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Science du temps présent

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Dérive interprétation (petite voix) Nous avons tous fait l'expérience de cette petite voix intérieure qui nous accompagne au long de la journée et de nos pensées. Mais son origine et la façon dont elle est perçue par le cerveau restaient encore mystérieuses. Une équipe d'experts du centre de recherche en neurosciences de Lyon et du CHU de Grenoble vient de lever le voile sur cet étrange phénomène dans une étude publiée mercredi dans The Journal of Neuroscience.

Pour mener leur expérience, l'équipe de Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche à l'Inserm, a suivi quatre adultes atteints d'épilepsie sévère qui, dans le cadre de leur traitement et de leur suivi médical, vivent avec des électrodes implantées dans le cerveau, ce qui permet d'obtenir d'excellents signaux à l'encéphalogramme. «Le cerveau crée le son à partir de rien» Résultat: la zone du cerveau qui analysait les voix externes s'activait également pendant la lecture silencieuse, signalant une «pensée verbalisée». » L'imagerie, pour lire dans les pensées? Dérive interprétation (lire pensées) L'imagerie du cerveau a fait des progrès considérables au cours des dernières années. Elle permet, outre l'anatomie bien sûr, d'observer le cerveau en fonctionnement. Mais jusqu'où et quels sont les risques? «Vous voyez, Gary, cette tache sur l'image de votre cerveau, je l'appelle le signe en or.

Quand je la trouve, je pose toujours la question: “Avez-vous déjà été traumatisé?” Il semble que vous ayez connu de nombreux traumatismes dans votre famille en grandissant.» Ce qu'ignore Gary Greenberg, c'est que son psychiatre surinterprète l'imagerie. «Il faut faire la part des choses des splendeurs et misères de l'imagerie cérébrale. Loin des fantasmes Ce qui n'a pas empêché le Pentagone de consacrer 240 millions de dollars l'an dernier aux travaux de recherche en neurosciences, rappelaient mardi deux universitaires américains, Michael Tennison et Jonathan Moreno, dans la revue en ligne PLoS Biology. Pour les médecins, l'apport de la neuro-imagerie est évident. Dérive interprétation (pensée casque)

Des électrodes fichées sur un bonnet et vous voilà pilote d'un vaisseau spatial de jeu vidéo. Mais aussi victime potentielle d'un piratage cérébral. A moins que cette technologie ne serve à traiter votre dépression... LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Yves Eudes - Genève, envoyé spécial Pour jouer au jeu vidéo Space Race ("course spatiale"), pas besoin de clavier, de joystick ni de capteur de mouvement. Il suffit de se concentrer, le vaisseau spatial glisse dans la nuit étoilée par la seule force de la pensée. Plus exactement, le joueur le déplace sur son écran en activant une zone précise de son cerveau, dont les signaux électriques sont captés par une électrode collée sur le sommet de son crâne et connectée à l'ordinateur. Plus les neurones travaillent, c'est-à-dire plus ils échangent d'informations, moins ils émettent d'ondes cérébrales alpha, un signal inhibant émis lors des phases de repos, très facile à capter avec un casque électroencéphalographe (EEG) standard.

Dérive interprétation (dépendance) Vers la science personnelle. Ce week-end se tenait à Mountain View la première édition de la conférence Quantified Self, organisée par Gary Wolf et Kevin Kelly qui avaient lancé ce mouvement (voir Nos vies gérées par les données et Finalement, documentez-moi !).

Nous n’y étions pas (hélas), mais nous avons parcouru les différents comptes rendus accessibles en ligne (notamment ceux d’Ethan Zuckerman) pour tenter de vous en rendre compte. Le Quantified Self (qu’on pourrait traduire par « l’auto quantification ») est à la fois un groupement et un mouvement qui rassemblent des développeurs et des utilisateurs souhaitant utiliser les données collectées (poids, lecture, émotion, déplacements, actions… ) via des outils de suivis personnels pour comprendre et optimiser leurs comportements.

Depuis 2 ans, le mouvement s’est structuré autour de rencontres régulières qui se déroulent dans le monde entier, où utilisateurs et développeurs viennent présenter leurs projets. Pourquoi la science personnelle est-elle importante ? Vers la loi personnelle. A TED Global en juin 2012 (vidéo), Clay Shirky (@cshirky), faisait une stimulante présentation sur ce que la programmation open source pouvait enseigner à la démocratie. Clay Shirky y rappelle d’abord la valeur de la contribution, comme il l’a fait dans ses deux livres. Il prend pour exemple le blog de la jeune Écossaise Martha Payne qui documentait chaque jour d’une photo et de quelques commentaires ce qu’elle mangeait à l’école… Jusqu’à ce que son professeur lui demande d’arrêter… et que le tollé de cette censure fit reculer l’école et la municipalité.

