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Burkini

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Ni racisme, ni sexisme.

Tiens! Pourquoi c'est un homme qui organise ces mouvements de femmes?... Une chose est la Loi qui dit le droit (de porter un burkini)... ... une autre est l'individu (en l'occurrence de sexe masculin) qui voudrait dicter leurs devoirs aux femmes (aller manifester et provoquer à Cannes, où Brigitte Bardot lança dans les années 60 une certaine révolution de la femme et du corps féminin, confisqué jusqu'alors par les hommes). Notre corps est à nous. Ce n'est certes pas à L'Etat de nous dire comment nous habiller, mais pas non plus à des leaders communautaristes de nous instrumentaliser pour imposer leurs codes moraux sexistes à l'ensemble de la société. Que ce Monsieur porte donc un burkini si ça lui chante. Mais qu'il ne nous oblige pas à en porter. Trop de burkini tue le burkini, "trop d'homme" tue la femme. AK – philoemc

Erratum: lire "tous" en birkini. Vamos a la playa. Baignade non mixte à la plage de Trieste. La Lanterna, en Italie, fait l’objet d’un documentaire, « L’Ultima Spiaggia », en salles le 23 novembre.

Baignade non mixte à la plage de Trieste

Loin des querelles françaises sur le burkini, les femmes de toutes origines viennent s’y reposer du regard des hommes. M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Pierre Sorgue. Le burkini ouvre une nouvelle ligne de fracture chez les féministes. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gaëlle Dupont Les clivages, les féministes connaissent.

Le burkini ouvre une nouvelle ligne de fracture chez les féministes

Plusieurs visions s’opposent de longue date à propos de la pénalisation des clients de prostituées, de la gestation pour autrui ou du port du voile. Mais l’épisode des arrêtés anti-« burkini », qui s’est poursuivi le 6 septembre avec la validation par le tribunal administratif de Bastia de celui pris à Sisco (Haute-Corse), provoque une fracture plus profonde que jamais. En outre, les lignes bougent. Le « burkini » crée des remous jusqu’au sein du gouvernement.

La polémique née ces dernières semaines autour du « burkini » ne cesse de provoquer des déflagrations politiques, et jusqu’au sein du gouvernement.

Le « burkini » crée des remous jusqu’au sein du gouvernement

Jeudi 25 août, plusieurs ministres ont exprimé publiquement leurs réserves par rapport à la position dictée par Manuel Valls. Dans un entretien accordé à La Provence, le 17 août, le premier ministre avait dit « comprendre » et « soutenir » les maires – pour la plupart membres du parti Les Républicains (LR) – de plusieurs villes balnéaires, dont Cannes (Alpes-Maritimes), Le Touquet (Pas-de-Calais) et La Ciotat (Bouches-du-Rhône), qui ont pris des arrêtés demandant l’interdiction du port de cette tenue de bain par certaines femmes musulmanes. « La prolifération [de ces décisions municipales] n’est pas la bienvenue », a estimé, jeudi matin, sur Europe 1 la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

Valls recadre Vallaud-Belkacem. Petite histoire du « burkini », des origines aux polémiques. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adrien Sénécat Le « burkini » est au cœur de plusieurs controverses estivales en France.

Petite histoire du « burkini », des origines aux polémiques

Près de Marseille, un événement privé organisé dans un parc aquatique – les femmes y étaient invitées à porter cette tenue de plage couvrant le corps et la tête – a été annulé, le 9 août, face aux critiques. Arrêté « anti-burkini » : le Conseil d’Etat se prononcera vendredi sur le pouvoir des maires. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gaëlle Dupont C’est une audience importante, suivie d’une décision qui fera date.

Arrêté « anti-burkini » : le Conseil d’Etat se prononcera vendredi sur le pouvoir des maires

Jeudi 25 août, le Conseil d’Etat a examiné les appels formés par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF) contre l’ordonnance rendue par le tribunal administratif de Nice le 22 août. Celle-ci validait l’arrêté « anti-burkini » pris par le maire (Les Républicains, LR) de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), Lionnel Luca, au début du mois. La plus haute juridiction administrative française décidera, vendredi 26 août à 15 heures, si, comme l’affirme le tribunal administratif de Nice, l’élu a respecté la loi en interdisant l’accès à la baignade « à toute personne ne disposant pas d’une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et du principe de laïcité, et respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime ».

Lire aussi : Le « burkini », cheval de Troie de l’interdiction du voile ? « Burkini » : le trouble à l’ordre public en débat devant le Conseil d’Etat. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gaëlle Dupont Le seul fait d’arborer une tenue islamique sur la voie publique peut-il susciter dans la population une tension telle que le maire soit contraint d’en interdire le port ?

