Papandréou souhaite à Hollande «une large victoire au second tour» (George Papandréou - Dimitri Messinis/AP/SIPA) « Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle en France sont source de grand espoir pour le changement en France et en Europe. Les citoyens français, ont démontré avec clarté leur volonté d'apporter une réponse différente aux grands problèmes économiques et sociaux. Ils ont ainsi plébiscité une campagne électorale sérieuse et responsable, faite dans un esprit de rassemblement, et par l'ensemble des forces socialistes.
L'extrême droite reste pourtant présente [dans le paysage politique], comme l'indique le renfoncement du Front national. Se situant aux antipodes de l'attente politique progressiste rejetant toute perspective sociale basée sur la logique de la peur et de la polarisation, l'option du Front national ne propose aucune solution garantissant les droits démocratiques des citoyens. «Hollande pourrait se passer d'un tel soutien» Faut-il encore commenter les propos de Georges Papandréou ? Le suicide pour protester. Nicolas Sarkozy ruine ce qui lui restait de crédit syndical - 1er mai. Le front du refus européen. Hollande et Mélanchon fustignet le 1er mai de Sarkozy. Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le | Par Alexandre Lemarié Le camp Hollande fustige l'annonce de Nicolas Sarkozy voulant faire du 1er-Mai un rassemblement placé sous le signe du "vrai travail", reprenant une valeur qui avait contribué à son succès en 2007 et qu'il a de nouveau défendue lors de cette campagne.
Le candidat du PS et Jean-Luc Mélenchon accusent le candidat UMP de vouloirdiviser les Français, en orchestrant volontairement un "affrontement avec les syndicats". Le président-candidat a annoncé lundi, au lendemain du premier tour de la présidentielle où il est arrivé en deuxième position derrière François Hollande, qu'il organiserait le 1er Mai un "très grand rassemblement" autour du "vrai travail". "Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille", a déclaré M.
M. Le FN met le cap sur les législatives. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Abel Mestre Marine Le Pen se veut "le chef de l'opposition". Avec 18,03 % des suffrages, la candidate du Front national a réussi en partie son pari : s'approcher des 20 % de suffrages au premier tour de l'élection présidentielle. Elle double presque le score de son père qui, en 2007, avait à peine dépassé 10 %. Mme Le Pen avait formulé clairement cet objectif dans son entretien au Monde daté du 13 avril. Sans rééditer l'exploit de la qualification au second tour en 2002, la présidente du Front national dépasse le score atteint alors son père, Jean-Marie Le Pen (16,86 %).
Sans retrouver les 19,2 % de l'ensemble de l'extrême droite – FN et MNR de Bruno Mégret –, elle améliore ce score, en nombre de voix (plus de 6,4 millions d'électeurs ont voté pour elle, contre 5,4 millions en 2002). Elle s'installe donc en très solide troisième position, à environ 9 points de Nicolas Sarkozy. Que signifient ces résultats pour le FN, mais aussi pour la droite en général ? L'UMP s'apprête à tendre la main aux électeurs du FN. Hollande et Sarkozy partent à la conquête des électeurs du FN. Au lendemain du premier tour François Hollande et Nicolas Sarkozy sont repartis en campagne, lundi 23 avril.
Avec un objectif : convaincre les électeurs de Marine Le Pen qui, avec un score de 17,9 %, est en position d'arbitrer le second tour de l'élection présidentielle. La présidente du Front national a réuni lundi son bureau politique pour voir comment transformer son pari réussi (6,4 millions de voix) et préparer les élections législatives Marine Le Pen, qui ne devrait pas donner de consigne de vote, a confirmé qu'elle se prononcerait le 1er mai, lors du défilé du FN à Paris. Mais des cadres du parti évoquent déjà un vote blanc, soulignant que le FN a bâti avec succès toute sa campagne contre le "système UMPS". Sans attendre, Nicolas Sarkozy s'est adressé lundi aux électeurs frontistes, comme il l'avait fait pendant sa campagne de premier tour en exploitant les thèmes de prédilection de l'extrême droite. Dans le camp socialiste, la confiance règne. Comment la gauche va gérer le vote FN ?
