... en Europe

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Les extrêmes droites européennes en mutation - Politique. Le Nouvel Observateur avait consacré un dossier spécial aux extrêmes droites européennes en décembre 2010 "Dédiabolisation", un terme omniprésent dans le discours de Marine Le Pen.

Les extrêmes droites européennes en mutation - Politique

Changement de discours, variation des thèmes, évolution de l’image, l’extrême droite européenne, notamment occidentale, revêt depuis quelques années un nouveau visage. Jean-Yves Camus, chercheur associé à l'Iris, spécialiste de l'extrême droite, analyse cette évolution "incontestable", liée selon lui en partie à un changement "dans le rapport à la seconde guerre mondiale, au nazisme". "Les nouveaux militants et les nouveaux cadres dirigeants des partis d'extrême droite sont des gens qui n'ont pas connu tout ça. C'est une évolution principalement générationnelle", conclut-il. Extrêmes droites : pas une dynamique irrésistible, mais une lente imprégnation idéologique - Politique.

Six pays européens ont vu les partis d'extrême droite obtenir aux derniers scrutins législatifs plus de 15% des suffrages exprimés et les partis de cette mouvance politique, qui ont désormais une représentation parlementaire dans treize pays sur 27, ont également recueilli un résultat en progression aux européennes de 2009.

Extrêmes droites : pas une dynamique irrésistible, mais une lente imprégnation idéologique - Politique

Cette poussée dessine, sur la carte européenne, en fonction des scrutins, un serpent dressé dont la tête se trouverait en Norvège et le corps s'allongerait sur le Danemark, les Pays-Bas, la France, avant d'obliquer vers l'Est en passant par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie jusqu'à la Serbie. [Carte ne concernant que les pays de l'Union européenne et non l'ensemble de l'Europe.] Cet état des lieux inquiète les démocrates européens de tous bords. Si les partis populistes de l'Ouest tentent de s'inscrire dans une certaine respectabilité derrière des leaders charismatiques comme Joseph Bucher en Autriche et Geert Wilders aux Pays-Bas ou (bientôt?) Un raz-de-marée ? Contre l'islam, l'extrême droite européenne avec Israël. Heinz-Christian Strache sort d’un plateau TV pendant les élections régionales, à Vienne (Autriche) (Leonhard Foeger/Reuters).

Contre l'islam, l'extrême droite européenne avec Israël

Les 22 et 23 décembre, malgré les protestations des dirigeants de la communauté juive de Vienne, Ayoub Kara, le vice-ministre israélien du Développement du Néguev et de la Galilée (Likoud), a rencontré en Autriche Heinz-Christian Strache, qui dirige le Parti autrichien de la liberté (FPÖ), parti d’extrême droite naguère présidé par Jörg Haider.

Ayoub Kara, un « faucon » qui n’est pas juif mais Druze, assume : « Selon mes recherches, le FPÖ est le seul parti en Autriche qui a soutenu Israël après le raid sur la flottille turque », a-t-il déclaré au quotidien israélien Yediot Aharonot. Il a ajouté : « Strache compte m’accompagner jeudi à une cérémonie au mémorial viennois de l’Holocauste et il appelle à renforcer la nation juive et l’Etat d’Israël. » Soutenir Israël pour balayer les accusations d’antisémitisme. L’initiative U.D.C. vise l’ennemi intérieur. Propos de Jean-Yves Camus recueillis par Joël Depommier Est-ce qu’il y a actuellement une montée des droites dures et de l’extrême droite en Europe?

L’initiative U.D.C. vise l’ennemi intérieur

Si oui, quelles sont leurs spécificités par rapport aux droites nationalistes antérieures? Jean-Yves Camus Le centre de gravité du débat politique et du vote se sont incontestablement déplacés vers la droite en Europe occidentale et cela s’est produit graduellement. Où est l'extrême droite en Europe. L'islamophobie, business électoral de la peur en Europe. Geert Wilders le 11 septembre 2010, lors d’une protestation contre le centre culturel musulman de New York (Chip East/Reuters).

L'islamophobie, business électoral de la peur en Europe

Dans plusieurs pays européens, les populistes en tous genres font de l’islam un repoussoir commun facile à invoquer pour cristalliser toutes les phobies et les peurs. Et gagner des voix, comme en Suède ce dimanche. La percée de l’extrême droite aux élections suédoises est symptomatique. Le parti d’extrême droite Sverigedemokraterna (SD, les Démocrates de Suède), avait fait campagne sur les droits des personnes âgées et… une réduction de l’immigration.