Si la mise en circulation d’une foultitude d’idées par les technologies de diffusion transforme la société, estime Shirky, plus il y a de débats, de passions… plus elles ont tendance à générer des tensions qu’autre chose, comme ce fut le cas entre Martha et son école. Si c’est très bien que les tensions de la société génèrent plus de débats, génèrent-elles pour autant un « meilleur débat » ? Comment ? Ouvrir la fabrique des lois ? Vers le traçage personnel.

Par Hubert Guillaud le 19/12/12 | 9 commentaires | 4,776 lectures | Impression Lors de la dernière édition des Entretiens du Nouveau Monde industriel qui avaient lieu les 17 et 18 décembre 2012 au Centre Pompidou, le sociologue Dominique Cardon a proposé une intéressante matrice pour comprendre à la fois les limites de la réutilisation des données ouvertes et celle des “Big Data“. Nous sommes désormais confrontés à un incroyable déluge de données produit par le numérique, reconnaît Dominique Cardon. C’est ce qu’on appelle le Big Data. Les données semblent innombrables, proliférantes… Et vont demain nous en apprendre toujours plus sur nous-mêmes… Mais sont-elles nécessaires ?

Répondent-elles à des besoins ? Depuis quelques années, un ensemble de discours (relayé à la fois par des militants, des citoyens, des entreprises, des pouvoirs publics) se met en place autour “du nécessaire partage des données”. Image : la cartographie localisée de la criminalité de Londres. Hubert Guillaud. Vers l'annotation personnelle. La lecture de la semaine nous vient de The Atlantic et du toujours pertinent Alexis Madrigal (@alexismadrigal), le titre de son article « Contre l’idée que les algorithmes sont objectifs ». « Quand un résultat provient d’un ordinateur sur la base de statistiques, cela doit être objectif, non ?

Pas de biais possible, à la différence de notre jugement, nous Homo Sapiens défectueux. Image : Google News et les facteurs de classements de l’actualité. Mais, dans les faits, ce n’est pas vrai. Nick Diakopoulos (@ndiakopoulos), du Nieman Journalism Lab, a publié un article intéressant sur la manière dont certains algorithmes introduisaient des bais différents de ceux des humains, mais non moins réels. Même les robots ont des biais, reprend Madrigal. Parce que les règles sont assez rigides, – par exemple l’idée que plus c’est nouveau, mieux c’est – différents acteurs essaient d’avoir les articles les plus récents sur les événements considérés comme populaires.

Xavier de la Porte. Vers la programmation personnelle. La lecture de la semaine, il s’agit du résumé d’une intervention orale (vidéo) donnée par Douglas Rushkoff (blog) lors d’une conférence qui avait lieu le 14 octobre dernier. Douglas Rushkoff est un essayiste américain, écrivain, conférencier, il est connu pour la dizaine de livres qu’il a écrits, notamment sur la question des nouveaux médias, ses idées le rapprochant des mouvements cyberpunk et de l’open source.

Le titre de cette intervention « Programmer ou être programmé » est également le titre de son dernier livre (Amazon). « Quand je regarde le monde, commence Rushkoff, quand je regarde l’économie, la religion, la politique ou les entreprises, j’ai le sentiment que nous tentons de faire fonctionner notre société sur des codes obsolètes, sur des logiciels – et je ne parle pas seulement des logiciels qui sont dans nos ordinateurs, mais aussi des logiciels sociaux – sur des logiciels que nous avons hérité de systèmes dont nous n’avons plus aucun souvenir.

Xavier de la Porte. Science et militantisme. Mardi 8 janvier 2013 2 08 / 01 / Jan / 2013 23:15 Un groupe de scientifiques vient de publier, hier 7 janvier, un nouveau rapport baptisé BioInitiative 2012 sur l’impact sanitaire des ondes électromagnétiques de la vie courante : téléphones portables, combinés DECT, réseaux Wifi, réseaux Wimax, ordinateurs portables, téléviseurs, lignes à haute tension, etc. Ce document compile les résultats de 1 800 études scientifiques réalisées durant les cinq dernières années. Conclusion : , année de publication du précédent rapport BioInitiative. Preuve ou pas preuve ? Ainsi, selon ce document, les ondes électromagnétiques – micro-ondes et ondes radio - devraient être classés cancérigènes et les seuils d’exposition être globalement revus.

Une proposition de loi à l’Assemblée nationale Dans ce même rapport, l’ANSES trouvait d’ailleurs que le rapport BioInitiative 2007 devait être lu avec prudence : . Le débat est donc loin d’être terminé.