De la grève étudiante à la contestation sociale | Serge PetitclercL'auteur est porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté. | Votre opinion. Depuis une trentaine d'années - et à plus forte raison depuis le milieu des années 90 -, on assiste au Québec à une transformation majeure de nos institutions publiques. Détournées de façon à favoriser l'accumulation privée de la richesse, elles servent de moins en moins le bien commun. Au nom du « déficit zéro », de la « réingénierie de l'État » ou de la « révolution culturelle », la population se voit imposer des politiques appauvrissantes (comme la taxe santé) et des coupes dans les services publics. Plus rien ne semble être à l'abri de la « logique » néolibérale, de son état de crise permanente et de son principe de l'utilisateur-payeur.
Un nouveau pacte social et fiscal La force sous-jacente au mouvement Occupy s'est donc de nouveau manifestée au Québec par ce ralliement à la cause étudiante. Ce que la présente crise sociale montre, c'est qu'une fraction importante de la population souhaite vivre dans une société qui tend vers l'égalité. Conflit étudiant - Le Québec : une société à débloquer. Pour nombre d’observateurs, les élections qui s’en viennent à grands pas seront le point d’atterrissage du soulèvement étudiant et populaire du printemps 2012. Or, un simple brassage des représentants politiques ne parviendra pas à régler les contradictions profondes qui traversent la société québécoise, et dont ce conflit s’est avéré être le révélateur. Les institutions vétustes en place et l’absence de débat public sur les orientations que prend la société entrent en collision frontale avec les revendications d’une jeunesse qui ravive les idéaux fondamentaux de la Révolution tranquille à partir d’une nouvelle sensibilité altermondialiste, écologiste et féministe.
L’avènement d’une démocratie plus authentique que les jeunes hommes et femmes revendiquent suppose des changements institutionnels beaucoup plus marqués que ne le permet le jeu de l’alternance des grands partis. Le conflit qui a débuté au printemps 2012 révèle ce blocage. La démocratique invisibilité de la matraque – Mouvements sociaux – Marc-André Cyr. 28 août 2012 11h29 · Marc-André Cyr Opération de paix menée à l'UdeM ce matin. Photo: Alexandre Guédon C’est reparti… À l’Université de Montréal, des policiers antiémeutes obligent des enseignants à donner leur cours, filment les étudiants, font des menaces, des séquestrations et des arrestations[1]. Ils prennent même en souricière une assemblée générale et interdisent l’accès aux journalistes.
Ceux et celles qui ont suivi la grève de près ont désormais l’habitude de ces scènes… Pourtant, et nous connaissons également très bien cette rhétorique de larbins, ce sont les étudiants qu’on accuse, encore une fois, de « violence et d’intimidation ». Dans cette espèce de circulaire qui tache les doigts, le Journal de Montréal, on affirme ce matin « À l’UdeM, malgré la présence policière aux abords du pavillon Jean-Brillant, au moins quatre cours ont été perturbés par des groupes de manifestants.
Un groupe d’étudiants s’est même barricadé dans un local de l’établissement. Passer ou ne pas passer Notes. Recent Features : While the Iron Is Hot: Student Strike & Social Revolt in Québec, Spring 2012. This is the first of a two part series; for an analysis of the events described herein,read While the Iron Is Hot: Anarchist Analysis of the Revolt in Québec In February 2012, as the Occupy movement tapered off, a strike broke out against austerity measures in the Québécois higher education system. Prevented from occupying buildings as it had in 2005, the student movement shifted to a strategy of economic disruption: blockading businesses, interrupting conferences and tourist events, and spreading chaos in the streets.
At its peak, the resulting unrest surpassed any protest movement in North America for a generation. In this comprehensive report, we chart the strike action by action, from its awkward beginnings through the high point of the revolt and the emergency measures with which the government attempted to suppress it. At each stage in its development, we explore why the strike assumed the forms it did, and analyze the forces competing to push it forward, suppress it, or coopt it. Wp-content/uploads/2012/06/greve.pdf.