Dans son clip de campagne, finalement censuré par la télévision, une vieille dame suédoise en déambulateur se dirige péniblement vers un guichet qui doit lui donner une pension. En Europe, stigmatiser une population ou une religion semble être un bon moyen de regagner des points électoraux, et pas seulement pour la frange brune de l’électorat. Les médias inventent une fièvre populiste en Europe. Sarkozy, symbole de la poussée de la droite extrême en Europe selon Newsweek « Le spectre de l’extrême droite », « L’extrême droite qui monte, qui monte », «Une percée historique » et pour couronner le tout, Sarkozy en une du dernier numéro de Newsweek pour illustrer la montée des populismes en Europe.

Les médias inventent une fièvre populiste en Europe

Suède, Belgique, Pays-Bas, Autriche, Danemark, Bulgarie, France. L’europe entière est peu à peu gangrenée par une poussée de fièvre xénophobe si l’on en croît les éditorialistes, toujours prompts à deviner la lame de fond à venir. Et chacun de diagnostiquer l’irrémédiable vague nationalo-populiste qui s’abat sur l’Europe. La Suède se réveille avec 20 députés d'extrême droite. L'extrême-droite qui monte, qui monte en Europe - international - toute l'actualité internationale. Home_theme © © France Info - Radio France C'était fin avril-début mai 2002.

L'extrême-droite qui monte, qui monte en Europe - international - toute l'actualité internationale

Le printemps, et surtout, les résultats du premier tour de l'élection présidentielle française, ont fait fleurir d'immenses manifestations contre l'extrême-droite à travers toute la France. Au vu des résultats récents aux élections dans les différents pays de l'Union européenne, ce souffle-là semble un lointain souvenir. La Suède, ce matin, fait figure d'arbre qui cache la forêt. Les “Démocrates suédois” obtiennent 20 sièges au Parlement, et privent le gouvernement de majorité absolue (lire notre article). _ Mais le SD est bien loin du record européen de l'extrême-droite, décroché par la Hongrie. 10009-20.09.2010-ITEMA_20242840. La droite hongroise vire à l’extrême. Cela a un petit air de déjà-vu qui rappelle les moments les plus absurdes du régime communiste.

La droite hongroise vire à l’extrême

Leader d’une droite nationaliste et populiste, le premier ministre Viktor Orbán a décrété l’affichage obligatoire de la «Déclaration sur l’entente nationale». Ce texte nébuleux décrit le triomphe de son parti conservateur (Fidesz) aux législatives d’avril comme «une révolution». Le peuple hongrois «a renversé l’ancien régime et créé un nouveau système de coopération nationale»dont les piliers sont «travail, famille, foyer, santé et ordre». Téléchargeable sur Internet, l’affiche doit mesurer «50 sur 70 centimètres et être bien en vue» dans tous les bâtiments publics, dit le décret. Surnommé la «Bulle orbanale», le texte suscite l’hilarité de bon nombre de Hongrois. Chauvinisme. Qui a applaudi ces nouvelles dispositions pénales ? Déballage. Pendant que les commissaires mènent l’enquête, «l’usine à lois tourne à plein régime», ironise Index, premier portail de news. Fidélité. Europe : l'extrême droite dopée à l'islamophobie.

"Vienne la Rouge" se teinte à nouveau de brun.

Europe : l'extrême droite dopée à l'islamophobie

Montée du populisme, tentation du repli. En Hongrie, la percée d'une extrême-droite anti-Tziganes. Obsédé par les "criminels tziganes", nostalgique de la "Grande Hongrie" d’avant 1920, anti-européen et anti-élites : Gabor Vona, le prof de 32 ans qui conduit le Jobbik ("parti pour une meilleure Hongrie") développe les thèmes classiques de l’extrême-droite hongroise.

En Hongrie, la percée d'une extrême-droite anti-Tziganes

Si son parti a échoué dans son objectif de dépasser le Parti socialiste au premier tour des élections législatives le 6 avril, il a tout de même atteint les 16,7%, derrière le parti conservateur Fidesz (52,7%) et le Parti socialiste sortant (19,3%). 27% des jeunes de 18 à 29 ans avaient voté pour lui. Créé en 2003, le Jobbik n’obtenait alors que 2% des suffrages.