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La bourde d'Estrosi
Pearltree relatif à la bourde d’Estrosi (articles et vidéos) : Même si la situation n’est évidemment pas comparable puisque, contrairement à notre Vème république, le régime de Weimar n’a jamais bénéficié d’une démocratisation en profondeur, tout ceci devrait inciter le gouvernement à la prudence. On ne bâtit pas une politique sur la peur.
Estrosi, la palme de l’ignorance historique | Reversus
C'est un discours datant du 26 novembre, où le ministre de l'Industrie et maire de Nice Christian Estrosi annonçait son intention d'établir un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans sa ville. Du coup, un passage de cette allocution est passé inaperçu: celui où il estime qu'un débat sur l'identité nationale en Allemagne durant les années 30 aurait pu permettre d'éviter la seconde guerre mondiale. Source: le site de Christian Estrosi
Pour Estrosi, un débat sur l'identité nationale aurait pu bloque
Selon Estrosi, Besson aurait évité la Seconde Guerre mondiale |
« Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris de s'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être aurions nous évité l'atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne. » Comment imagine-t-il les choses « à la veille du second conflit mondial » ? Le ministre suggère-t-il que le Führer allemand, Adolf Hitler alors au pouvoir, aurait dû organiser un large débat, au sein du NSDAP, le parti National-Socialiste, par exemple (seule véritable structure politique) sur l'identité allemande et l'apport des lumières ?
Estrosi n'a pas dû prendre l'option histoire
N’en déplaise à Christian Estrosi – car c’est bien de lui qu’il s’agit ! – la xénophobie et le racisme allemands ne datent nullement du XXe siècle ni du nazisme . Pour trouver les racines du nationalisme allemand – « pangerrmanisme » - il faut remonter au début des années 1800 et précisément aux guerres napoléoniennes qui ressuscitèrent le désir de la « Grande Allemagne » - « Magna Germania » de la Germanie antique - ainsi que l’unité politique de l’ancien « Saint Empire romain germanique » , survivance de l’Empire de Charlemagne, fondé en 962 par Othon 1er et dissous en 1806 alors qu’il était loin de rassembler la totalité des Etats de langue allemande – la puissante Prusse n’en faisait pas partie – et qu’il était morcelé depuis la Réforme en une multiplicité de petits Etats, ceux qui étaient dirigés par des princes protestants ne se référant évidemment plus à Rome.
N’allons pas trop vite en besogne, toutefois, Christian Estrosi dit « peut-être « , ce qui implique un « peut-être pas « . Car peut-être, s’il se trompe, son propos serait-il une pure aberration, évidemment dépourvue de la moindre pertinence historique. Alors il a raison de réserver cette hypothèse, Christian. Peut-être même est-ce une grosse bêtise, historique et politique, d’invoquer cette période de l’Histoire. Car à vrai dire, à « la veille du conflit mondial », le petit caporal n’a-t-il pas entendu magnifier une certaine identité du peuple allemand ?
tu m'intéresses ! » Avec Nicolas Sarkozy, contre Adolf Hitler
abiker: Gallo dans Nice Matin embo ...
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Autre séquence, autre bourde : celle du prix du timbre. Invité de Bourdin lors des débats sur le changement de statut de la Poste, il avait été incapable de donner le tarif d’affranchissement d’une simple lettre. Personne sur le plateau de « Parlons net » ne veut revenir sur cette histoire. Christian Estrosi, lui, oui. Et de multiplier les explications alambiquées. C’est bien de justifier ses bourdes à tout-va.
Estrosi ou quand la bourde devient une arme politique
Identité Nationale: Sarkozy veut reprendre la main
Les ministres, eux, n'existent désormais que dans la surenchère. C'est bien le problème du chef de l'Etat. Eric Besson s'est ainsi placé, en l'espace de quelques mois, au premier plan de l'échiquier politique UMPiste. Son récent débat sur l'identité nationale, mal pensé, mal posé, mal contrôlé, vire sans doute au désastre xénophobe. Mais le ministre de l'identité nationale s'en fiche. Il s'est placé dans le premier cercle.
Voilà le danger qui peut survenir lorsque l’on manie la question identitaire dans un cadre totalitaire. En revanche, il est parfaitement légitime qu’un Etat démocratique s’en empare plutôt que de l’abandonner aux démagogues, à je ne sais quel aventurier de la politique, à je ne sais quel gourou attiseur de haine. Pour ma part, je crois que l’identité française est une identité qui rassemble : juifs, Noirs, Blancs, protestants, catholiques, musulmans, celui qui croit au ciel et celui qui n’y croit pas… Tous, à la condition que chacun adhère sincèrement à ses valeurs, les valeurs de la République, qui ne sont fondées ni sur la race, ni sur la religion, ni sur l’appartenance sexuelle. Parce qu’une identité qui ne rassemble pas, c’est une identité vide, une identité en déclin. L’identité française, elle, est une identité vivante, une identité d’avenir.
Hitler a manipulé l’identité allemande - Libération



