Grève étudiante: les demandes d'injonction pleuvent | Pascale Breton et Caroline Touzin | Conflit étudiant. Dans plusieurs cas, les injonctions ont été déposées par des élèves qui voulaient forcer la reprise de leurs cours, alors que les membres de leur association étudiante avaient voté en majorité en faveur de la grève. Chaque fois, deux visions s'opposent.
D'un côté, l'élève qui craint que son trimestre soit annulé invoque son droit à recevoir ses cours, et l'obligation de l'école de lui procurer une éducation. De l'autre, l'association étudiante invoque le droit à la liberté d'expression, inscrit dans la Charte des droits, puisque l'action concertée n'est pas à première vue illégale, et découle d'un vote démocratique adopté par la majorité de l'assemblée générale qui lie tous ses membres. Dans une décision passée inaperçue la semaine dernière, le juge de la Cour supérieure Marc-André Blanchard a rejeté la requête de six élèves du cégep de Lanaudière qui demandaient la reprise de leurs cours. C'est toutefois le seul magistrat à avoir adopté cette vision. Grève ou boycottage? 24 février 2005 ca brassait au Québec. Crise au Québec.
Argumentaire. Analyse. Littérature scientifique. 2000 personnes descendent dans les rues de Montréal (explications 16h30) En opposition carrée. Le premier ministre Jean Charest a affirmé cette semaine qu’il n’entendait pas négocier la résolution de la crise sociale actuelle avec des gens qui ne lui ressemblent pas. « On va continuer, a-t-il tout bonnement expliqué, comme nous l’avons fait, avec ouverture, à travailler avec ceux qui veulent travailler avec nous, sur la base des mêmes valeurs, et avec la même ouverture. » Le premier ministre s’avance ainsi depuis un bon moment avec un registre sémantique d’un nouveau genre où l’« ouverture » appelle en fait à une fermeture.
À la suite de déclarations semblables, plusieurs en sont venus à croire que son gouvernement ne ménageait aucun effort pour se rendre odieux dans l’intention de polariser encore davantage la crise et de servir du coup des visées bassement électoralistes. « Grotesque », réplique Jean Charest. En fait, le discours de son gouvernement devant cette crise pourrait bien constituer l’expression sincère des limites d’un système dont les libéraux ont fait leur credo. Vote des jeunes - De la rue à l’isoloir: pourquoi la discipline? Les auteurs sont membres du Groupe de recherche sur l’action collective (GRAC) Alors que le mouvement étudiant était encore à ses débuts, des intellectuels respectables mais plutôt à droite l’interpellaient pour lui recommander avec paternalisme de cesser toute turbulence et d’attendre les élections pour que la question de la hausse des droits de scolarité soit tranchée par les urnes.
Avec l’imminence d’élections cet automne et au regard de différents sondages, cette attitude déborde la droite et semble devenir un véritable dogme. Depuis environ deux semaines, le journal Le Devoir, pourtant sympathique au mouvement étudiant, a publié plusieurs textes reprenant ce discours. Ainsi, un éditorial de Marie-Andrée Chouinard (« Le tout pour le tout », 6 juillet 2012) invite « la jeunesse à pousser l’exercice de la démocratie jusqu’à sa fonction la plus concrète : voter ». D’autres textes d’opinion affichent un ton plus disciplinaire : « Rentrez en classe à la mi-août et étudiez. Enlevez à M. Quebec: Student movement faces challenging months. Huge student march against in Montreal, May 22. The student movement in Quebec is facing a crucial summer of discussion and organising.
Law 78, which suspended classes at strike-bound institutions in May, directs their resumption in mid-August. The government of Liberal Party Premier Jean Charest is preparing a judicial and police assault against striking students and their associations. It aims to force open school doors and see its proposed 82% university tuition fee hike over seven years prevail. Some student groups are preparing to campaign against the governing party in a provincial election that could happen as early as September. Student groups are coming fresh off another successful monthly day of protest on June 22. Challenges In a speech delivered in June, co-leader of the CLASSE student association Gabriel Nadeau-Dubois outlined the challenges faced by the student strike in the new, Law 78 stage. Still the government did not back down, he said.
