Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement - <font color='#008080'>Cours d’Économie de l’Environnement (ENPC) </font> La nature a-t-elle un prix? La nature est, entre autres choses, un stock de ressources pour la vie humaine. Ces ressources font de plus en plus l'objet d'évaluations en unités monétaires. De fait, depuis que les terres, les forêts et les ressources du sous-sol sont devenues des marchandises, des prix existent. Indiquent-ils pour autant une valeur économique des choses naturelles? Et comment faire avec les "services" gratuits de la nature, les ressources auxquelles ne sont associés ni marché ni prix observable? 1. Pour mieux la préserver, l’Etat met la nature à prix.
Qui est-ce qui bosse à l’œil en faisant bzzz bzzz toute la journée et qui pourtant fait gagner à la collectivité la bagatelle de 150 milliards d’euros par an ? Réponse : les abeilles et, plus largement, les insectes pollinisateurs, sans qui fruits et légumes seraient bien en peine de se reproduire. Le chiffre semble absurde, mais il est étayé économiquement : si les abeilles disparaissaient, c’est ce qu’il faudrait payer pour faire le travail à leur place ou trouver des produits de substitution.
A l’échelle mondiale, les premières estimations prévoient qu’en 2050, la perte de biodiversité pourrait représenter 7 % du PIB mondial. 14 000 milliards d’euros par an. A quoi ça sert de donner un prix à la nature ? Le constat, c’est l’érosion accélérée de la biodiversité. De quels services parle-t-on ? Le rapport envisage trois types de services rendus. Le groupe a aussi décidé de se consacrer à la biodiversité ordinaire et n’a pas souhaité donner de valeur pour la biodiversité «remarquable». Donner un prix à la nature pour mieux la protéger ? LE MONDE pour Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Laurence Caramel A l'occasion de la Conférence des Nations unies sur la diversité biologique qui se tient à Nagoya (Japon) jusqu' au 29 octobre, l'économiste indien Pavan Sukhdev a présenté, mercredi 20 octobre, les conclusions de son étude sur "l'économie de la biodiversité et des services écosystémiques".
Ce travail avait été commandé par l'Union européenne en 2008, avec l'ambition de chiffrer – comme l'avait fait le rapport Stern en 2006 pour le changement climatique – le coût que fait peser à terme sur l'économie mondiale l'absence de politique ambitieuse de protection de la biodiversité. Alors même que les scientifiques considèrent que la disparition des espèces se produit actuellement à un rythme de 100 à 1 000 fois plus élevé. Le rapport Sukhdev ne livre pas une équation globale du "prix de la nature" qu'il faudrait intégrer dans les équations économiques pour que soit tenu compte de cet actif naturel aujourd'hui négligé. Économie de l'environnement. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L’économie de l'environnement est une branche de l'économie qui traite d'un point de vue théorique des relations économiques entre les sociétés humaines et l'environnement.
Elle constitue un champ voisin, mais distinct, de l'économie écologique. Contexte et approche économique[modifier | modifier le code] L'émergence du concept[modifier | modifier le code] De l'effet de serre au recul de la biodiversité en passant par la pollution sous ses formes multiples, la question environnementale a aujourd'hui totalement investi le champ de la discipline économique. Cette révolution culturelle débute dans les années 1970 avec la prise de conscience écologique qui suit la médiatisation des premières grandes pollutions.
Cette prise de conscience est récente dans les cultures modernes. L'homme, la nature et la technique[modifier | modifier le code] L'objectif de l'économie de l'environnement Théorie économique et environnement[modifier | modifier le code] Conjoncture : Au Royaume-Uni, la nature a un prix. INFOGRAPHIE - Le gouvernement britannique a publié un rapport scientifique qui donne une valeur économique aux services rendus par l'environnement, de la production alimentaire au plaisir d'une promenade en forêt.
La nature n'a pas de prix. Cette affirmation populaire vient d'être contredite par un rapport scientifique de 2000 pages rédigé par 700 chercheurs pour le gouvernement britannique. Lequel pavé conclut qu'avoir le privilège de regarder un espace vert depuis sa fenêtre vaut 300 livres sterling par an (336 €). Ou que les abeilles et autres insectes pollinisateurs rendent un service à l'économie du Royaume-Uni valant pas moins de 430 millions de livres (482 millions d'euros). C'est la première fois à l'échelle d'un pays qu'une étude tente de mettre un prix à tous les services rendus par Dame Nature.
Des services qui, du fait de la pression démographique et de l'exploitation des ressources naturelles, sont dégradés pour un bon tiers d'entre eux. Livre blanc.