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Remygeek

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Le tatouage, cette nouvelle forme de signature personnelle. David Le Breton, sociologue : "Les jeunes prennent leur autonomie par le piercing" Professeur à l'université de Strasbourg et membre du laboratoire des sociologies européennes, David Le Breton est l'auteur, notamment, de "L'Adieu au corps", "Signes d'identité", "La Peau et la Trace", publiés aux Editions Métailié.

David Le Breton, sociologue : "Les jeunes prennent leur autonomie par le piercing"

Professeur à l'université de Strasbourg et membre du laboratoire des sociologies européennes, David Le Breton est l'auteur, notamment, de "L'Adieu au corps", "Signes d'identité", "La Peau et la Trace", publiés aux Editions Métailié. Vous avez mené avec vos étudiants une enquête sur les marques corporelles. Quelles est leur signification ? Elles ont radicalement changé de statut depuis ces dernières années. Dans les années 1970 et 1980, les marques corporelles étaient encore relativement un signe de distance, de rébellion, de marginalité. Piercing, tatouage : quelles sont les motivations des jeunes que vous avez rencontrés ? Ils cherchent à "s'autonomiser" du regard de leurs parents. Quel rôle joue la douleur dans ces marques corporelles ? Les repentis du tatouage. Atlantico : Les tatouages sont de plus en plus répandus aujourd'hui.

Les repentis du tatouage

Pourtant, à en croire une étude britannique, près de la moitié des gens tatoués le regrette. Comment expliquer un tel revirement ? Quelles en sont les raisons ? Jean-François Amadieu : Si on manque de recul en France, et que nous ne disposons pas nécessairement des mêmes études ni des mêmes chiffres, cette enquête britannique vient confirmer une certaine tendance.

Il se trouve que comme de plus en plus d'individus ont cédés à la mode du tatouage et que ceux-ci deviennent plus voyants… Mécaniquement, il était évident que de plus en plus d'individus seraient insatisfaits voire finalement mécontents de leur tatouages. Davantage que la confirmation d'une tendance, c'est la confirmation des problèmes posés par la diffusion des tatouages, qui sont réels. Ça n'est pas tout, néanmoins. Plus que de regretter, un sixième des gens en viennent à détester leur tatouage. Atlantico sur facebook notre compte twitter Je m'abonne. TATTOO PASSION : le portail francophone du tatouage et du piercing. DAVID LEBRETON, sociologue, france.

TATTOO PASSION : le portail francophone du tatouage et du piercing

Dans son livre, intitulé "Signes d'identité", David le Breton aborde l'aspect sociologique du bodyart, pour tenter d'expliquer de manière scientifique l'engouement pour le tattoo et le piercing... INTERVIEW ! Vous êtes docteur d'État en sociologie, professeur à l'Université de Strasbourg, et vous avez écrit de nombreux ouvrages sur le corps, et notamment ses modifications (tatouage, piercing et autres) : expliquez-nous votre attrait pour ces pratiques ? Tout d'abord je voulais contrer un préjugé qui m'agaçait celui de considérer les modifications corporelles comme des manières délirantes de décorer son corps.

Je voulais montrer la cohérence des choix et souvent la manière dont la décision de marquer son corps pouvait avoir une fonction de construction de soi, une dimension identitaire. Dans votre dernier ouvrage, "La peau et la trace", vous expliquez que le recours au corps montre, selon vous, une défaillance de la parole et de la pensée... Ce que le tatouage dit de nous.

Qu’il soit discret ou qu’il couvre toute une partie du corps, symbolique ou purement esthétique, tout tatouage a une histoire.

Ce que le tatouage dit de nous

Marquer sa peau à l’encre indélébile est un acte fort, une façon de prendre le contrôle d’un corps qui nous échappe, ou de graver à jamais un souvenir, une joie, une douleur. Caroline Langlois - Mis à jour le 17 Mai 2018 à 17:29 Sommaire Si le tatouage était, à l’origine des temps, une façon de marquer son appartenance à un clan, puis plus tard, à un groupe social (marin, soldat, motard, gangster), on le croise aujourd’hui sur toutes les peaux. Femme ou homme, jeune ou vieux, riche ou pauvre : le tatouage est « encré » dans les moeurs. Conjurer l’angoisse de sa propre disparition Le tatouage, malgré les gros titres des magazines féminins, n’a rien d’un « effet de mode ». « Il existe depuis la nuit des temps !

Le tatouage a-t-il donc toujours un sens ?

Carnet de critique

Thème Rentrée 2016 - Le BonHeur. Document iconographique.