Face à Felix Briaud
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Le 19 mars 2010, entre les deux tours de l’élection régionale, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche / Front de gauche) participe à une distribution de tracts devant une cantine interprofessionnelle dans le XIIe arrondissement de Paris. Devant la caméra d’un étudiant journaliste de Sciences-Po, Jean-Luc Mélenchon proteste contre un titre du Parisien sur les maisons closes, considérant que les vrais sujets politiques sont occultés. Il traite les journalistes de « sale corporation voyeuriste ». Lassé des remarques de l’intervieweur sur l’intérêt du débat sur les maisons closes, il le coupe : « teut-teut-teut, tu fermes ta petite bouche et tu me parles politique ! » (Son interlocuteur est un étudiant. Mélenchon aurait-il répondu ainsi à Pujadas ou Chabot ?
Le journalisme comme « voyeurisme et prostitution de l’esprit public ». Les journalistes, « sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier ». Sans parler de l'invective lancée au pauvre étudiant qui n'en peut mais : « Tu fermes ta petite bouche et tu me parles de politique. Moi je te parle de médias et de ton métier pourri » et autres « petite cervelle ». Tout dans cette vidéo a de quoi faire un bon gros buzz bien négatif sur Jean-Luc Mélenchon.
La scène que vous allez voir s’est déroulée le 19 mars 2010, entre les deux tours des élections régionales. Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche / Front de Gauche) participe à une distribution de tracts devant une cantine interprofessionnelle dans le XIIème arrondissement de Paris. Un étudiant de l’école de journalisme de Sciences Po l’interroge. Mélenchon prend l’exemple d’un titre du Parisien et l’échange va dégénérer… Bien sûr, on peut considérer que Jean-Luc Mélenchon a tort de se comporter ainsi ; qu’il s’agace bien vite et pour pas grand chose.
On m’apprend via Twitter la mort de Spider-Man . Evidemment je n’y crois pas, ou plutôt j’y crois plus fort encore. Où plutôt j’y crois comme la réhabilitation d’un rite maçonnique. En maçonnerie comme dans d’autres rituels, la métaphore de la mort et de la renaissance sont « partie intégrante » du processus initiatique. On meurt pour mieux renaître et surtout pour revenir meilleur. Je ne me désespère donc pas de la disparition de l’homme araignée dans le dernier opus de la série inventée par Stan Lee.
U ne certaine caste médiatique se déchaîne contre moi! J’ai commis le crime de lèse vache sacrée. Je suis donc mis au pilori médiatique. Il est vrai qu'a force de dénoncer les méthodes d'Arlette Chabot, je devais m'attendre à une réplique de la confrérie des griots. C'est fait! Dix jours après son tournage, un film pris sous le masque d'un travail "d'étudiant en journalisme" est diffusé sur la toile, suivi aussitôt d'une mise en une du "Monde.fr" et d'une dépêche AFP.
Mardi 6 avril 2010 Parmi les erreurs et manques de ma défense contre le lynchage médiatique ininterrompu dont j'ai fait l'objet depuis sept jours pleins, il y en a un qui est spécialement impardonnable! C'est de n'avoir jamais mentionné le combat de ceux qui luttent avec constance et précision contre la nouvelle Gorgone qu'est la meute médiatique considérée comme système. Je veux parler d'associations et sites tels qu'ACRIMED. Je suis rappelé à mon devoir de fraternité militante par des camarades qui me signalent un papier très documenté publié sur le site d'ACRIMED au sujet de l'affaire du siècle qu'est mon crime de blasphème contre un apprenti lyncheur. Je vous y renvoie avec gourmandise. A déguster lentement.
Est-il possible de laisser de côté, ne serait-ce que provisoirement, les accords ou les désaccords avec le Parti de gauche, de mettre entre parenthèses la sympathie ou l’antipathie que l’on peut éprouver pour Jean-Luc Mélenchon et son attitude,… et de regarder la vidéo et sa diffusion d’un autre œil ? Un professionnalisme exemplaire ? Par un paradoxe qui ne peut étonner que les naïfs, en accordant une importance disproportionnée à cette altercation, le chœur des indignés a confirmé que le privilège accordé à « ce qui fait polémique » et même, de préférence, à ce qui « fait scandale » guide nombre de priorités éditoriales. Évidemment, Gala ne pouvait pas manquer une telle occasion [ 1 ] ! Mais surtout, en présentant les faits d’une façon tronquée et biaisée, la plupart des journalistes qui ont commenté « l’événement » ont offert des arguments supplémentaires à la critique de leur professionnalisme… et de leur corporatisme.
A travers l'objectif d'un étudiant en journalisme traquant le clash au camescope, Jean-Luc Mélenchon s'attaque à la « sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier ». Le ramdam est parti. 230.000 visionnages. Aussi sec, le président du Parti de Gauche se prend quelques salves éditoriales, radiophoniques télévisées de la part de ceux qu'il appelle " la meute ". Parallèlement, il suscite un pic d'intérêt " inespéré " chez ceux qu'il met en cause. Le 14 avril dans la foulée de son "pas d'excuses Tour", curieux de ce jeu paradoxal mêlant mépris et "soif d'en être" qu'il entretient avec la société du spectacle, de ses réflexions sur la mutation du journalisme (qu'il a exercé) s'alternant aux admonestations contre les intéressés, 4 blogueurs ( Sebmusset , Vogelsong de Piratages , Mancioday de Reversus et Bruno-Roger Petit du Post.fr ) discutent avec JLM durant une heure sur ces thèmes occupant une place croissante dans son discours politique .
Quelques semaines après l’altercation qui l’a opposé à un étudiant en journalisme de Sciences Po., J.L. Mélenchon se prête à une interview de blogueurs. L’occasion de le laisser réagir plus en profondeur sur l’inextricable ambiguïté qui lie les médias, les politiques. À la fois critique et acteur du système, il évoque les aspects pernicieux des rapports d’influences sur lesquelles il entend peser. Retour sur un coup de sang