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Peurs et hypocrisies sociales

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Porno dans société. Mode et lolitas. Lolitas et publicité. Qui d’entre nous n’est pas resté interloqué par les photos de profil ou les albums publics de jeunes facebookiens dont nous connaissons bien l’âge légal (et pour cause, ce sont nos élèves), bien en deçà de ce qu’ils ou elles donnent à voir? On se surprend à s’interroger? Suis-je devenu(e) vieux jeu? Suis-je dépassé(e)? Mes valeurs sont-elles d’une autre époque? Mon logiciel parental est-il ? C’est parce que l’opinion publique avait été choquée, de l’un ou l’autre côté de l’Atlantique (et par pour les mêmes événements), qu’une polémique était née, que la sénatrice Chantal Jouanno avait été chargée d’une mission fin 2011 sur l’utilisation de l’image des enfants dans la publicité, et surtout l’hypersexualisation des fillettes. Elle remet son rapport aujourd’hui au ministre des Solidarité et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot. Par quels événements avait été provoqué le malaise des adultes?

{*style:<i> </i>*} copie d'écran du site Internet Abercrombie & Fitch présentant le modèle push up. Séduction sans sexualité. Soutien-gorge rembourré taille 8 ans, talons hauts à l'école maternelle, concours de mini-miss... l'hypersexualisation gagne peu à peu la France. Ce phénomène des lolitas est encore peu répandu chez nous, mais il inquiète légitimement les parents, souligne ce lundi un rapport proposant une série de recommandations. Ce rapport avait été commandé par le ministère des Solidarités à la sénatrice UMP Chantal Jouanno, après la parution en décembre 2010, dans le magazine Vogue français, de photos mettant en scène une fillette dans des tenues et postures suggestives. « Même si ces photos avaient surtout fait scandale aux Etats-Unis, elles ont aussi suscité la polémique en France », rappelle l'ancienne ministre des Sports.

L' « hypersexualisation » des enfants, et notamment des petites filles, renvoie « à la sexualisation de leurs expressions, postures ou codes vestimentaires, jugées trop précoces », définit le rapport. "Des stéréotypes très clivés garçons/filles" Actu France-Soir (Avec AFP) Français et mini-pouffes. Hypersexualité enfantine ? Concours esthétiques. Des fillettes prenant des poses lascives dans les magazines. Des trousses à maquillage qui font leur entrée à l’école primaire. La sénatrice UMP Chantal Jouanno rend, ce lundi matin au gouvernement, son rapport sur l’hypersexualisation des petites filles. Pour 20 Minutes, elle dévoile son contenu et ses propositions. Dans votre rapport, vous affirmez que la «cause féminine est en train de régresser».

L’hypersexualisation des petites filles n’est pas perçue comme un danger. Vous parlez de danger... Oui. Faut-il légiférer? Les grands principes existent. Concrètement, que proposez-vous? D’interdire aux moins de 16 ans de devenir l’égérie de marques de mode. Et les concours de mini-miss? Je veux interdire les concours de beauté aux moins de 16 ans où l’on ne juge que sur l’apparence. Vous êtes aussi favorable au retour de l’uniforme au primaire... Oui. Propos recueillis par Vincent Vantighem. Fillettes stars dans Vogue. Dictature sexuelle, « porno chic », « nymphoplastie », « décolleté », « cybersexe »… Ce sont quelques-uns des mots que l'on trouve dans le rapport de 161 pages présenté le 5 mars par la sénatrice UMP Chantal Jouanno, intitulé « Contre l'hypersexualisation, un nouveau combat pour l'égalité ».Il s'ouvre sur Thylan, 10 ans, posant en talons aiguilles et robe fendue en une du Vogue daté de décembre 2010 et se conclut sur douze recommandations visant la protection des jeunes enfants contre « l'hypersexualisation ».

A peine lâché, le terme a traversé les écrans, nimbé de fillettes peinturlurées montées sur talons aiguilles. Deux faits divers – la couverture d'un magazine et l'interdiction d'un concours de mini-miss – montés en épingle ou fait de société préoccupant ? Les analyses des professionnels de l'enfance et de l'adolescence balancent. " Les cas sont rares " en savoir plus Les préconisations la politique C'est " la cause de la régression féminine " la question la phrase.

Sexualité sans procréation. Rapport Jouanno. Hypersexe dénoncé. Projections d'adultes. INTERVIEW -Chantal Jouanno, sénatrice, auteur du rapport «Contre l'hypersexualisation, un nouveau combat pour l'égalité», s'inquiète du phénomène de la banalisation de la pornographie. Votre rapport est très alarmiste et sans concession. Quel est, à vos yeux, l'enjeu le plus important de l'hypersexualisation des filles? Ce phénomène a un véritable enjeu sociétal. Car au-delà des petites filles, c'est l'ensemble de la société qui est hypersexualisée.

La banalisation de la pornographie est tellement insidieuse qu'on ne sait même plus la voir, encore moins s'en choquer, or c'est très choquant. Aujourd'hui, les enfants construisent leur identité sur une régression de l'égalité homme-femme, sur le retour des stéréotypes qui se glissent dans les clips, les jouets, les émissions de téléréalité. Le danger est individuel mais aussi collectif: celui de voir naître une génération qui aura intégré dès le plus jeune âge, non par éducation mais par défaut, l'inégalité des sexes.

Féminisme et sexualité. Mesures intelligentes. Pour protéger les enfants face au phénomène d'"hypersexualisation" de l'espace public, plusieurs mesures ont été prises à l'étranger, qui vont de l'interdiction des publicités destinées aux moins de 12 ans à l'incitation des grandes marques à adopter un code de bonne conduite. Un rapport du Centre d'analyse stratégique (CAS), publié lundi, souligne que "si en France, le débat semble moins intense que dans certains pays, les tendances à l'oeuvre l'invitent à s'intéresser aux mesures adoptées ou débattues à l'étranger". Différentes actions ont ainsi été menées. Certaines visent les médias et les publicitaires, indique le CAS, qui conseille le gouvernement. Il s'agit alors de "limiter le contact avec la publicité, de restreindre l'accès à des programmes ou encore de réglementer la mise en scène des enfants à des fins marketing".

Limiter les publicités destinées aux enfants Mais ces deux dispositions s'adressent seulement aux diffuseurs qui émettent depuis le pays même, relève le CAS.