
Cinema
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IN THE MOOD FOR CINEMA
C’est avec une ignominieuse journée de retard que je reviens sur l’ouverture de ce 65ème Festival de Cannes, préférant ne pas me laisser happer par cette course vaine et vorace à l’information, au risque de formules expéditives, faciles et hasardeuses, pour plutôt retranscrire avec justesse mes impressions et émotions et me laisser en revanche happer par le lumineux gouffre des salles obscures. Préférant toujours le silence éloquent au bruit insignifiant, aussi. Cela tombe bien, c’est justement de bruit(s) et de silence(s) dont il fut question lors de cette ouverture et dans le film qui est mon premier coup de cœur (qui, de battre, s’en serait presque arrêté) mais n’allons pas trop vite… Avant cela, il a fallu entreprendre un trajet Paris-Cannes de 9H aussi absurde qu’un film de Tati (le talent en moins) et aussi rocambolesque que le pire (ou le meilleur) des blockbusters dont je vous épargnerai néanmoins le récit, certainement plus ennuyeux que les films précités.Rob Gordon a toujours raison
C'est toujours délicat de tuer un blog. De l'étouffer à petit feu après 6 années passées à le nourrir, le chérir, lui offrir des ravalements de façade plus ou moins judicieux. Pourtant, il est temps. Je n'aime plus ce blog, voilà tout. Les phases durant lesquelles je n'ai plus envie d'écrire le moindre mot sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus longues. Je n'ai plus envie de défendre mon point de vue sur les films, en tout cas pas ici, pas comme ça.Je sais que le palmarès est connu, que le Festival est rangé dans les boîtes depuis deux jours déjà... mais moi j'y suis encore... Je commencerai donc par vous livrer un aperçu rapide des films que j'y ai vus (je vous en reparlerai plus précisément lors de leur sortie si je les revois et si j'en ai envie ) par ordre de MES préférences. Puis viendra la cérémonie de clôture à laquelle j'ai pu assister, et enfin le compte-rendu off tout en photos... le seul qui vous intéresse .
Sur la Route du Cinéma
En découvrant Le fleuve (c'est effectivement la première fois que je voyais ce grand classique de l'histoire du cinéma), je dois admettre que j'ai repensé à ce que j'écrivais en introduction à ma critique de Deep End . Autant le film de Skolimowski m'a bouleversé, autant celui de Renoir m'a intéressé mais m'a laissé relativement froid, même si je reconnais volontiers que c'est un très grand film. On lui attribuera volontiers cette étiquette de « chef-d’œuvre » tout en avouant qu'il ne nous touche pas plus que cela. Soyons honnête cependant : il n'y a pas dans Le fleuve ce côté « monumental » qui va de pair avec certains « classiques » du 7ème art (je pense en particulier à Eisenstein). Au contraire, le film développe une narration assez originale et fort « moderne » pour le début des années 50. Mais revenons aux bases : Le fleuve est une adaptation de l'écrivain Rumer Godden (à qui l'on doit Le narcisse noir ).