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laurent Bouvet, professeur de science politique à l'université de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines et enseignant à Sciences Po Paris Les résultats des élections présidentielles apportent toujours, dit-on, une surprise. Cette année, s'il fallait la désigner, ce pourrait bien être la participation : 80 % des inscrits. Alors qu'on annonçait une abstention sinon record du moins élevée, c'est au contraire la participation qui atteint pratiquement le même niveau qu'en 2007, élection exceptionnelle dans la tendance générale à la baisse de la participation électorale.
Malgré des candidats cette fois connus et, en partie, usés, malgré une campagne jugée globalement morose, et surtout malgré un contexte général, économique notamment, particulièrement déprimé et déprimant, les Français ont à nouveau montré combien cette élection atypique dans les grandes démocraties européennes leur tenait à coeur et qu'ils y percevaient, eux, des enjeux. Sarkozy dénonce «l'Europe passoire» Lancé à la conquête des suffrages de l’extrême droite, le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy va presser jeudi ses partenaires de l’UE d’accepter la fermeture des frontières nationales en cas de forte pression migratoire, mais cette requête suscite beaucoup de réserves. «Les Français ne veulent plus d’une Europe passoire.
C’est le message que j’ai entendu», a-t-il affirmé lundi, au lendemain du premier tour marqué par un score très élevé de la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen «Si l’Europe ne peut pas défendre ses frontières, la France le fera», a-t-il martelé. «L'Europe qui ne maîtrise pas ses flux migratoires, c’est fini», a-t-il lancé au cours d’une réunion électorale. Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, va défendre cette position jeudi lors d’une réunion avec ses homologues de l’UE à Luxembourg.
L’Allemagne soutient cette demande exprimée dans une lettre commune cosignée par le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich. La frontière «n'est pas tenue» Marine Le Pen faiseuse de roi, selon la presse. Reports de voix. La crise vote contre Sarkozy. La présidentielle en France : François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen Considéré par beaucoup comme un référendum pour ou contre le président sortant, le premier tour de l’élection présidentielle s’est transformé en un vote de protestation. Une aubaine pour l’extrême droite et un défi pour le favori, le socialiste François Hollande.
La crise a voté. Massivement. Les Français n’ont pas, dira-t-on, cédé au désenchantement démocratique. Dimanche 22 avril, ils se sont rendus en très grand nombre aux urnes [la participation est de 79,47%]. La faible mobilisation relevée lors des scrutins intermédiaires des dernières années (européens ou locaux) ne se retrouve pas ici. La présidentielle conforte, en réalité, sa position d'élection reine dans notre système institutionnel. Si les Francais se sont fortement mobilisés, c’est néanmoins davantage pour exprimer un désarroi tournant a l'exaspération face a la crise qu’un enthousiasme pour les projets proposés. Répondre à la colère. #RadioLondres: Interdiction de publier des estimations, sauf sur Twitter.
Le prix du flan à drôlement augmenté en Guadeloupe mais les Rolex sont en solde. Je répète... #radiolondres — rosselin (@rosselin) Avril 22, 2012 1er sondage sortie des burnes: 29% des spermatozoïdes ont choisi la trompe gauche #RadioLondres — Velouté (@Letoulouzingue) Avril 22, 2012 De Gaulle président ? Et des centaines d’autres tels que: «Le Gouda serait affiné entre 25 et 30%», ou «Carlita ne chantera pas, je répète Carlita ne chantera pas»: vous ne comprenez rien? Normal, il s’agit de formules codées, en hommage à la résistance mise en place en Angleterre en 1940. De Gaulle président? «Le flan est au four», «le nain chausse du 26», ou encore «l’omelette norvégienne réduit de 2,5 à la cuisson», en référence aux surnoms des candidats, ont commencé à fleurir dès mercredi dernier. Mais si les twittos s’amusent, rien ne prouve que leurs chiffres sont vrais. Rappel : toute estimation qu'on balance sous hashtag #radiolondres est nécessairement fausse à l'heure qu'il est.
