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Le bonheur et ses dépendances

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Mon thème d'étude

Qu’est-ce qu’une addiction ? Les addictions concernent le tabac (nicotine), l’alcool, le cannabis, les opiacés (héroïne, morphine), la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse.

Qu’est-ce qu’une addiction ?

Parmi les addictions sans substance, seul le jeu pathologique (jeux de hasard et d’argent) est cliniquement reconnu comme une dépendance comportementale dans les classifications diagnostiques internationales (DSM 5, CIM 10). L’Institut Nord-Américain des drogues, le National Institute of Drug Abuse (NIDA) en donne la définition suivante: L’addiction est une affection cérébrale chronique, récidivante, caractérisée par la recherche et l’usage compulsifs de drogue, malgré la connaissance de ses conséquences nocives .

Le diagnostic de l’addiction (ou dépendance) repose sur des critères bien définis, fixés par des instances internationales de santé mentale et répertoriés dans un manuel, le Diagnostic and Statistical manual of Mental disorders (DSM), dont la cinquième édition date de 2013. Dépendance: Abus d'une substance:

Bibliothèque de référence

Santé Volée : La France championne pour la consommation de psychotropes. LE NOUVEL OBSERVATEUR - 5-11 septembre 1996, Fabien GRUHIER 8O millions de boîtes de tranquillisants consommées chaque année Sommes-nous les gens les plus déprimés de la terre ?

Santé Volée : La France championne pour la consommation de psychotropes

Non. Pourtant, un livre-rapport du professeur Zarifian établit de façon irréfutable que notre pays consomme de deux à quatre fois plus d’anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs et autres neuroleptiques que n’importe quel autre pays européen. Voici Pourquoi. (…) Reste une triste vérité. On l’a même tellement entendue, cette triste affirmation, que l’on finit par ne plus y prêter attention, par vivre avec, car on s’habitue à tout.

Car le doute n’est désormais plus permis. Parmi ces psychotropes, c’est avec la catégorie des tranquillisants que nous nous distinguons de la façon la plus radicale : deux fois plus que les Espagnols, cinq fois plus que les Allemands, huit fois plus que les Anglais ! Bien sûr, on pourrait penser que les Français sont, traditionnellement, un peuple de … drogués à l’alcool. Place de la recherche translationnelle dans les addictions. De l'animal à l'homme, réalisme ou utopie ? Addiction à l'alcool, un risque à une enzyme près. Désormais c'est au niveau de la cellule que l'on traque les mécanismes des addictions, qu'il s'agisse d'alcool, de tabac… ou de sexe.

Addiction à l'alcool, un risque à une enzyme près

Des chercheurs des universités de Linköping (Suède) et de Miami (États-Unis) ont ainsi réussi à dénicher dans le cerveau de souris «alcooliques» une enzyme dont l'activité était effondrée: PRDM2. S'il est devenu fréquent d'utiliser des souris chez qui on a créé une dépendance à l'alcool pour étudier la maladie, l'apparition de PRDM2 est beaucoup plus inattendue. «PRDM2 est une enzyme surpresseur de tumeur dont l'inactivation joue un rôle majeur dans plusieurs cancers chez l'homme», écrivent le Dr Estelle Barbier et ses collègues dans un article de la revue Molecular Psychiatry.

«Nous ne savions pas que PRDM2 avait une fonction dans le cerveau», ajoute le Pr Markus Heilig, directeur du Center for Social and Affective Neuroscience de l'université de Linköping, qui a supervisé ces travaux. Et quelle fonction! Le contrôle des pulsions «Le désir devient besoin» L'endorphine peut provoquer l'addiction aux drogues. La quête du plaisir fait partie inhérente des processus vitaux et évolutifs de l’ensemble des mammifères.

L'endorphine peut provoquer l'addiction aux drogues

Cette recherche du plaisir implique la mise en jeu de mécanismes cérébraux complexes qui requièrent le fonctionnement de réseaux de neurones spécifi ques. L’élaboration de la sensation de plaisir ne peut être envisagée sans prendre en compte l’activité des circuits de cellules nerveuses qui contribuent à l’expression des comportements émotionnels, au désir, à la motivation et à la récompense. Le fonctionnement de ces circuits cérébraux interconnectés s’accompagne de la libération de neurotransmetteurs dont certains d’entre eux, comme les endorphines, se révèlent posséder des propriétés pharmacologiques capables d’engendrer des comportements d’addiction. De tous temps, les hommes ont expérimenté des drogues, pour éprouver du plaisir en faisant l’expérience de nouvelles sensations, mais également pour atténuer leurs souffrances.

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