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Economie

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Pays émergents : après la Chine, l'Inde et le Brésil, à qui le tour ? LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Antoine Reverchon et Adrien de Tricornot Le cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC) a publié, jeudi 21 janvier, une étude affirmant que l'addition du produit national brut (PNB) des sept plus grandes économies émergentes, baptisées "E7", dépasserait dès 2020 celle des PNB des pays du G7, aujourd'hui les plus riches du monde. En 2030, toujours selon PwC, les principales économies mondiales seront, par ordre décroissant, la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, le Japon, le Brésil, la Russie, l'Allemagne, le Mexique, la France et le Royaume-Uni...

C'est donc avec un certain à-propos que le Centre de développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pense intituler "Switching Wealth" ("le basculement de la richesse") son rapport sur les prospectives du développement économique mondial, qui doit être publié en juin. La crise financière de 2008 a été un bon test de la résilience des économies promises à l'émergence. Mondialisation, pays émergents, pays OCDE, fmi, économie mondiale, gouvernance, OMC, financière. Economie - Le Monde.fr.

Répartition de la richesse. Partage des richesses, la question taboue, par François Ruffin. «La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’ont pas de précédent dans les quarante-cinq dernières années. » D’où sont tirées ces lignes ? D’un texte de la Confédération générale du travail (CGT) ? Nullement : elles viennent d’un article de la Banque des règlements internationaux (BRI), une institution qui réunit chaque mois, à Bâle (Suisse), les banquiers centraux afin de « coordonner les politiques monétaires » et d’« édicter des règles prudentielles ». Ce n’est pas vraiment un repaire de marxistes ; pourtant, leur exposé sur cette « marge [de profit] d’une importance sans précédent » se poursuit sur vingt-trois pages (1).

Et qui redoute le pire ? Ce constat, chiffré, est unanimement partagé. Par le gigantisme des sommes en jeu, des dizaines de milliards d’euros, ces 9,3 % devraient s’installer au cœur du débat.