Claire Béziau. Front de Gauche entre stupeur et détermination. De notre envoyé spécial place Stalingrad, C’est le visage de Marine Le Pen sur l’écran géant, et son score inattendu, qui font d’abord réagir la place Stalingrad, à Paris, où les supporters de Jean-Luc Mélenchon se sont massés par milliers pour assister à la soirée électorale. Des sifflements, vite suivis d’un appel répété: «Résistance!
Résistance!» Suivent quelques instants de flottement pendant lesquels la foule, venue avec drapeaux et boissons pour faire la fête, accuse le coup. Marine Le Pen, l’ennemie n°1 de Jean-Luc Mélenchon, atteint un score record pour le Front national, et le Front de gauche est loin derrière. «Mobilisez, comme s’il s’agissait de me faire gagner l’élection!» François Hollande, justement, est un nom qui n’est pas sur toutes les bouches, mais qui sera dans toutes les urnes, si l’on en croit les militants du Front de gauche.
Car si l’annonce des résultats a calmé la foule, l’apparition sur scène de Jean-Luc Mélenchon lui redonne son enthousiasme. Jean-Luc Mélenchon veut jouer les barrages. Tourner la page - et vite - de la déception finale. Ne garder que le score à deux chiffres (11,1%, devant François Bayrou) et cette confirmation d’un Front de gauche qui s’ancre dans le paysage politique français. Ne pas s’attarder sur l’écart avec Marine Le Pen : 1,5 million de voix. Au 20 heures de France 2 hier soir, Jean-Luc Mélenchon s’est dit «amer» de se retrouver derrière la candidate FN au premier tour. «Après, il y a le côté fierté ! Conquérant ! A-t-il poursuivi.
Les rêves du Front de gauche (FG) - finir troisième devant le FN, voire rejoindre François Hollande au second tour - se sont fracassés dimanche soir sur la réalité des urnes. Pour ne pas se laisser gagner par un blues post-premier tour, Mélenchon et les siens veulent vite entrer dans la nouvelle bataille : «Il ne s’agit pas de traîner les pieds, de pleurnicher», a-t-il dit sur France 2, appelant à «prendre le bulletin Hollande» le 6 mai pour «virer Sarkozy».
«Initiatives». «Travail». Lilian ALEMAGNA. Après le 1er tour, l'équation plusieurs inconnues de François Bayrou. >> La première analyse du scrutin, c'est par ici >> Tous les résultats par ici A la croisée des chemins. François Bayrou, qui obtient près de 9,1% des suffrages exprimés au premier tour de la présidentielle, doit faire face à une équation particulièrement difficile. L’ancien «troisième homme» de 2007, qui pointe ce dimanche soir à la 5e place, passe ainsi de 18,6% des voix en 2007 à 9,1%. Le camp Bayrou attendait un score à deux chiffres, même s’il avait abandonné au fil des semaines l’espoir que le candidat centriste aille au second tour. L’ambiance au QG du MoDem, dimanche soir, était d’ailleurs plutôt morose. Avant même la proclamation des premiers résultats électoraux, plusieurs responsables centristes se pressaient dans la salle de presse afin d’analyser une «belle campagne, même si on reste déçus du résultat».
Plusieurs choix politiques Quant aux militants, si une centaine sont présents dimanche soir rue de l’Université à Paris, ce n’est pas la foule des jours heureux. François Bayrou se fait brûler la consigne. Ce n’est pas la cacophonie. Pas encore. En annonçant dès dimanche soir qu’il prendra, cette fois, ses «responsabilités» en rendant public son choix pour le second tour, François Bayrou a rassuré ses troupes en mal de clarté. Mais en expliquant qu’avant de se prononcer, il allait interpeller publiquement François Hollande et Nicolas Sarkozy, le candidat centriste (9,13% des voix) a ouvert une période propice aux turbulences et aux discours dissonants.
Il faut dire qu’au fil des années, le Modem a agrégé des personnalités diverses, aux parcours politiques variés et aux orientations possiblement discordantes. Mais certains, dans son parti, ont déjà choisi sans lui et l’ont fait savoir. Au même moment, hier, une cinquantaine d’élus locaux du Modem, emmenés par Olivier Henno, maire de Saint-André-lez-Lille et conseiller général du Nord, ont revendiqué un «acte de transparence», et non une «désobéissance», en se prononçant pour François Hollande.
