Dans l’intimité de Brahms avec Renaud Capuçon. Par Nathalie Krafft le 3 August 2010 Chaque fois qu’un journaliste évoque avec Renaud Capuçon ses relations avec Brahms, le violoniste a du mal à exprimer ses sentiments autrement que par une sensation : celle d’être « plongé dans un bain chaud ».
Tant il est vrai que son histoire d’amour avec le compositeur hambourgeois a commencé il y a si longtemps qu’elle s’apparie à la douceur de l’enfance… En tout cas, sa « cristallisation » (merci Stendhal) a eu lieu au festival du Périgord Noir en 2005, quand a débuté l’intégrale de la musique de chambre. Initiée par Renaud Capuçon, cette intégrale se poursuit, pas à pas, œuvres après œuvres, entre un week-end Brahms Salle Pleyel en octobre, des tournées en Italie et aux Etats-Unis en novembre et déjà trois albums chez Virgin Classics : les trios pour piano, violon, violoncelle, les sonates pour piano et violon et, le tout dernier, les quatuors à cordes avec piano.
Renaud Capuçon : "Chez Brahms, pas une seconde plus faible qu'une autre" L’histoire d’amour qui lie le violoniste Renaud Capuçon à Brahms continue : il l’exprimera pendant tout un week-end, Salle Pleyel à Paris, avec ses amis musiciens.
Quand Françoise Sagan demandait en 1961 « Aimez-vous Brahms ? » en guise de titre pour un roman, la question n’avait rien d’incongru et la réponse n’était pas évidente : Johannes Brahms (1833-1897) était alors un compositeur mal aimé, méconnu et soupçonné de lourdeurs germaniques (les lourdeurs sont toujours germaniques, c’est bien connu !) Difficile à imaginer de nos jours, alors que sa musique est devenue tellement familière à nos oreilles : il suffit juste d’entendre le troisième mouvement de la « Troisième symphonie », qui est le thème de « Baby alone in Babylone » de Serge Gainsbourg et aussi du film d’Anatole Litvak adapté du roman de Sagan, avec Ingrid Bergman, Anthony Perkins et Yves Montand : c’est un tube !
Une palette musicale époustouflante. Brahms: Double Concerto, Clarinet Quintet Op.115.