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Gauches

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Murray Bookchin, écologie ou barbarie, par Benjamin Fernandez (Le Monde diplomatique, juillet 2016) Le 6 janvier 2014, les cantons du Rojava, dans le Kurdistan syrien, se sont fédérés en communes autonomes.

Murray Bookchin, écologie ou barbarie, par Benjamin Fernandez (Le Monde diplomatique, juillet 2016)

Ils ont adopté un contrat social qui établit une démocratie directe et une gestion égalitaire des ressources sur la base d’assemblées populaires. C’est en lisant l’œuvre prolifique de Murray Bookchin et en échangeant avec lui depuis sa geôle turque, où il purge une peine d’emprisonnement à vie, que le chef historique du mouvement kurde, M. Bernie Sanders à travers ses fans: paroles de New-Yorkais. Yanis Varoufakis : "Malgré tout... l'Europe reste une idée importante"

HD.

Yanis Varoufakis : "Malgré tout... l'Europe reste une idée importante"

Comment appréhendez-vous la situation actuelle de la Grèce actuellement ? Yanis Varoufakis. Nous sommes dans une impasse. En août 2015, le Parlement a voté en faveur d’un nouvel accord avec la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI – NDLR) qui ne peut qu’aboutir à une contraction du produit intérieur brut (PIB) en condamnant, d’un côté, le secteur privé à une dégradation constante du fait de nouvelles hausses d’impôts importantes imposées à des entreprises déjà au bord de la faillite ; en continuant, de l’autre côté, à imposer au secteur public le cercle vicieux des coupes – chaque nouvelle baisse du PIB imposant de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, etc. Prenez par exemple les retraites. Etre communiste au XXIe siècle.

AmSud

Fête de la rose : Montebourg-Varoufákis, l'alliance anti-austérité. Officiellement, il est toujours retiré de la vie politique.

Fête de la rose : Montebourg-Varoufákis, l'alliance anti-austérité

Pourtant, il dégaine le premier. Dimanche, à l’occasion de la 43e Fête de la rose, Arnaud Montebourg fera comme chaque année sa rentrée dans son fief de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). L’édition 2014, pimentée par la Cuvée du Redressement adressée à François Hollande, avait tourné au vinaigre provoquant son éviction du gouvernement. Le millésime 2015 promet d’être tout aussi explosif. L’invité d’honneur n’est autre que Yánis Varoufákis, l’ancien ministre grec des Finances, qui a démissionné au lendemain du référendum. En conviant Varoufákis sur l’estrade, Montebourg dit vouloir «européaniser Frangy». Chez Varoufákis Alors que les deux frondeurs ne se connaissaient pas, des contacts s’établissent dès juin avant de se concrétiser dans le courant du mois de juillet. Avec l’ancien ministre grec, Montebourg trouve un allié de poids dans sa lutte contre l’austérité. Et une gauche anti-austéritaire de plus en Europe !

Envoyé spécial.

Et une gauche anti-austéritaire de plus en Europe !

BALLAST Stathis Kouvélakis : « Le non n’est pas vaincu, nous continuons » Entretien inédit pour le site de Ballast Résumons à très grands traits.

BALLAST Stathis Kouvélakis : « Le non n’est pas vaincu, nous continuons »

Le 25 janvier 2015, Syriza remporte les élections législatives grecques sur un programme de rupture ; le 5 juillet, c’est un tonitruant « OXI », à 61 %, qui envoie les petits barons de l'ordre européen dans les cordes ; le lendemain, Yánis Varoufákis, ministre des Finances grec, est poussé vers la sortie ; le lundi 13 juillet, le tout-venant apprend que les dix-huit heures de bataille psychologique, à la fameuse « table des négociations », ont eu raison des espoirs mis dans le gouvernement grec : capitulation en rase campagne, entend-on.

La couleuvre de l’austérité avalée contre un hypothétique rééchelonnement de la dette. « J’assume la responsabilité d’un texte auquel je ne crois pas », affirme Tsipras à la télévision publique grecque.

Syriza/Grèce #2

Syriza/Grèce #1. Podemos/Espagne. Alain Badiou - Jorge Lago. Podemos et Syriza à gauche de l'Europe. Carte interactive : les Podemos à la française. Démarche « Aveyron Majorité Citoyenne » a été initiée en janvier dernier par quelques dizaines de personnes, membres ou non d’associations, de syndicats et de mouvements politiques.

Carte interactive : les Podemos à la française

Notre intuition initiale était que le peuple n’a pas spontanément envie de « plus de gauche » mais qu’il est prêt à s’engager, si tant est que se mettent en mouvement des outils permettant cette implication. Cette démarche a suscité une dynamique citoyenne au-delà des espérances initiales. Elle a également reçu une validation électorale encourageante qui doit être analysée. Dans ce département traditionnellement assez conservateur, plusieurs signes témoignent de ce succès. Tout d’abord, « Aveyron Majorité Citoyenne » (AMC) est parvenu à présenter des candidats dans 19 des 23 cantons, soit plus de candidats que le Front National.

« L’autre gauche est condamnée à travailler ensemble pour résister. Peut-on être de gauche et défendre la Nation ? La Nation, pierre angulaire de la Révolution Jean Jaurès.

Peut-on être de gauche et défendre la Nation ?