Debate in the trade unions Elections. Québec, le prix d’une réussite, par Gérard Duhaime. Au Québec, l’économie se porte bien ; la province se serait mieux sortie de la récession que le reste du monde. Tel est du moins le refrain entonné par le gouvernement, qui cite des indicateurs censés attester la pertinence de ses politiques économiques : « L’emploi est en croissance, le taux de chômage est à son plus bas, les investissements privés sont en croissance », claironnait ainsi le ministre provincial des finances, M.
Raymond Bachand, lors d’une conférence de presse en août 2011. Mais, si le bilan est globalement positif, ces agrégats ne disent rien sur les dynamiques contradictoires des branches d’activité ni sur l’accroissement des inégalités sociales. Gommés par les moyennes statistiques, ces mouvements ne s’observent que dans les détails. Effet des politiques libre-échangistes mises en place il y a trente ans, les délocalisations industrielles se sont multipliées au profit des banlieues de Mexico, New Delhi ou Shanghaï. Des ménages endettés Quelle solidarité sociale ? Conflit étudiant (The Movie) Division culturelle autour du « printemps québécois »
Soucieux de préserver l’accessibilité du plus grand nombre à l’enseignement supérieur, les étudiants québécois s’opposent, depuis plus de quatre mois, à la hausse des frais universitaires annoncée par le gouvernement libéral de M. Jean Charest (1). L’extension du mouvement au reste de la population, amorcée au début du printemps, s’est accélérée depuis l’adoption le 18 mai de la loi spéciale, qui fait dangereusement glisser le Québec vers un régime autoritaire.
Cette mesure a achevé d’engager aux côtés des étudiants toute une fraction de la société québécoise contre le parti au pouvoir et les cadres dirigeants de l’économie. Depuis une trentaine d’années, la question de l’accès à l’éducation, menacé par la montée des politiques néolibérales, se pose régulièrement au Québec. Le débat se développe en des termes spécifiques, qui tranchent avec le « reste du Canada » (RDC). Cette division en a provisoirement éclipsé une autre, beaucoup plus ancienne : la « question nationale ». Manifeste de la CLASSE - Les libéraux et l’angoisse de la défaite. Depuis le lancement de notre manifeste Nous sommes avenir et l’annonce de notre tournée nationale de mobilisation, on a assisté à une réaction épidermique de la part de divers intervenants et intervenantes. Une avalanche de critiques, certaines ayant l’avantage d’être formulées intelligemment, d’autres relevant tout simplement de la diffamation.
Dans ce contexte, il nous semble pertinent de rectifier certains faits. Organisation étudiante ou parti politique ? Voilà une des premières critiques qui nous est systématiquement adressée. Lors du lancement de notre manifeste le 12 juillet dernier, cela a d’ailleurs été la première réaction de nos détracteur-e-s. De nos affaires, justement. Nous ne nous gênons pas de prendre position sur des enjeux de société. Syndicalisme de combat ? La CLASSE n’est pas un groupuscule.
Le syndicalisme de combat, ce n’est pas l’insurrection armée. L’angoisse de la défaite Cet été, nous avons décidé de partir en tournée. SPVM : Matricule 728 au coeur d'une nouvelle controverse | Montréal. Le reportage de Normand Grondin Exclusif - La policière du SPVM Stéfanie Trudeau, que l'on avait vue en mai dernier poivrer sans préavis un groupe de manifestants dans une vidéo qui a fait le tour de la toile, est impliquée dans une nouvelle histoire controversée.
Cette fois, la policière, mieux connue sous le nom de Matricule 728, est au centre d'une intervention musclée, où quatre personnes ont été arrêtées pour des motifs nébuleux et dans des conditions pénibles. Le 2 octobre dernier, avenue Papineau, Rudy Orchietti, un artiste qui habite Le-Plateau-Mont-Royal, tient la porte pour qu'un de ses amis musiciens y entre son matériel audio. Quelques secondes avant, il avait une bière en main. La policière Stéfanie Trudeau arrive sur l'entrefaite. « Là, je tiens la porte ouverte, je me fais interpeller, je dis : ''oui madame'', puis là elle m'a crié après, elle m'a dit ''toé''. M. Le reste de la scène est surréaliste. Matricule 728 retirée des opérations D'après un reportage de Normand Grondin.