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Crise Eurozone
Chroniques éco : leçons d’une tragédie grecque | Reversus
Mais l’appartenance de la Grèce à la zone euro supposait l’impossibilité de jouer de la taxe inflationniste et du taux de change dans le but d’alléger le poids de la dette et de faire payer le créditeur. Cet aspect, conjugué à la sous-estimation du risque de crédit inhérente à la période pré-Lehmann, autorisait un coût de refinancement plutôt bas. La crise étant passée par là, les acteurs financiers ont progressivement réévalué le risque souverain au sein de la zone euro. Il en résulta une divergence des rendements obligataires (coût de refinancement) entre les pays jugés risqués (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne) et ceux moins risqués (Allemagne, France).
L’Europe doit agir, et vite | Reversus
« Ce qui n’a pas changé depuis la crise de 1992 , c’est l’insuffisante compréhension, de la part des dirigeants politiques européens et de leurs conseillers économiques, de la manière dont réagissent les marchés financiers aux décisions politiques, ou dans le cas présent, à l’absence de celles-ci. Pour le moment il est impossible de prédire ce qu’il se passerait si un des membres de l’eurozone devenait incapable de refinancer sa dette. » [Wolfgang Münchau, FT] La contagion grecque frappe l’Espagne et le Portugal Après la Grèce, c’est au tour du Portugal et de l’Espagne d’être dans l’œil du cyclone .
Au delà d’une tragédie grecque… | Reversus
Avec la crise en Grèce, nous avons atteint un point critique dans la construction de la zone euro. La question est de savoir si les gouvernants ont la volonté collective de faire fonctionner la zone euro en créant les bases d’une coordination fiscale ? In fine, soit l’eurozone en sortira plus fort, soit significativement plus faible… Le risque d’une réaction en chaîne… Laurent Pinsolle explique assez clairement les raisons pour lesquelles les marchés ont tort de céder à la panique.
Un plan qui devrait calmer l’ardeur des marchés Désormais la balle est dans le camp de la Grèce. Contrairement à 1992, où les membres du SME s’étaient abstenus de toute solidarité envers les pays susceptibles d’être victimes d’attaques de change, l’Eurogroupe s’engage aujourd’hui de manière convaincante pour aider ses membres les plus en difficulté . Les détails manquent sur la façon dont sera mise en œuvre l’aide potentielle (achat d’obligation, garantie sur les émissions…), mais pour le moment cela semble suffisant pour calmer – au moins temporairement – l’ardeur des marchés financiers : c’est l’essentiel. Un premier pas vers davantage de solidarité fiscale a sans aucun doute été franchi au cours de ces derniers jours par les membres de l’Eurogroupe .
Grèce, un pas en avant | Reversus
Dans mon dernier article consacré à la crise en Grèce, j’écrivais que « le compromis final devrait convenir aux marchés ». Au regard des développements récents, force est de constater que je me suis trompé. Autant on pouvait être convaincu que la restructuration (rééchelonnement combiné avec un défaut partiel) de la dette demeurait à moyen terme une issue tout à fait vraisemblable, autant le plan proposé par les leaders européens, couplé aux mesures de la BCE, laissait espérer plus d’indulgence de la part des marchés. Il n’en fut rien puisque les rendements obligataires ont atteint de nouveaux records ces deux derniers jours. Ce brusque mouvement d’humeur résulte en partie seulement de l’arrivée de nouvelles informations…
Crise en Grèce, l’histoire continue | Reversus
Mais surtout à moyen terme l'Europe est à la croisé des chemins: soit elle intègre/coordonne vraiment ces politiques économiques soit l'Euro éclatera après plusieurs crises financières. by May 5
Reversus, 5% n'est pas abusé comme taux. On ne peut pas comparer taux à LT et taux à CT (1%). La Grèce passera soit par une énorme déflation avec remous sociaux ou ces derniers seront trop fort et il y aura un cataclysme en Europe: un défaut et qui sait la fin de l'Euro (enfin je simplifie ms c'est un comm...) . by May 5
Le taux d'intérêt du prêt est d'environ 5%, donc il faut un ajustement des finances publiques de l'ordre 10 points de PIB pour stabiliser la dette publique. C'est vrai que c'est énorme pour un pays qui est en pleine récession avec de gros problème de compétitivité externe. Les pays qui ont réussi ce type d'ajustement même sous supervision du FMI ont en général pu dévaluer. La seule chose que permet le deal actuel, c'est d'assurer à la Grèce de pouvoir se refinancer presque pendant un an sans compter sur les marchés si besoin est. Mais ça ne change pas beaucoup la dynamique. Est ce que le gouvernement parviendra à assumer le cout social de l'ajustement? by Apr 12
J'avais pas vu ton comemntaire. Ce qui s'est passé ce week-end entretient un certain espoir by Apr 12
Il est dommage qu’il ait fallu attendre aussi longtemps pour aboutir à un plan de sauvetage précis et convaincant propre à rassurer les marchés. On ne voit pas, en particulier, ce qu’Angela Merkel a gagné en faisant trainer une solution au-delà du raisonnable, alors que ses ministres des finances successifs, le social-démocrate Peer Steinbrück et le chrétien-démocrate Wolfgang Schäuble, voulaient aller vite. Il reste, comme je l’ai dit à de multiples reprises sur ce blog depuis plus d’un an, qu’il était inimaginable que la zone euro laisse tomber l’un des siens au risque de déstabiliser la monnaie unique. Une nouvelle fois, les eurosceptiques de tous poils ont eu tort. Car ils oublient toujours une chose : la force de la volonté politique en Europe. Les gouvernements de l’Union viennent une nouvelle fois d’en faire la démonstration.
