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Machines a dessiner

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L'art numérique génératif comment savoir si c'est de l'art. Mes élèves me font souvent circuler des liens vers des logiciels générateurs d’images et non artistiques. Il devient difficile pour eux de poser une frontière bien claire entre l’art génératif et les nombreux outils disponibles sur le net qui permettent de transformer une image en chiffre, générer des fractales, ajouter sa tête sur un fond préétablit etc. Quand les artistes deviennent programmeurs d’art génératif, voici comment savoir si c’est de l’art :L’Art Numérique ou « Net-Art » s’est développé à partir des années 1980 et n’a cessé d’évoluer en même temps que les nouvelles technologies. Il a laissé dans son sillage de nouvelles catégories artistiques telles que la « réalité virtuelle », la « réalité augmentée », « l’art interactif » ou encore « l’art génératif ».L’Art Génératif se base sur des algorithmes pour concevoir des œuvres se générant d’elles-mêmes déterminées à l’avance ou non.

L’artiste ne crée pas vraiment l’œuvre, mais plutôt le moyen de la produire. Sergio Albiac : Les machines à dessiner de Jean Tinguely. Lien vers le Centre Pompidou Paris Jean Tinguely, Machine à dessiner, N°3, Relief Méta-mécanique, 1955 En 1955, Jean Tinguely réalise trois machines pour produire de manière mécanique des dessins. Elles sont présentées lors de l’exposition « Le mouvement » ; une exposition proposant un état des lieux de l’Art Cinétique. Ces œuvres sont remarquées parce qu’elles ont la particularité d’être une œuvre qui produit elle-même des œuvres. Il en est de même pour les Meta-Matics » qu’il confectionne 4 ans plus tard.

L’artiste nous propose un dessin en devenir, le spectateur complète l’œuvre, alors qu’il était passif face à l’art, il devient acteur de la création, actionnant un système de balancement, un bouton, un bras articulé ou encore en pédalant, comme pour le Cyclograveur. Jean Tinguely, Méta-matic 17, 1959 Les dessins produit sont totalement différents les uns des autres.

Qu’apporte l’interaction du spectateur ? Machines à dessiner. Sol LeWitt (1928-2007) est connu pour ses sculptures – qu’il nomme structures – dont le cube est le module. Selon les œuvres, ce cube, élément de base du vocabulaire de l’artiste, se multiplie, s’accroît, régresse, s’évide, pour ne laisser apparaître que les arêtes qui le composent. L’esthétique de Sol LeWitt est celle de l’agencement, du processus, qui s’organise, à partir de modules géométriques très simples, sous la forme d’un rythmesériel. L’artiste américain réalise également des dessins sur papier faits de superpositions de grilles ou des Wall Drawings, des dessins exécutés à même le mur. Attentif, le spectateur peut retrouver toutes les règles qui les régissent. Chaque ligne a été tracée en fonction d’indications précises de longueur, de positionnement, de degré d’inclinaison, etc. Un dessin de Sol LeWitt expose ainsi toujours son propre mode de réalisation.

Le premier Wall Drawing a été réalisé en octobre 1968, chez Paula Cooper. Les étonnants outils et machines des artistes. Le monde artistique regorge d’outils et de machine à faire de l’art fabriqués par les artistes eux-mêmes qui sont pour le moins étonnants. L’outil peut être simplement l’accessoire d’une réalisation comme c’est le cas pour les dripping de Jackson Pollock ou un objet d’art à part entière, comme dans les machines à dessiner de Jean Tinguely.

Voici un petit tour des outils d’artistes du XXème siècle à nos jours. C’est en 1947 que Jackson Pollock abandonne l’utilisation classique du pinceau pour le dripping (projection de peinture sur la toile). Photographie de Hans-Namuth – Jackson-pollockpeignant dans son atelier – 1950 Brice Marden peignant avec un bâton dans son atelier Jean Tinguely – Machine à dessiner N°3 – 1955 – musée Tinguely à Bâle Jean Tinguely – Méta-matic N°6 – 1959 – Museum Tinguely, Basel, © 2008, ProLitteris, Zürich, © Photo : Christian Baur, Basel Jean Tinguely – Cyclograveur – 1960 – © 2008, ProLitteris, Zürich, © Photo : André Morain, Paris Yves Klein– Peinture de feu – 1961 S.

Venez admirer la chorégraphie hypnotisante de l'oeuvre d'Elias Crespin au Grand Palais ! dans l'expo Artistes & Robots du 5 avril au 9 juillet 2018. Elias Crespin, artiste d’origine Vénézuélienne, a reçu une formation d’ingénieur en informatique. Il est né à Caracas en 1965. Il crée des structures géométriques modulaires dirigées par une programmation informatique adaptée. Ses installations mettent en scène des éléments métalliques modelés à la main qui forment ensemble des figures géométriques. Suspendues dans les airs par des fils de nylon quasi invisibles, ces formes sont ensuite assemblées en sculptures animées par une programmation informatique, évoluant et mutant en permanence afin de produire des effets chorégraphiques subtils et changeants. Entre le monde de la science et celui de l’art, les créations d’Elias Crespin interrogent les concepts de forme, d’espace, de mouvement et de temps, à travers l’étude de la couleur et de l’expérimentation de divers matériaux et textures.

Dossier Pedagogique ARTISTESetROBOTS. Stelarc : un homme augmenté dans l'expo Artistes & Robots ! Artiste performeur né à Chypre en 1946, Stelarc vit et travaille à Perth en Australie. Il utilise son propre corps comme moyen d’expression. De 1976 à 1988, il a mis en scène vingt-six suspensions corporelles avec des crochets insérés dans sa peau. Il a également mené de nombreuses expérimentations en utilisant des instruments médicaux, des prothèses, des éléments de robotique, des systèmes de réalité virtuelle, Internet et la biotechnologie pour créer des “Architectures anatomiques alternatives”.

Dans ses dernières performances, il expérimente des concepts d’hybrides homme-machine. La performance Re-Wired/Re-Mixed, dont est tiré le bras exosquelette présenté pour l’exposition Artistes & Robots, s’inscrit dans cette démarche. Découvrez le robot grapheur de l'expo Artistes & Robots. Depuis 2011, So Kanno & Takahiro Yamaguchi créent des installations à partir de la robotique et d'ordinateurs en posant la question de la relation entre la machine et l’art. Tous deux actifs dans le domaine de l’art numérique, Kanno et Yamaguchi (également connu sous le nom yang02) ont commencé leur collaboration avec le projet Senseless Drawing Bot.

Cette machine à graffiti sur quatre roues, composée d’un skateboard électrique, d’un double balancier, d’une carte électronique programmable et de bombes aérosols, actionne des pulvérisations de peinture aléatoires sur un mur tout en parcourant un espace défini. Deux ans plus tard, le duo récidive avec un deuxième Senseless Drawing Bot basé sur le même dispositif, mais en créant des propulsions de peinture par un jet d’eau à haute pression pour un effet plus abstrait sur un espace plus important.

Le Senseless Drawing Bot de l'expo Artistes & Robots s’inspire du graffiti, du Street Art, de la performance et de l’action painting. Depliant Artistes&Robots FR.