
Halde Longuet
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Officiellement, le scénario est rodé. La Haute Autorit é de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) a bien travaillé et les Français sont demandeurs d'une politique offensive contre les discriminations. Le socialiste Malek Boutih devrait succéder à l'ancien président de Renault, Louis Schweitzer - par ailleurs président du conseil de surveillance du Monde -, dont le mandat arrive à échéance le 8 mars. A condition que M.
1) L'avenir de la HALDE
Vigie de la lutte
La haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) a incontestablement trouvé sa place : depuis sa création, en 2004, le nombre de réclamations enregistrées augmente de façon significative, atteignant 10 000 requêtes déposées en 2009. Mais la Halde a surtout contribué à faire évoluer la jurisprudence et les pratiques en matière de discriminations, intervenant auprès des tribunaux, des entreprises et des pouvoirs publics. "Beaucoup a été fait mais beaucoup plus reste à faire" , insiste Louis Schweitzer - par ailleurs, président du conseil de surveillance du Monde -, qui achève lundi 8 mars son mandat de président de la Halde.La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et les inégalités ( Halde ), créée en 2004 pourrait se fondre dans le futur «défenseur des droits», une institution prévue par la révision constitutionnelle de 2008. Aujourd'hui, seules les fonctions du médiateur de la République , du défenseur des enfants et de la commission nationale de déontologie de la sécurité sont censées y être rattachés. Une réflexion est en cours au gouvernement, pour y ajouter la Halde, autorité administrative aujourd'hui très soucieuse de son indépendance. Son président, Louis Schweitzer, juge pour sa part que la lutte contre les discriminations est une «occupation à plein temps». «Le défenseur des droits, qui aura de nombreuses attributions, risque d'être moins focalisé sur ce sujet important», affirme-t-il. Cette idée de rattachement a notamment été soutenue par le comité Balladur sur la réforme constitutionnelle.
Un bilan mitigé après cinq ans d'ac
Quel successeur ?
Qui veut la peau de la Hald
La Halde serait menacée de disparaître. Ou plus exactement, selon des informations livrées par Le Monde la semaine dernière, ses services seraient fondus dans ceux du nouveau Défenseur des droits, qui absorbe déjà le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie et de sécurité. Dans un pays idéal, où l'exécutif accepterait le rôle de ses contre-pouvoirs, cette solution pourrait faire sens, en marquant l'indivisibilité des droits humains protégés par une institution unique. Dans la France de 2010, elle inquiète (cf. ce communiqué interassociatif publié mardi). Rien n'indique que les moyens de chacune des autorités administratives indépendantes s'additionneraient les uns aux autres, et si un secrétariat commun peut sans doute rationaliser le traitement des saisines, c'est une visibilité, une expertise et peut-être une pugnacité qui risquent d'être mises à mal.Halde: Malek Boutih a "le bon profil" selon Borloo , Socié
Depuis la clameur de 20 heures, la foule a longtemps attendu François Hollande. Une pancarte invite "le maréchal Sarkozy à aller au Fouquet's fêter son départ de la vie politique". Le jour de l'élection présidentielle, les électeurs se prononcent en priorité pour le Parti socialiste. Le Front national enregistrerait la plus forte hausse. Le "Nouvel Observateur" décerne ses tweets d'or de la soirée du second tour.Boutih, candidat idéal - Authueil
Gérard Longuet lors d’un débat sur l’identité nationale en novembre à Paris (Jacky Naegelen/Reuters) Le président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet, estime que Malek Boutih n’a pas le profil idéal pour diriger la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Lors de l’émission « Questions d’info » sur LCP et France Info, il a jugé que Boutih, qui est pressenti pour succéder à Louis Schweitzer , n’était pas « le bon personnage ».
Longuet veut un "Français traditionnel" à la tête de la Halde |
Longuet veut un président de la Halde issu du "corps traditionne
3) La polémique enfle
Le dérapage de Gérard Longuet continue de faire des vagues, actu
Gérard Longuet a tenté jeudi de clore le tollé déclenché par ses propos sur le profil du futur président de la Halde en annonçant qu'il inviterait Malek Boutih à défendre son projet devant le Sénat. Le président du groupe UMP au Sénat, qui ne s'est cependant pas excusé, a expliqué sur RTL s'être entretenu par téléphone avec ce socialiste, fils d'immigré algérien, et avoir constaté son réel intérêt pour ce poste. "Puisque nous aurons à nous exprimer, nous sénateurs, et bien je l'inviterai à présenter son projet devant le groupe sénatorial et j'aurai ainsi ouvert le dialogue", a-t-il dit.Un porte-parole de l'UMP: "Les propos de Gérard Longuet n'engage
Bienvenue sur la page de la rédaction du Post. Retrouvez ici toute l'actualité vue par notre équipe de journalistes. Et pour vous aider à vous sentir bien sur Le Post, en faire un espace de discussion convivial et plaisant, une seule adresse: lamarianne@lepost.frGérard Longuet | montage lepost Je ne suis pas du tout d'accord avec les propos de Gérard Longuet et je combattrai cette tendance à opposer les français de souche et les autres pour occuper des responsabilités. Pour autant, je trouve grotesque cette levée de boucliers et ces voix qui s'élèvent pour parler de dérapage et cruficier le sénateur UMP. Gérard Longuet a exprimé son avis et même si je ne le partage pas, je lui concède le droit absolu de le faire, sa liberté d'expression étant aussi entière que la mienne. Cet épisode est une illustration supplémentaire du fait que nous basculons chaque jour un peu plus vers une société dans laquelle on ne peut plus rien dire, de peur de déplaire à un groupe humain ou à une communauté particulière.