La zone euro vole, enfin, au secours d’Athènes - Coulisses de Br
Le fantôme d’une contagion de la crise grecque plane désormais sur les têtes des dirigeants de l'Europe du Sud. Si l’Italie ne semble pas en danger – du moins pour le moment - les craintes d’un nouveau crash économique concernent désormais l’Espagne et le Portugal [ Le Figaro ]. C'est ce que laissent penser les dernières rumeurs concernant la péninsule ibérique.
Toute l'Europe: 05/05/10 : Crise grecque : un nouvel effet domin
econoclaste - Le blog d'econoclaste
- La perspective de mise en oeuvre des restrictions budgétaires en Grèce. Depuis le début, le problème grec vient du fait qu'un seul des trois instruments d'ajustement ordinaire pour un gouvernement en crise financière est utilisable : la rigueur budgétaire, et ni la dévaluation, ni le rééchelonnement de la dette. Résultat, la rigueur budgétaire demandée au gouvernement grec est, en un temps réduit, extrême. Comme le font remarquer Fitoussi et Piketty dans cet article , il y a peu de chances que la population grecque accepte une potion pareille, aussi longtemps, sans réagir et s'opposer. Et dans ce cas, que fait-on? On suspend les versements?
Greece Saved For Now – Is Portugal Is Next? « The Baseline Scena
The Greek government, helped by the market threat of a near term collapse, appear to have strong armed the other eurozone countries into a generous package without making efforts to change seriously their (Greek) fiscal policy. This is good for near term calm, but it does not solve any of the inherent problems now manifest in the eurozone . Often assistance packages of this nature just help “smart money” to get out ahead of a default. This could be the case here; 40-45 billion euros total money could last roughly one year. Both Russia and Argentina got large packages in the late 1990s but never regained access to private markets, so eventually everything fell apart. The Europeans announced Sunday they would provide 30 billion euros of assistance to Greece, amid informed rumors that the IMF will offer another 10-15 billion.
La dynamique aboutit à un excès de demande par rapport à l’offre, stimulant une inflation salariale non justifiée par les gains de productivité, et un accroissement du déficit courant. Avec le déclenchement de la crise, les conditions financières se sont sérieusement dégradées (éclatement des bulles immobilières, montée des risques des bilans bancaires…) tandis que la confiance des ménages et des entrepreneurs s’est effondrée. Il en résulta un effondrement de la demande domestique, jusqu’alors pilier de la croissance économique.
L’Euro, une union inachevée | Reversus
La crise grecque a été le révélateur de deux échecs majeurs de l’Union Économique et Monétaire : le manque d’incitation à la discipline budgétaire et l’absence d’outil de résolution des crises souveraines. Pour pallier à cela, D.Gros et T.Mayer proposent de mettre en place un Fond Monétaire Européen. L’idée peut s’avérer séduisante, mais est-elle suffisante ?
L’avenir de l’Euro passe t-il par un fond monétaire européen ? |
Le scénario de la crise grecque a finalement accouché d’un dénouement plus shakespearien que tragique. Les risques d’une secousse financière ont probablement été évités, c’est l’essentiel, toutefois le déroulement du scénario laisse un sentiment quelque peu mitigé au regard de l’avenir du projet commun … Le FMI entre dans la danse
Mention passable pour la zone Euro | Reversus
L’Allemagne doit changer de paradigme | Reversus
La marge de manœuvre politique et légale est sans aucun doute trop restreinte. A court terme, cela signifie que la crise grecque ne peut être résolue efficacement que par l’intervention du FMI. J’écrivais il y a peu qu’une telle éventualité signifierait une perte importante de crédibilité pour les institutions de l’eurozone.
Comment l’expliquer ? Cela tient en partie à des raisons propres à l’Irlande, mais également aux problèmes d’autres pays de la zone euro et, plus généralement, à la construction même de l’union monétaire. Les craintes qui se sont cristallisées avec l’appel au secours de l’Irlande portent davantage sur la façon dont la zone euro fait face à cette crise que sur les seules perspectives budgétaires d’un Etat représentant moins de 2% du PIB de la zone.
Irlande : pourquoi les marchés ne se calment pas ? | Telos
La Grèce sonne le glas de l'Euro(pe) ?
Crise, la croisée des chemins - Les blogs du Diplo
Il y aurait matière à faire un sort à tous les ahuris qui depuis l’été 2007 ne loupent pas une occasion de se féliciter que « le pire est derrière nous le plus dur est passé la crise est terminée ». On rappellera qu’ils n’en sont jamais qu’à leur troisième tour de piste (automne 2007, printemps 2008, fin 2009) et que, vaillants comme on les connaît, on peut être tout à fait certains, le point chaud grec viendrait-il à relaxer, qu’ils ne nous décevraient pas pour une petite quatrième. Stupéfiante comme elle devient, la situation ne laisse cependant pas trop le loisir de s’appesantir sur ce genre de chose – et puis le compte-rendu de la cécité réjouie est devenu une entreprise sans espoir. Stupéfiante, la situation l’est sans l’être tout à fait. Car la mutation de la crise de finances privées en crises de finances publiques, et leurs métamorphoses subséquentes en crises monétaires et en crises politiques étaient prévisibles dès la fin 2007.
Merci :) Toujours aussi long, Lordon by May 10
La perle de la dette grecque.
Le coût apocalyptique de l’éclatement de la zone euro - Coulisses de Bruxelles, UE



