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Tank Stiegler

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L'esprit et la technique. L’apocalypse ordinaire L’ouvrage de Bernard Stiegler [1] est d’abord le diagnostic d’une crise dont la première manifestation est une perte du sentiment d’exister. D’entrée de jeu, Stiegler s’inscrit dans la lignée de quatre textes dont il pointe les convergences et souligne les orientations spécifiques. Paul Valéry, dans « La crise de l’esprit » en 1919 et « La liberté de l’esprit » en 1939, évoque le malaise nourri par la première guerre mondiale et renforcé par l’approche de la seconde : la guerre n’est pas née contre l’esprit mais en son propre sein, science et technologie, principe et idéaux en ont été les aliments et « Tant d’horreurs n’auraient pas été possibles sans tant de vertus ».

Dans la Dialectique de la raison enfin, Adorno et Horkheimer soulignent que le projet des lumières, de l’Aukflärung, semble s’être retourné en un projet de rationalisation qui procèderait d’un détournement technique de la raison scientifique. La question de la mnémotechnique. Anti- substances. Résumé : La philosophie française du 20e siècle a vu s’épanouir trois véritables filiations, elles-mêmes parfois en relation d’interférence les unes avec les autres : - la filiation de l’ « épistémologie historique », inaugurée par Bachelard à propos de la physique - puis Canguilhem pour la biologie - et remaniée dans sa pratique par Foucault pour penser les sciences humaines ; - la filiation du renouveau de la philosophie de la nature chez Bergson, Teilhard de Chardin et Simondon/Deleuze ; - la filiation du développement « à la française », c’est-à-dire à tonalité à la fois existentialiste et marxiste chez Sartre et Merleau-Ponty, de la phénoménologie d’origine allemande, vaste courant dont la veine proprement heideggerienne a ensuite suscité en France les œuvres de Derrida et Lévinas.

A elles seules ces trois filiations livrent à peu près tout ce qui s’est fait d’essentiel au sein de la philosophie française du 20e siècle. Culture et invention. • Le devenir-technique de la culture est-il ce qui peut nous faire passer de la "culture du travail" à une "culture de l'invention" ? Et si oui, selon quelles modalités? Telles sont les deux questions, de type socio-politique, que ce nouveau séminaire entend prioritairement traiter, en prolongeant pour cela les pistes tracées par Simondon dans "Du mode d'existence des objets techniques" (1958) mais aussi dans le Cours de 1965-66 intitulé "Imagination et invention". L'ère de l'information qu'anticipait Simondon est aujourd'hui devenue l'ère des réseaux numériques : la technique peut y entretenir une nouvelle relation à l'homme favorisant ce que Simondon appelait la "transindividualité". 27 septembre : Vincent Bontems"L'éthique des techniques chez Simondon et Gonseth" 11 octobre : Jean-Hugues Barthélémy"Les anti-substantialismes de Bachelard, Merleau-Ponty et Simondon" 8 novembre : Christian de Ronde"Potentiality in Quantum Mechanics : a Simondonian Interpretation"

Biblio de Stiegler (Gruppen) Philo de la technique. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les effets de la technique[modifier | modifier le code] Descartes explique dans son Discours de la méthode que la technique, un des fruits de l'arbre de la science avec la morale et la médecine, nous rend comme maîtres et possesseurs de la nature. Le "comme" n'est pas sans importance. En effet, « connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux, et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la Nature.», nous pourrons donc facilement mettre la nature au service de nos besoins déterminés.

Descartes ne veut pas dire que la technique est étrangère à la nature, ni qu'elle la dépasse de manière inconditionnelle. "La pratique innombrable rejoint un jour l’idéal, et s’y arrête. Étude Stiegler (essai) Note générale (=tde= seul) Polémologie de l'esprit (idiomatique) Il est plus urgent que jamais « d’intéresser les esprits au sort de l’Esprit, c’est-à-dire à leur propre sort » (Paul Valery, La liberté de l’Esprit, 1939).

La vie, est puissance de transformation réciproque d’un vivant et d’un milieu. Mais, précise Valéry, pour l’organisme humain, vivre, c’est non seulement conserver cette puissance, mais c’est aussi créer un supplément de valeurs, la valeur de l’esprit. De quoi est composé ce capital symbolique ? Il est d’abord constitué par des choses, des objets matériels – livres, tableaux, instrument, etc. qui ont leur durée probable, leur fragilité, leur précarité de choses. Mais ce matériel ne suffit pas. Pas plus qu’un lingot d’or, un hectare de bonne terre, ou une machine ne sont des capitaux, en l’absence d’hommes qui en ont besoin et qui savent s’en servir. « Par ce nom d’esprit, je n’entends pas du tout une entité métaphysique ; j’entends ici, très simplement, une puissance de transformation ».

">i" Technicité et sacralité. RÉSUMÉS : Andrea BARDIN: La société, machine autant que vie. Régulation et invention collective chez Simondon Le problème bergsonien posé par Canguilhem dans sa Conférence sur Le problème des régulations dans l'organisme et dans la société était le suivant: si une société est un "mixte de vie et de machine" dépourvue de son appareil de régulation, d'où vient la justice? Chez Simondon, le problème devient le suivant: le système social - constitué par la relation technique aux milieux naturel et culturel et traversée par un élan transindividuel - nécessite une régulation qui comporte "à la fois technicité et sacralité". La justice pose ainsi un double problème de structure et d'opération, c'est-à-dire de tendances homéostatiques de clôture et de stabilisation, de capacité transcommunautaire d'ouverture et d'invention.

Bibliographie Bitbol (M.), 1996, Mécanique quantique. Une introduction philosophique, Flammarion, Paris. Pascal Chabot est philosophe. Creative tools (enchanted mind)