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"écologie" de_l'esprit

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Humour (?) interdit (?) Malgré des déclarations volontaristes, le ministre de l'Intérieur reste confronté à un droit strict en matière de libertés publiques. Ce n'est plus du fait divers ou de l'anecdote, mais presque une affaire d'État. Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, est sorti de la prudente réserve à laquelle s'astreint depuis toujours la Place Beauvau en matière de censure. Dans une interview au Parisien doublée d'un communiqué vendredi dernier, Manuel Valls a annoncé vouloir étudier «toutes les voies juridiques» pour interdire les «réunions publiques» de l'humoriste Dieudonné, qui «n'appartiennent plus à la dimension créative mais contribuent (…) à accroître les risques de troubles à l'ordre public».

«De déclaration en déclaration, il s'at­taque de façon évidente et insupportable à la mémoire des victimes de la Shoah.» Aussi sulfureux que soit le contexte, il n'est pas certain que le coup de sang de Manuel Valls soit juridiquement effi­cace. C'est en tout cas une première pour la Place Beauvau. Droit à l'humour. Humour et expression. Faut-il rire de tout ? Doit-on rire de tout ?

Les questionnements sont nombreux et ont le mérite de ne pas cantonner l’humour à une réaction zygomatique en réaction à une plaisanterie. L’humour se perçoit de façon multiple selon divers aspects. Le contexte, la période historique, le lieu, les acteurs sont entre-autres immanquablement liés à la carte mentale qu’ont les gens de l’humour. Tellement vrai qu’une même situation, plaisanter de la royauté par exemple, permise il y a plusieurs siècles, se voit aujourd’hui tiraillée dans notre susceptible démocratie.

Même s'il faut distinguer le rire de l'humour, il n'y a pas de moment pour rire de tel ou tel sujet, y compris de choses sensibles comme le racisme, sujet assurément délicat. L’humour participe expressément de la liberté d’expression et du droit de critique. Bernard Mouffe a analysé divers cas de jurisprudence qui démontrent que le juge tolère l’humour, cette forme particulière d’expression. Expression et image. Marie Véronique JEANNIN, Revue française du Marketing, n° 228, octobre 2010 L'actualité offre de nombreuses illustrations d'atteintes au droit de la personnalité. Le droit à l'image attribut de la personnalité, qui comporte la possibilité de s'opposer à la saisie et la publication de son image, n'est pas consacré directement par le code civil mais est issu de la jurisprudence et de l'application de l'article 9 du code civil aux termes duquel « chacun a le droit au respect de sa vie privée », le juge disposant de pouvoirs pour empêcher ou faire cesser toute atteinte à l'intimité de la vie privée.

C'est dans un arrêt du 13 janvier 1998 que la Cour de Cassation a retenu, sur le fondement de l'article 9 du code civil, que chacun a le droit de s'opposer à la reproduction de son image et que cette reproduction sous forme de caricature n'est licite, selon les lois du genre, que pour assurer le plein exercice de la liberté d'expression (pourvoi n°95-13694). Liberté d'expression. Théâtre et psychiatrie. Juste avant de passer à l'acte jeudi, et de foncer sur les grilles de l'Elysée en voiture, Attilio Maggiulli, 67 ans, était en train de craquer, selon ses proches.

Il a d'ailleurs été admis dans la nuit de jeudi à vendredi à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, selon une source judiciaire. Le petit théâtre parisien de la Comédie italienne, dans le quartier Montparnasse, représente toute sa vie. Il a fondé cet établissement avec sa femme il y a quarante ans. Ces dernières années, le simple fait de maintenir les portes ouvertes est un parcours du combattant. "Les subventions diminuant, ça commence à nous étrangler un peu trop… Visiblement il a pété un câble " explique Claudine Simon, assistante de la Comédie italienne, au micro de BFMTV, la voix étranglée par l'émotion.

L'enquête reste ouverte Une somme évidemment insuffisante, reprend Claudine Simon, et c'est pour cela qu'Attilio Maggiulli est passé à l'acte: "C'est quelqu'un qui est assez nerveux. "santé" mentale. Psychiatrie en_France. Enfermer en psychiatrie. Histoire des enfermés. Contraintes et-soins. Patients contraints.

Trop de contraintes. Denys Robiliard poursuit son chemin. Dans une relative solitude, ce député socialiste du Loir-et-Cher a porté pendant un an une «mission d’information sur la santé mentale et l’avenir de la psychiatrie». Il l’a fait, sans œillère, recevant tous les acteurs de cet univers fragmenté. En mai, dans un prérapport, il avait pointé une «hausse énorme» du nombre d’hospitalisations en psychiatrie sans le consentement de la personne : plus de 50% en cinq ans. Etat des lieux, à l’occasion de la fin de sa mission, d’une psychiatrie publique en panne d’avenir. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de rapports sur la psychiatrie qui préconisaient souvent des recommandations similaires. Mais ils n’ont pas été suivis d’effet… Aucune des recommandations n’a en effet été mise en œuvre.

Quel est votre diagnostic ? Le paysage psychiatrique n’est pas stable, et surtout il ne va plus l’être. En même temps, il n’y a jamais eu autant de psychiatres en France… Que faire alors ? Les raisons invoquées ? Psychiatrie et_rapports.