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International Research Conference University of Avignon and the Vaucluse [Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse] 24-27 May 2011 Organised by Centre Norbert Elias (EHESS, CNRS, UAPV), the Georges Friedmann research laboratory (Paris 1-CNRS), the LHIVIC (EHESS) and the GRANEM (University of Angers) with the support of the ANR programme “Forms of communication and their developments” [...] Débat organisé par l’association Gens d’Images autour du livre de photographie Dimanche 14 novembre 2010 de 14h30 à 18h15. Le Cloître ouvert 222, rue du Faubourg Saint Honoré 75008 Paris A l’invitation de l’association Fêt’art Coordination Sylvaine Lecoeur, Gens d’Image http://gensdimages.com 14h30 : OUVERTURE NATHALIE BOCHER-LENOIR, PRÉSIDENTE DES GENS D’IMAGES ET GAËLLE MAUDUIT, DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE DU PRIX NADAR.
Le marché de la photographie contemporaine est souvent assimilé à celui des tirages, lui-même calqué sur celui de l’art contemporain, dont les règles se dessinèrent à la fin du XIXe siècle. Cette assimilation a pour effet de hiérarchiser implicitement les formes de la création photographique. Comme le souligne Raymonde Moulin, l a rareté du chef d’oeuvre unique du génie unique est la rareté la plus rare, parmi les raretés socialement désignées comme artistiques. “( [1] ). Il va alors de soi que le tirage unique d’un photographe artiste constitue la forme la plus aboutie de la création, puisque c’est celle qui se rapproche le plus de la forme artistique la plus reconnue.
S’il y a un marché qui a été complètement bouleversé par la révolution numérique, c’est bien celui de la photographie. Nouveaux acteurs, nouveaux modes de diffusion, nouveaux matériels, autant de changements qui ont transformé la profession des photographes et affecté leur revenu. Derrière le terme de révolution numérique se cachent cependant des réalités fort différentes.
Les nouveaux moyens de communication bouleversent le modèle de rentabilité traditionnel du journalisme. Selon l'université de Louvain, la valeur de l'information dépend désormais du crédit que lui porte le lecteur. Internet déstabilise l'organisation traditionnelle de la profession de journaliste. Ce, notamment à cause d'une individualisation de la consommation médiatique et d'une apparente atténuation des frontières entre rédacteurs et internautes : ces derniers distribuent désormais eux aussi de l'information, sur des sites annexes ou directement aux rédactions.