« Burkini » : le trouble à l’ordre public en débat devant le Conseil d’Etat

Etait-ce le cas sur les plages de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) avant la publication, le 5 août, d’un arrêté anti-« burkini » par le maire (Les Républicains) Lionnel Luca ? Ces questions ont été au centre des débats, jeudi 25 août, devant le Conseil d’Etat. Un collège de trois juges examinait les requêtes déposées par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF) contre une ordonnance en référé rendue le 22 août par des juges du tribunal administratif de Nice. Elle validait l’arrêté de la municipalité, donnant tort aux deux associations qui réclamaient son annulation en urgence. Manuel Valls « soutient » les maires ayant interdit le « burkini » Dans un entretien à paraître mercredi 17 août dans le quotidien La Provence, Manuel Valls a annoncé « comprendre » et « soutenir » les maires ayant pris des arrêtés pour interdire le port du « burkini », « pas compatible avec les valeurs de la France et de la République ».

Manuel Valls « soutient » les maires ayant interdit le « burkini »

Le premier ministre a toutefois déclaré qu’il se refusait à légiférer en la matière. « Je comprends les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions, d’éviter des troubles à l’ordre public », a-t-il indiqué. Et d’insister : « Je soutiens donc ceux qui ont pris des arrêtés, s’ils sont motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble, sans arrière-pensée politique. » Lire aussi : Leucate et Le Touquet interdisent à leur tour le « burkini »

Burkinis interdits à Cannes : « Ils veulent qu’on soit invisibles » LE MONDE | • Mis à jour le | Par Raphaëlle Bacqué (Cannes, Nice, envoyée spéciale) Les Saoudiennes.

Burkinis interdits à Cannes : « Ils veulent qu’on soit invisibles »

A-t-on seulement vu les Saoudiennes ? Celles qui sortent des limousines pour s’engouffrer dans les palaces de la Croisette et ne ressortent que pour plonger dans les boutiques de luxe qui longent la baie de Cannes (Alpes-Maritimes) ? Celles-là ont tous les droits, Aïcha et Bouchra en sont certaines. Elles peuvent « manger halal dans les restaurants du Carlton, propriété des Qataris ». Signes religieux : le Conseil d’Etat fixe les limites du pouvoir des maires. L’arrêt rendu vendredi 26 août par le Conseil d’Etat sur le « burkini » est clair et net.

Signes religieux : le Conseil d’Etat fixe les limites du pouvoir des maires

En interdisant l’accès aux plages aux femmes portant ce type de vêtement, le maire (Les Républicains, LR) de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), Lionnel Luca, a porté « une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle », notamment celle de s’habiller à sa guise. L’arrêté municipal du 5 août est donc suspendu. L’apaisement, une chimère dans le débat politique sur le « burkini » Comment « apaiser » tout en continuant à alimenter soi-même le débat ?

L’apaisement, une chimère dans le débat politique sur le « burkini »

Vendredi 26 août, quelques heures après la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’arrêté anti-burkini de la commune de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), le gouvernement a appelé à l’accalmie. « Il appartient désormais à chacun de rechercher dans la responsabilité l’apaisement, qui seul est de nature à éviter les troubles à l’ordre public et à conforter le vivre-ensemble », a exhorté par communiqué le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, prenant « acte » de la décision de la haute autorité juridique.

Mais, dans la soirée, alors que l’Elysée s’est bien gardé de réagir, le premier ministre, Manuel Valls, a fait savoir, par une tribune publiée sur sa page Facebook, que l’ordonnance du Conseil d’Etat « n’épuise pas le débat ». L’ordonnance du 26 août sur le burkini ne règle rien. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Serge Sur (Professeur émérite en droit public à l'université Paris-II Panthéon-Assas) Par Serge Sur, professeur émérite en droit public à l’université Paris-II Panthéon-Assas Saisi en appel d’un référé liberté, le Conseil d’Etat a désavoué le maire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), qui avait pris un arrêté contre le burkini, et le tribunal administratif de Nice qui ne l’avait pas suspendu.

Il l’a fait dans des termes simples et clairs, allant directement au but avec l’économie de moyens dont il est coutumier. Burkini : au nom de quoi peut-on limiter la liberté vestimentaire des femmes ? La question n’est pas la légitimité du port du burkini, mais la légitimité de sa prohibition. LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Anne Chemin La décision du Conseil d’Etat n’a visiblement pas suffi à tempérer les ardeurs des ennemis du « burkini » : certains d’entre eux rêvent que la loi interdise un jour ce costume de bain que Manuel Valls assimile à un « projet politique de contre-société fondé sur l’asservissement de la femme ».