Articles : Modèles économiques du futur

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15inno by Stefan Lindegaard. Rapport de la commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Vers une économie de la contribution. La solution du capitalisme à bout de souffle pourrait bien être à chercher du côté des logiciels libres.

Vers une économie de la contribution

Bernard Stiegler, philosophe, appelle à passer "du consumérisme toxique à une économie de la contribution". Ce n’est plus un secret pour personne : le capitalisme est en train d’être dévoré par ses propres effets toxiques. En 2005, parmi d’autres voix peu écoutées alors, une association française, Ars Industrialis, lancée par quatre philosophes et une juriste, avait sonné le tocsin. A l’époque, leur manifeste décrivait les dangers d’un capitalisme “autodestructeur” et la soumission totale aux “impératifs de l’économie de marché et des retours sur investissements les plus rapides possibles des entreprises” et notamment celles actives dans les médias, la culture ou les télécommunications.

Malaise du consumérisme L’homme habite un petit moulin industriel reconverti en maison à Epineuil-le-Fleuriel, au beau milieu de la France paysanne. Où se situe la solution ? Poison et remède Telecomix. D’autres regards sur la crise, avec Bernard Stiegler. Antoine Mercier : Il est 12h 45 sur France Culture, on va rester dans des sujets assez voisins en ouvrant la dernière page de notre série « D’autres regards sur la crise », on est en ligne avec le philosophe Bernard Stiegler, dont les éditions Flammarion ont réédité récemment, en collection de Poche, le livre intitulé « Réenchanter le monde ».

D’autres regards sur la crise, avec Bernard Stiegler

Bonjour Monsieur. Bernard Stiegler : Bonjour. Antoine Mercier : L’une des causes immédiates de la crise, n’est-elle à chercher précisément dans un changement des modes de consommation ? … Est-ce que ce n’est pas en quelque sorte la fin du consumérisme à laquelle on assiste ? Bernard Stiegler : Oui, en effet, je crois que c’est la fin d’un système qui remonte à environ un siècle, auquel ont contribué des figures très connues comme Henry Ford, d’autres beaucoup moins connues comme Edward Bernays ou son associé Paul Mazur.

Antoine Mercier : Alors effectivement, voilà un tableau tout à fait précis de la situation. Bernard Stiegler : Bien sûr. [Suite] Rapport du Médiateur de la République - 2010.pdf. Bernard Stiegler – A voix haute. XEnvoyer cet article par e-mail Bernard Stiegler – A voix haute Nouveau !

Bernard Stiegler – A voix haute

Pas le temps de lire cet article ? Classez le dans vos favoris en cliquant sur l’étoile. Vous pourrez le lire ultérieurement (ordinateur, tablette, mobile) en cliquant sur « votre compte » Fermer “Nous ne sommes plus dans une économie du désir mais de la dépendance” Pulsionnelle, standardisée, addictive. . « Ce qui caractérise notre société actuelle selon moi, c’est son caractère pulsionnel. Du besoin au désir En 1907-1908, une autre forme de capitalisme se met en place sous l’influence de Henry Ford qui, le premier, adopte la production à la chaîne. Du désir à la pulsionMaintenant, voyons l’effet que cela a produit sur la société. La perte de singularité C’est ce processus de destruction du lien social qui fait que l’on assiste à la disparition progressive du désir et à la montée des pulsions. Une société addictive C’est pourquoi je suis partisan d’une nouvelle croissance.

Par Caroline Castets.