Les communistes sont au fond du trou en Inde. BALLAST Pablo Iglesias : « Faire pression sur Syriza, c’est faire pression sur Podemos, pour montrer qu’il n’y a pas d’alternative » Entretien de la New Left Review traduit pour le site de Ballast Le 24 mai dernier, Podemos et ses listes citoyennes remportaient les élections municipales et régionales en Espagne — ébranlant ainsi l'ancien système politique dominé par le Parti socialiste et le Parti populaire et suscitant, en France, l'enthousiasme et l'espoir de beaucoup, en ces temps sinistres.

BALLAST Pablo Iglesias : « Faire pression sur Syriza, c’est faire pression sur Podemos, pour montrer qu’il n’y a pas d’alternative »

Dans cet entretien paru il y a quatre jours dans les pages de la New Left Review, Pablo Iglesias revient sur l'analyse de la situation politique espagnole et la stratégie du jeune mouvement, né en janvier 2014. Contradictions à affronter, apparition d'un concurrent comme le parti Cuidadanos, causes de la crise économique et du récit officiel, post-franquisme, gauche et droite, Games of Thrones, rapport de Podemos à l'État monarchique et pressions allemandes contre la Grèce : le porte-parole s'explique en détail. Nous avons tenu à le traduire afin de nourrir le débat critique francophone. Laclau et Mouffe (DR) Le Japon est-il l'avenir du communisme? Il n'y a pas que sa communication kawaï qui différencie le Kyôsan-tô de ses homologues occidentaux.

Le Japon est-il l'avenir du communisme?

Il a connu un succès (relatif) aux dernières élections, s'engage pour l'écologie, contre la présence militaire américaine et pour la féminisation de la vie politique. Le tout soutenu par un journal qui tire à plus d'un million d'exemplaires. Shinzô Abe est apparu comme le grand vainqueur des élections du 14 décembre 2014. La gauche ne peut pas mourir, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, septembre 2014)

Dans le débat public ne circulent pas que des sottises : également des poisons.

La gauche ne peut pas mourir, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, septembre 2014)

De toutes les navrances complaisamment relayées par la cohorte des experts et éditorialistes, la plus toxique est sans doute celle qui annonce avec une gravité prophétique la fin des catégories « droite » et « gauche », et le dépassement définitif de leur antinomie politique. On n’a pas assez remarqué la troublante proximité formelle, et la collusion objective, du « ni droite ni gauche » de l’extrême droite et du « dépassement de la droite et de la gauche » (« qui ne veulent plus rien dire ») de l’extrême centre. Syriza, Podemos et l'héritage «eurocommuniste» Élections britanniques : où est la gauche. Comment échapper à la confusion politique, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, mai 2015) Plus de quatre ans après le début des révoltes arabes et les manifestations planétaires contre l’envol des inégalités — des « indignés » à Occupy Wall Street —, l’absence de résultats immédiats et la perte de repères clairs découragent les ardeurs à transformer la société et le monde.

Un désenchantement s’exprime : « Tout ça pour ça ? » De vieux partis se décomposent ou changent de nom. Des alliances insolites se multiplient, ce qui bouscule également les catégories politiques habituelles. La Russie dénonce les « fascistes de Kiev » mais accueille à Saint-Pétersbourg un rassemblement de l’extrême droite européenne ; la France alterne proclamations vertueuses sur la démocratie, la laïcité, et soutien redoublé à la monarchie saoudienne ; le Front national (FN) prétend se réjouir du triomphe électoral d’une gauche radicale et internationaliste à Athènes. Taille de l’article complet : 3 211 mots. L'internationalisme au temps de la Commune, par Kristin Ross (Le Monde diplomatique, mai 2015) En avril 1871, au plus fort de la Commune de Paris, sept mille ouvriers londoniens organisèrent une manifestation de solidarité avec leurs camarades parisiens, marchant depuis ce que la presse bourgeoise britannique appelait « notre Belleville » — le quartier de Clerkenwell Green — jusqu’à Hyde Park, par un temps épouvantable.

Gauche radicale: la clé, c'est Laclau. Avec sa collègue et compagne Chantal Mouffe, ils ont contribué à puissamment renouveler la pensée stratégique à gauche dès les années 1980, en travaillant sur les questions relatives à l’hégémonie, à la démocratie et au populisme. Ernesto Laclau se situe dans le droit fil de l’analyse gramscienne de nos sociétés. Dans l’introduction à leur livre le plus connu datant de 1985 –Hégémonie et stratégie socialite: Vers une politique démocratique radicale– Ernesto Laclau et Chantal Mouffe revendiquent d’ailleurs explicitement l’héritage de Gramsci.

Si la pensée de Stuart Hall est riche d’une méticuleuse analyse des ressorts du thatchérisme ou «populisme autoritaire», l’itinéraire intellectuel de Laclau est, quant à lui, riche de solutions potentielles pour la gauche. La goutte d'eau irlandaise, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, mai 2015) Le 24 juillet 2014, le quotidien britannique The Guardian s’interrogeait sur l’un des mystères de la crise européenne : « Pourquoi les Irlandais réagissent-ils aussi calmement (1). » Longtemps érigé en parangon de réussite libérale (2), Dublin dévisse lors de la débâcle financière : le déficit budgétaire atteint 32 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010, du jamais vu.

Mais la petite île émeraude conserve son statut de modèle. Non seulement le pays s’impose une cure d’austérité d’une violence rare, mais la population ne descend que rarement dans la rue. En avril 2009, le ministre des finances irlandais Brian Lenihan se félicite : « Nos partenaires en Europe sont impressionnés par notre capacité à endurer la douleur.