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Coopol-Créateurs du possible

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L'UMP et le PS se mettent à l'heure des réseau. L'UMP et le PS vont s'investir sur internet pour mobiliser et élargir leur ancrage au-delà des militants. Pour les partis politiques, c'est l'amorce d'une révolution culturelle, à l'encontre des pratiques traditionnelles. Bientôt, au PS, on ne s'appellera peut-être plus «camarade» mais «coopain» ou «coopine». Quant aux «compagnons» gaullistes, ils devront peut-être faire comme les autres à l'UMP en se donnant du «créateur». Changement de monde. D'abord, il a fallu choisir un nom.

L'outil va au-delà du gadget de communication. «Un outil d'organisation» Concrètement, c'est quoi un réseau social ? Appliqué à l'organisation d'un parti politique, le système risque de changer les pratiques militantes. À l'UMP, on entend créer des groupes de pression et d'alerte sur le terrain. À rebrousse-poil des traditions politiques et militantes, cette révolution culturelle n'est cependant pas simple à mettre en place. À l'UMP, la résistance est venue des élus.

S'inspirer de la campagne d'Obama. Le match des réseaux sociaux. Les socialistes et la majorité présidentielle disposent chacun de leur réseau social, la Coopol et les Créateurs du possible. Deux sites communautaires, deux stratégies différentes. Cette fois, c'est parti. Une semaine après les Créateurs de Possibles de l'UMP, le PS vient d'autoriser l'accès à son réseau social, la Coopol (pour «coopérative politique»), au grand public. Un signe que la bataille des régionales qui s'annonce se déroulera aussi sur le Net, devenu un enjeu stratégique. Aucun des deux partis n'est un précurseur en la matière : le Modem, le Nouveau Centre et même Dominique de Villepin ont déjà mis en place leurs réseaux sociaux - pour faire branché, mieux vaut dire «SocNet», pour «Social Networks» - tandis que les Verts planchent sur leur site.

Ces plateformes sont devenues l'alpha et l'oméga de l'action politique sur Internet en France, depuis que Barack Obama en a prouvé l'efficacité lors de sa campagne. Coopol, la «boite à outils militante» du PS. UMP, PS : deux réseaux sociaux, deux philosophies différentes -

Créateurs du possible : le pari de la discrétion

Coopol : le pari de l'interaction. Les réseaux sociaux de parti politique servent-ils à quelque cho. Il y a un an, on faisait sensation en présentant un rapport sur l’utilisation d’Internet en général, et des réseaux sociaux en particulier par Barack Obama. Aujourd’hui, on en vient à se demander si un parti politique peut encore être un « key player » s’il ne dispose pas de son propre réseau social. Cette mode, née sous l’effet conjoint de l’obamania française et de l’immersion croissante de la population (et du personnel politique) dans le le web 2.0 (blogs, Facebook et autres Twitter), a d’abord touché des courants du PS (Espoir A Gauche et Besoin de Gauche), avant de triompher, en ce début 2010, au niveau des partis – Coopol pour le PS, Créateurs de possible pour l’UMP, et bientôt un réseau pour le Nouveau Centre aussi.

Précisons. Un réseau social a deux utilités principales en politique : premièrement diffuser de l’information, et deuxièmement organiser des groupes. La première fonction est d’autant plus utile que l’on touche un public large, et surtout un public à convaincre. Parlons Net : le match des réseaux sociaux UMP et PS. Le match des nouveaux réseaux sociaux entre la Coopol et les Créateurs de possibles a eu lieu vendredi à Parlons Net, le club de la presse Internet de France Info dont Rue89 est partenaire.

A droite, Thierry Solère, secrétaire national de l’UMP à l’Economie numérique. A gauche, Benoît Thieulin, fondateur de la Netscouade, l’agence Web conceptrice du projet du PS. Chacun des deux protagonistes a explicité la vision de son propre réseau social et critiqué celui de son adversaire, chiffres à l’appui. Un mois et demi après leur lancement, l’UMP revendique 7000 membres et 1300 initiatives sur les Créateurs de possibles, quand le PS affiche 20 000 inscrits et 3500 évènements organisés via la Coopol. Des sites lancés trop tôt ? L’UMP a peut-être, si elle a fait une erreur, lancé cet outil en affichant que tout de suite des centaines de milliers de Français allaient être dessus.

Projet contre communauté ? Thierry Solère (UMP) : « Le PS a fait un outil à destination de ses militants.