »

La série de témoignages « Territoires vivants » paraît dans « Le Monde de l’éducation ».

Enseignement de la guerre d’Algérie : « Au lieu de nous diviser, comprendre l’histoire nous unit »

Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien. « Territoires vivants ». Rapport Stora, reconnaissance de la responsabilité de la France dans l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjel, ouverture des archives, jusqu’à la commémoration récente du cessez-le-feu du 19 mars 1962, l’actualité mémorielle récente montre que tout ce qui touche à la guerre d’Algérie est encore à vif dans la société française. Or, enseigner sur ce sujet peut s’avérer bien plus serein qu’on ne l’imagine spontanément. De quoi avons-nous peur ? Article réservé à nos abonnés Lire aussi En « facilitant » l’accès aux archives de la guerre d’Algérie, Macron poursuit sa politique des « petits pas » sur la réconciliation mémorielle Gennevilliers a abrité dans les années 1950 un bidonville accueillant une population algérienne.