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Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales. Formation : Le placement familial de la pratique à la théorie. L'approche de Myriam David. L'ouvrage de Myriam David "Le placement familial ; de la pratique à la théorie" (éditions ESF 1989) est considéré par la plupart des praticiens du placement familial comme une "bible".

Formation : Le placement familial de la pratique à la théorie. L'approche de Myriam David.

Ce livre de référence est aussi un livre indispensable pour toutes les problématiques de placement, donc pour les éducateurs qui travaillent en Maisons d’enfants, mais aussi en AEMO. Les analyses de Myriam David sont remarquablement présentées , avec des synthèses dans de petits encadrés et un sommaire qui en fait aussi un dictionnaire. Les résumés encadrés forment un hypertexte donnant les points essentiels, le cœur de ses explications.

Quelques exemples (p 11) : C’est le propre du placement familial de faire de cet enfant un enfant partagé, divisé, qui lutte compulsivement pour et contre son appartenance tantôt à l’une, tantôt à l’autre de ses deux familles. Formation : L'apport de la CODE concernant la situation des enfants placés. La Coordination des ONG pour les droits de l'enfant (CODE)est un organisme belge qui produit des rapports remarquables, appuyé sur un travail démocratique de recherche : les militants, les chercheurs, les experts et les professionnels dialoguent et ce dialogue permet d’accéder au repérage de nombreuses tensions contradictoires.

Formation : L'apport de la CODE concernant la situation des enfants placés.

Ainsi dans le tome un, le point de départ est le paradoxe suivant : "l y a, d’une part, la perspective voire l’idéologie de la protection de la famille (importance de connaître ses origines mais aussi de vivre avec ses parents ou à tout le moins de rester en contact avec eux) ; d’autre part, il y a celle de la protection de l’enfant, qui soulignera plus rapidement les effets néfastes pour l’enfant de certains environnements familiaux voire le risque de maintenir, dans certaines circonstances particulières, des contacts entre l’enfant et sa famille. " Formation : Le Placement familial : un long travail pour passer du conflit d’appartenance à l’acceptation d’une double appartenance. L’accueil d’enfants et d’adolescents en famille d’accueil est peut-être un «mal nécessaire» (selon les termes de P.D.

Formation : Le Placement familial : un long travail pour passer du conflit d’appartenance à l’acceptation d’une double appartenance.

Steinhaueur) mais il expose les différents acteurs de cette mesure de placement à une contradiction, contradiction qui peut devenir un paradoxe si elle n’est prise en compte et symbolisée. Cette contradiction fondamentale est que d’une part, le quotidien partagé dans la durée produit de la parenté et que d’autre part cette parenté d’accueil n’est reconnue ni légalement, ni culturellement, ni dans le champ professionnel du travail social. Pourtant ce type de parenté existe, a été théorisé par Anna Freud avec le concept de «parenté psychologique» et a eu une immense influence dans la conception anglo-saxonne de l’accueil familial.

La parenté ainsi créée peut-être additionnelle ou se substituer à la parenté d’origine. Formation : La parenté nourricière dans les placements de longue durée en famille d’accueil. Lors d’une recherche sur le parrainage en travail social j’ai découvert que le destin des parrainages organisés par l’Aide Sociale à l’Enfance se jouait souvent après la majorité des jeunes confiés, alors que, l’A.S.E n’étant plus là, les liens se renforçaient ou s’affaiblissaient.

Formation : La parenté nourricière dans les placements de longue durée en famille d’accueil.

Dans certaines de ces situations, les familles de parrainages et les jeunes adultes utilisaient ensuite l’adoption simple pour voir reconnaître et symboliser la parenté créée progressivement par la parentalité domestique. Ayant travaillé dix ans dans un placement familial et ayant encore accès à cette institution, j’ai pu vérifier que ce phénomène existe aussi à la fin des mesures de placement en famille d’accueil, le plus souvent à la fin du « contrat jeune majeur » (21 ans).