Jonathan BOUCHET-PETERSEN. François Hollande l'emporterait au second tour avec 56% des suffrages. François Hollande, en tête du scrutin au premier tour, garderait l’avantage au second tour selon un sondage CSA pour 20 Minutes, BFMTV et RMC publié ce dimanche soir (1). Le candidat socialiste recueillerait ainsi 56% des intentions de vote, contre 44% pour Nicolas Sarkozy. Réalisé à partir de 20h sur un échantillon représentatif de 1.009 personnes âgées de 18 ans et plus, cette étude se base sur les reports de voix des candidats éliminés au premier tour.
Et ils seraient nettement profitables au député de la Corrèze. Ainsi, François hollande pourrait compter sur un report massif des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et d'Eva Joly. Ceux du Front de gauche voteraient à 91% pour le candidat socialiste, quand ceux d'Europe-Ecologie Les Verts se reporteraient à 84% sur François hollande. François Bayrou pèsera moins qu'en 2007 «L'ancrage politique à gauche de ces formations profite en toute logique à François Hollande», explique Yves-Marie Cann, directeur du département opinion à l'institut CSA. Combien de débats ? La campagne d'entre-deux tours a commencé dès dimanche soir. Dans son discours, Nicolas Sarkozy a réclamé trois débats à son adversaires socialistes, proposition qu'il avait déjà faite dans les dernières semaines de campagne, mais réitérée avec force. Il veut un débat sur les questions internationales, un sur les questions économiques et sociales, et un sur les questions de société. «Nul ne se dérobera», a averti Nicolas Sarkozy depuis la Mutualité.
«Les Français ont le droit à la vérité», a-t-il ajouté, estimant qu'il ne faut pas de «faux-fuyants». «Et pourquoi pas quatre, cinq, six débats?» Initiative déclinée dans la foulée par François Hollande, depuis Tulle. Pas dupe, le socialiste sait que le candidat-sortant veut le pousser à la faute lors de cet entre-deux tours qu'il veut mener comme une «blitzkrieg». «C'est un caprice d'avoir trois débats dans la primaire socialiste?» Depuis 1974, il y a toujours eu un seul débat d'entre-deux tours. Et vous, qu'en pensez-vous? Les radios veulent aussi leur débat, Hollande refuse. Nicolas Sarkozy veut trois débats, Hollande invoque la tradition d’une seule joute télévisée.
Au milieu de ce bras de fer, les radios s’invitent à la fête. Les quatre grandes radios généralistes, Europe 1, RTL, RMC et France Inter viennent en effet de proposer un débat entre les deux candidats à la présidentielle. «Ce débat, qui serait diffusé le matin, dans le prime-time radio, permettrait de toucher près de 12 millions d’auditeurs», explique un communiqué commun à ces radios qui ont réussi à s’entendre pour proposer cette invitation. Hollande ne veut rien changer Interrogé alors qu'il entame un déplacement dans l'Aisne, François Hollande a d'ores et déjà décliné l'invitation, demandant aux médias de tous retransmettre l'unique débat. «Il y a un débat qui est prévu, les télés et les radios peuvent s'organiser entre elles.
Mais dès dimanche soir, le candidat de l'UMP a demandé que trois débats soient organisés dans l’entre-deux tours. Royal en 2007 Et vous qu’en pensez-vous? Débat entre les 2 tours, les raccourcis d'Hollande et Sarkozy. 1er tour vu de la presse étrangère. Le vent commence à tourner en Europe. La presse européenne sceptique sur les chances de Sarkozy. Présidentielle: La presse française a vu «un air de 21 avril» Second tour: Vers une fermeture de tous les bureaux à 20h? Second tour: Le gouvernement refuse la fermeture de tous les bureaux de votes 20h. Résultats définitifs.
«Nous nous sentons davantage citoyens en manifestant qu’en allant voter»