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Jordanie

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Jordan at a Crossroads. Jordan: A Flowerless Spring. En Jordanie, « les réformes doivent venir du peuple » Mandel Ngan / AFP "C'est peut-être la première fois que j'entends le roi exposer à la population locale sa 'vision nationale' (qui, en Jordanie, se comprend par 'vision royale'), qui fait d'un gouvernement élu l'ultime objectif.

En Jordanie, « les réformes doivent venir du peuple »

Tous les mots magiques ont été réitérés. Démocratie. Dialogue. Constitution. Le roi a appelé de ses vœux l'instauration d'une démocratie parlementaire, dans laquelle sera garantie "une représentation active des partis politiques" au sein du parlement bicaméral et où le premier ministre sera désormais élu par le peuple. Le discours du roi Abdallah II de Jordanie, le 12 juin 2011. Au royaume hachémite, l'influence du "printemps arabe" se fait donc toujours sentir. Marwan Muasher analyse, dans un rapport du Carnegie Endowment for International Peace, publié en mai 2011, que "le roi Abdallah II a tenté d'initier un certain nombre de réformes politiques en Jordanie depuis son accession au trône en 1999. Vers un printemps jordanien ?, par Hana Jaber. A Amman aussi, la parole se libère.

Vers un printemps jordanien ?, par Hana Jaber

Dans le quartier d’Al-Weibdeh, Nader, qui tient un boui-boui, n’est pas un restaurateur ordinaire : c’est un homme de théâtre reconnu. « Voilà où en est la culture ici : je sers du koshary [plat populaire égyptien] pour pouvoir faire du théâtre ! » L’ambiance est animée. Au menu de la conversation, Maintenant je vous ai compris, la pièce de théâtre qui parodie le discours de l’ex-président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali. Le roi Abdallah II en personne y a assisté. « Invite-le à un koshary, tu pourras le convaincre ! », lance-t-on à Nader. « Le royaume a commencé avec Abdallah et finira avec Abdallah », se plaisaient à prophétiser les plus acharnés des réfractaires au pouvoir hachémite (1), alors que, en cet hiver 1999, ils suivaient les péripéties de l’accession au trône d’Abdallah II de Jordanie, fils du roi Hussein, après la mort de celui-ci.

L’histoire des mouvements islamistes en Jordanie et leur avenir. Jordan’s Tough Economic Choices. Up until two weeks ago, fuel commodities in Jordan—including diesel—were sold at prices close to their actual cost.

Jordan’s Tough Economic Choices

Cooking gas was even priced below market rates. This made it difficult for the Jordanian treasury to generate revenues from the sale of fuel commodities (with the exception of premium gasoline). But in mid-November, the country’s budget deficit reached alarming levels. According to the Jordanian Ministry of Finance, in the first nine months of 2012, the country’s loan-financed deficit stood at around $3.5 billion, roughly 16 percent of GDP. Jordan opposition seeks to capitalise on anger over fuel price rises. Jordanian protesters throw stones at riot police in Amman who retaliate with water cannons.

Jordan opposition seeks to capitalise on anger over fuel price rises

Link to video: Jordanian police clash with fuel protesters Jordan's Islamist-led opposition looked to harness growing anger with the government, vowing to keep up a wave of demonstrations this week that have rattled the US-allied kingdom. The protests, which began on Tuesday after the government raised fuel and gas prices, are the largest and most sustained in Jordan since the start of the Arab spring almost two years ago. Gunmen, taking advantage of chaos caused by the protests, attacked two police stations on Wednesday night, officials said.

One of assailant was killed and 17 people were wounded, including 13 officers. "While we understand the reasons behind the price hike, we insist it's a temporary, but not a fundamental solution," said Jamil Abu-Bakr. Jordanie. Comment Aman passe-t-il au travers des soulèvements dans le monde arabe ? Depuis le début des soulèvements arabes, on a remarqué que les systèmes monarchiques résistent beaucoup mieux que les républicains (hormis Bahreïn, secoué l’année dernière par d’amples manifestations, réprimées d’ailleurs grâce à l’Arabie Séoudite et à quelques alliés). Qu’en est-il en Jordanie ? On rappelle quelques éléments clés : sa population à environ 60 % palestinienne (notamment à Amman) ; sa situation géographique quasi enclavée (petite façade sur la mer Rouge) ; le fait qu’elle ait beaucoup souffert économiquement des sanctions liées au conflit israélo-palestinien, à la guerre du Golfe de 1991, à la guerre d’Irak de 2033 ; les conséquences désastreuses de la guerre civile en Syrie (économie, réfugiés…) ; le rôle politique des tribus bédouines ; la contestation affirmée des islamistes ; la corruption des proches du roi.

Mathieu Guidère est professeur à Toulouse 2 (chaire d'islamologie et pensée arabe).